Invitée par l'Arsenal de Metz le 19 janvier 2008, et accompagnée par l'Orchestre National de Lorraine, Elisabeth se replonge dans les grands standards du jazz, avec notamment "A Flower is a lovesome thing" de Billy Strayhorn ou "Come Sunday" de Duke Ellington. Tout en associant à ce beau répertoire des compositions plus récentes dont Summer (composée par Elisabeth Kontomanou elle-même) ou Siren song (de son fils Gustav Karlstrom).
Un accompagnement pour lequel vous risquez bien de tomber sous le charme avec Thomas Bramerie, Laurent Courthaliac et Donald Kontomanou à la section rythmique, et un orchestre de près de 76 musiciens.
J'avais déjà évoqué Elisabeth Kontomanou, quand cette dernière était venue nous faire la surprise de chanter quelques standards de jazz lors du 3ème set de l'American Quartet d'Eric Le Lann au Sunside le 31 juillet 2009. Souvenez-vous en en cliquant ICI !
La biographie d' Elisabeth Kontomanou mérite un petit détour. Compositrice, auteur et arrangeur, actrice aussi, Elisabeth est née en France, d'une mère grecque et d'un père guinéen. Nécessité et précocité de sa vocation musicale, le chant devenant rapidement un doux refuge et un outil de communication. Ses premières découvertes sont Maria Callas qu'elle essaye d'imiter du haut de ses 4 ans, puis la musique de Stevie Wonder à l'âge de 6 ans. Son adolescence sera rythmée par de nombreuses découvertes musicales: Diana Ross et les standards de la Motown, puis une découverte qui va engager son avenir en tant que chanteuse de jazz: Carmen McRae.
En 1980, elle part s'établir en Suède, et réside au beau milieu de la forêt, tout en composant des mélodies enregistrées sur son quatre-pistes. Six ans plus tard, retour à Paris l'urbaine. Sa carrière s'accélère: fondation du Quartet "Conversation", rencontre avec le pianiste guadeloupéen Alain Jean-Marie peu avant la compétition du Concours de la Défense qu'elle remporte.
1988 voit le temps des rencontres: le pianiste Jean-Michel Pilc, puis Thomas Bramerie, Pierre Dayraud et Stéphane Belmondo. Michel Legrand également qui la choisit pour chanter le rôle principal de son film musical "Masque de Lune" et qui l'engage pour une série de concerts avec son bigband.
En 1993 sort son premier enregistrement produit par EMP. Deux ans plus tard, elle s'installe aux Etats Unis, et écume les clubs de jazz de la Grosse Pomme, tels le Blue Note, The Village Vanguard, Small's Jazz ...Et s'y lie avec des personnalités telles que Léon Parker, Sam Newsome, James Hurt et tant d'autres ...
Les disques se succèdent, dont "Embrace" en sextet avec JD Allen et Sam Newsome, "Hands & Incantation" en duo avec Jean-Michel Pilc. Elle est également sollicitée pour participer à deux enregistrements du guitariste Mike Stern "Voices" et "These Times", tout en étant nominée aux Django d'Or pour "Embrace". En 2003, dans le off-broadway "RagTime", elle incarne le personnage tragique de Sarah.
Ari Hoenig ? Si vous avez lu le précédent article, vous savez ô combien je porte en estime ce batteur, qui a un penchant pour jouer la mélodie avec sa batterie. En 2004, elle forme un duo avec Ari Hoenig, ce dernier lui offrant des espaces de liberté et d'improvisation. Parus en 2004 et 2005 chez Nocturne, les albums "Midnight Sun" et "Waiting for Spring" en sont les témoignagnes éclatants.
En 2006, la voici consacrée "Meilleur article vocal" aux Victoires du Jazz, avant de livrer l'année suivante ses propres compositions dans "Back to groove".
L'avenir d'Elisabeth Kontomanou est plein de promesses, et revenir aux standards de jazz n'est qu'un moyen de se projeter vers l'avant pour cette grande dame du jazz. C'est d'ailleurs pour laquelle le Sunside vous invite à venir l'écouter le 30 et 31 Décembre 2009 pour célébrer en beauté et en musique la nouvelle année !
Avant de rejoindre cet antre de convivialité et de musicalité, vous pouvez toujours vous offrir (ou offrir) pour Noël ces deux derniers albums: "Brewin' the blues" (2008) en duo avec le pianiste Laurent Courthaliac et "Siren Song - Live at Arsenal ".

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Un livre, que j'ai co-écris, sous forme de quiz musical qui, je l'espère, vous
permettra de faire découvrir les multiples facettes d'une musique en constante ébullition.
De toutes origines, de toutes générations, tous styles confondus, ils sont
quatre-vingts musiciens de jazz à lui rendre hommage en se confiant à Frank Médioni (journaliste, écrivain et producteur de l'émision "Jazzistiques" sur France Musique, collaborateur de France
Culture et animateur de "Jazz à Fip). Ils ont joué avec lui (Wayne Shorter, Herbie Hancock, René Urtreger, Lee Konitz, Roy Haynes, Dave Liebman, Marcus Miller ...), ils sont trompettistes, et ont
été influencés par lui (Dave Douglas, Erik Truffaz, Wadada Leo Smith, Herb Robertson, Médéric Collignon ...): tous expriment une même admiration, une même fascination pour l'un des plus grands
musiciens de l'histoire du jazz. Un son unique, qui se joue des silences, un son voilé, feutré, profondément teinté de bleu, celui du blues, son extraordinaire liberté de ton, la fluidité de son
discours, sa puissance et sa forte assurance rythmique comme sa très grand finesse mélodique, la mélodie de la vibration humaine.
Co-auteur de
Archétype du jazzman aussi élégant qu'inaccessible, Miles Davis est,
dans l'imaginaire du siècle, l'incarnation du cool, par son aptitude et par son jeu. Homme à femmes, personnalité énigmatique capable de traits de génie et de fureur, ce fils de la bourgeoisie
afro-américaine s'est hissé parmi les plus grand créateurs du jazz, genre qu'il n'a cessé de défier et de décloisonner à force de révolutions esthétiques. En livrant photographies
exceptionnelles, manuscrits de partitions, pochettes originales et biographie experte, We Want Miles tente de retracer la légende de cet artiste hors du commun, l'un des plus fascinants de toute
l'histoire de la musique.
Excentricités, coups de génie, coups tordus, succès fracassants,
trajectoires brisées, gags, vacheries: Bruno Costemalle (ancien rédacteur en chef de Nova Magazine et rédacteur en chef de l'émission La Boîte à musique de Jean-François Zigel sur France 2)
explore les petites légendes des géants du jazz.




























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