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Robert Glasper Trio - New Morning (19/11/08)

Laab Asi Si Ji Sui - L'Entrepôt (13/11/08)

Yann Negrit Jazz Quintet - Caveau des oubliettes - 12 & 13 septembre 2008
David Murray Black Saint Quartet / Stefano di Battista - Festival du Parc Floral 2008

SF Jazz Collective / Steve Coleman Five Elements & Opus Akoben - Festival du Parc Floral 2008
Raul Midon & Dianne Reeves - Festival du Parc Floral 2008

Tumi and the Volume / Mayra Andrade - Festival du Parc Floral 2008

Breakestra - La Maroquinerie (02/07/08)

Herbie Hancock - Lionel Loueke -  Dave Holland - Chris Potter -Vinnie Colaiuta (la Défense Jazz Festival 2008)

Valore Trio / Martha High & Shaolin Temple Defenders  (Parc Floral 2008)

Don Cavalli - Solomon Burke (La Defense Jazz Festival 2008)

Romane Trio & Nino Josele Trio - Festival du Parc Floral 2008


Manu Chao - Bercy Paris (12/06/2008)

Tribute to Miles Davis - Wallace Roney / Louis Hayes / Abraham Burton) - Smoke NYC (30/05/08)

  The Café Wha ? House Band - May 2008 (NYC)


Das Kapital / Dave Douglas & Roy Campbell - Banlieues Bleues 2008 

 Roy Nathanson & the Jazz Passengers withMagik Malik - Banlieues Bleues 2008

Esperanza Fernandez & Renaud Garcia Fons - Banlieues Bleues 2008

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Roy Hargrove Quintet - New Morning (05/03/08)

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Le Cabaret des Musiques à Ouïr - Sons d'Hiver 2008

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Steve Coleman and Five Elements - Opus Akoben - Sons d'Hiver 2008

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Sylvain Kassap & Jacques Bonnaffe / Bernard Lubat, François Corneloup, Fabrice Vieira, Mederic Collignon - Sons d'Hiver 2008

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Chuck D & Archie Shepp - Sons d'hiver 2008

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Christian Scott - Sunset (02/02/08)

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Kool & the Gang - Zenith Paris (16/10/07)

Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis Quintet - Parc Floral 2007

Stanley Jordan au New Morning - Juillet 2007

Roy Hargrove Quintet au New Morning - Juillet 2007

Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample Trio - Parc Floral 2007

Kurt Rosenwilk / Conrad Herwig & Brian Lynch Band - Parc Floral 2007

Maceo Parker / Beat Assaillant - La Défense Jazz Festival 2007

Rabih Abou Khalil / Tigran Hamasyan - Parc Floral 2007

Richard Bona / Faya Dub - Parc Floral 2007

Erik Truffaz à la Salle Pleyel - Avril 2007

Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique Paris -Avril 2007

Public Enemy au Zenith Paris - Mars 2007

Festival Banlieues Bleues 2007

Manouche Factory

Festival Sons d'hiver 2007

 

BB King au Zénith -Sept.06

Roy Hargrove au New Morning - Sept.06

Buddy Guy au Parc Floral - Juil.06

 

Marcus Miller au Bataclan - Juin 2006

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Lundi 24 mars 2008
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A l'heure où la question de la migration est bien souvent l'objet de manipulations et de visions réductrices, ce livre qui m'a été offert met à l'honneur les paroles et les portraits de ces migrants qui viennent du Cameroun, du Nigéria ... Ils ont tous quitté leur pays et pris le chemin du Sahara pour arriver sur les bords de la Méditérannée...

Ce livre est un espace de libre expression pour ces migrants: point d'interprétation, de commentaires ou d'analyse, ni tentative de traduire leurs désirs ou attentes, ni même l'ambition de proposer de prétendues solutions.

Chacun y évoque son expérience, ses souffrances, les épreuves rencontrées, sa foi et ses espoirs ... sans parti pris. En réponse à ces récits, les photos noir et blanc de
Kays Djelali (photographe algérien et également co -réalisateur d'un documentaire "Le piège" consacré au destin des migrants sub-sahariens).

Un très beau projet éditorial (réalisé avec le soutien du CISP, de la Commission Européenne et de HCR) qui  leur rend hommage. Notons également la très belle préface de Yasmina Khadra, et qui donne son titre au livre.


Je ne sais pas si ce livre est disponible en France, mais au cas où ... il est publié par les éditions Barzakh.

Amoureux de la photographie, découvrez ces silhouettes et visages à qui la parole est rendue en toute humilité.
par yannis publié dans : Littérature, presse, ciné, art communauté : Le chant du coeur ...
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Lundi 10 décembre 2007
Tout en écoutant Red Clay interprété par Freddie Hubbard (avec George Benson à la guitare, Ron Carter à la contrebasse et Stanley Turrentine au tenor sax), je vous invite en cette période de fin d'année (où vous allez peut être comme tout à chacun vous engouffrer dans les magasins à la recherche d'un présent de Noel) ... donc je vous invite à lire le dernier roman d' Assia Djebar " Nulle part dans la maison de mon père".

Comme la plupart des lecteurs, vous lisez souvent le recto de la page de couverture ... Soit ... je vous le donne à lire.

 

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" Après plusieurs fresques historiques évoquant l'Algérie, Assia Djbar, s'abandonnant à un flux de mémoire intimiste, nous donne son livre le plus personnel. Elle ressuscite avec émotion, lucidité et pudeur la trace d'une histoire individuelle dont l'ombre projetée n'est autre que celle de son peuple. 

Grandissant entre deux mondes, entre un père instituteur et une mère majestueuse qui lui fait découvrir la magie des fêtes féminines, une fillette porte, en même temp qu'elle découvre le "monde des Autres" à travers sa passion des livres et les confidences d'une amie de pensionnat, un regard fasciné sur son époque: bals européens donnés sur la place du village, prolétaires indigènes guettant dans le noir ...

Lorsque la famille s'installe à Alger, la mère se mue en citadine à l'allure européenne et l'adolescente entame une correspondance secrète. Une histoire d'amour s'esquisse. Dans Alger où la jeune fille ne cesse de circuler, après ses cours au grand lycée, elle s'énivre d'espace et de poésie. Un an avant une explosion qui secouera tout le pays, l'amorce de cette éducation sentimentale va-t-elle tourner court ?

Et la romancière de conclure : " Pourquoi ne pas te dire, dans un semblant de sérénité, une douce ou indifférente acceptation: ne serait-ce pas enfin le moment de tuer, même à petit feu, ces menues braises jamais éteintes ?Interrogation qui ne serait pas seulement la tienne, mais celle de toutes les femmes de là-bas, sur la rive sud de la Méditérannée ... Pourquoi, mais pourquoi, je me retrouve, moi et toutes les autres : " Nulle part dans la maison de mon père ? ".

Bonne lecture !

par yannis publié dans : Littérature, presse, ciné, art communauté : Le chant du coeur ...
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Dimanche 18 février 2007

Une envie d'évoquer un livre qui m'a beaucoup plus et que j'ai relu plusieurs fois avec un plaisir non feint. Il était donc temps que j'y consacre un article !

A savoir la Disparition de la langue française d' Assia Djebar, la première femme algérienne à l'Académie française.

Sans dévoiler la trame de l'histoire, ce livre raconte le retour au pays de Bekrane, la cinquantaine venue, et le défi de retourner en Algérie après avoir passé plus de vingt années en France. Un premier défi consistant à surmonter une rupture douloureuse avec sa compagne française, Marise. Mais surtout le défi de renouer avec son enfance et sa Casbah afin d'écrire, peut être, le livre qu'il porte en lui depuis tant d'années. Egalement, le défi de voir un pays à la fin des années 1980 en proie à l'agitation de l'islam intégriste et la dérive presque inéluctable vers la violence et la guerre civile. Puis, une rencontre brêve mais ô combien passionnée avec Nadjia, une autre exilée de passage, avec qui il partage les souvenirs de la lutte pour l'indépendance de l'Algérie.

C'est un livre particulièrement intimiste (les retrouvailles avec une langue arabe qui est celle aussi de l'amour, le dialogue humaniste et de la tolérance politique en français, et la rencontre avec Nadjia qui l'aide à recomposer les fragments d'une mémoire éclatée) et qui nous plonge dans deux conflits historiques : Alger la Blanche pendant la guerre d'Algérie et à la veille de la guerre civile algérienne des années 1990.

Vous pourrez trouver ce livre dans n'importe quelle librairie. La Disparition de la Langue française est en livre de poche pour la modique somme de 5.50 euros. Quant à moi, je continue de l'offrir parmi d'autres livres à l'occasion d'anniversaire :-)

Par ailleurs, pour lire le discours d'entrée d'Assia Djebar à l'Académie française en juin 2006, c'est sur le site de l'Académie française: Ici  

par y. publié dans : Littérature, presse, ciné, art communauté : Le chant du coeur ...
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Mercredi 20 décembre 2006

 

Parue dans le quotidien "Le Soir d'Algérie" le 16 décembre.

par y. publié dans : Littérature, presse, ciné, art communauté : Le chant du coeur ...
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Lundi 30 octobre 2006

"Soldat, tu iras en Irak!" - Paru dans le Monde du 30 Octobre 2006 ( par Annick Cojean)

C'est l'histoire d'un égaré dans une armée embourbée. L'histoire d'un jeune homme sincère et crédule, qui, aspirant à la fois à un statut, un métier, un avenir, s'est engagé dans la carrière militaire et s'est rendu compte, avec horreur, qu'il s'est fourvoyé. L'histoire d'un idéaliste, incapable de braquer une arme sur un autre homme, mais envoyé tout de même en Irak, et trop respectueux de son pays d'adoption pour imaginer déserter. L'histoire d'un soldat qui ne voulait plus l'être, et qui se retrouve aujourd'hui emprisonné, attendant un jugement de cour martiale dans une base américaine en Allemagne.

L'armée américaine veut-elle faire un exemple ? Son acharnement à garder en son sein le soldat Aguayo témoigne en tout cas de son raidissement à l'égard des "rebelles" et d'une réelle inquiétude devant la perte ou la fuite de ses hommes. "Selon le Pentagone, écrit le magazine Air Force Times, ils seraient 40 000 à avoir déserté depuis l'an 2000." L'armée, seule, évalue le nombre des déserteurs à 1,1 % des troupes. La GI Rights Hotline, qui recevait, juste après le 11 septembre 2001, un à deux appels par semaine de candidats au départ, dit en recevoir en ce moment plus de 3 000 par mois.

Agustin Aguayo a 34 ans, une stature de colosse, un visage poupin et des yeux très doux. Né au Mexique, il a débarqué en Californie avec sa famille à l'âge de 3 ans et n'a eu de cesse, dès lors, que de devenir un parfait Américain. La nationalité lui a été accordée en 1998. Il était déjà marié à Helga, une jeune femme née au Guatemala, et était père de deux petites filles, des jumelles âgées aujourd'hui de 11 ans. Avant même la fin du lycée, Agustin avait un travail, et puis un autre, et encore un autre.

Il était ambitieux, il voulait progresser. Il ne tirait aucune fierté d'une dizaine d'années passées à travailler dans une banque, et il enviait sa femme, qui trouvait, elle, une vraie satisfaction professionnelle auprès de malades du sida. Il voulait aider, être utile, faire quelque chose d'un peu plus grand qu'avec un emploi salarié ordinaire, donner un sens à sa vie. Il prit des cours du soir, passa un diplôme commercial, chercha fiévreusement un tremplin. L'armée le lui fournit. Le recruteur, il faut le dire, était spécialement convaincant. Primes, promesses de prêt et de bourse d'études, assurance-maladie avantageuse, formation interne (Agustin voulait être infirmier, en espérant pouvoir se payer l'école de médecine à la fin de son contrat de quatre ans de service actif). Il n'en finissait pas d'énoncer les avantages qui devaient assurer à la famille Aguayo une sécurité financière exceptionnelle. Et puis, il y avait l'argument psychologique : altruisme et défense des valeurs de la démocratie...

Agustin a donc signé. Il est très vite parti pour un camp d'entraînement. C'était à la fin de l'année 2002, et la famille Aguayo n'avait jamais imaginé un déploiement en zone de combat. "Cela doit vous paraître incroyable, dit aujourd'hui Helga. Mais, comme la plupart des Américains, nous ne lisions pas les journaux ! C'est terrible, cette irresponsabilité et cette indifférence à l'égard des guerres que mène notre armée."

Au camp, Agustin commence néanmoins à douter. "La première fois que j'ai tenu un M-16, j'ai été envahi par la culpabilité. Sentir le poids de cette machine à tuer m'anéantissait."

Les exercices de tir sur des silhouettes à forme humaine ou le poignardage de mannequins le rendent malade. Sa place était-elle dans l'armée ? A l'annonce du déclenchement de la guerre en Irak, en mars 2003, il est stupéfait d'apprendre que même les infirmiers doivent être armés et obéir à l'ordre de tuer.

Trois mois plus tard, il part en Allemagne. C'est là, à Schweinfurt, qu'est stationnée son unité de la 1re division d'infanterie. Environ 67 000 soldats américains et quelque 80 000 membres de leurs familles se répartissent outre-Rhin sur 73 campements, bases arrière pour le déploiement au Moyen-Orient. Malgré l'arrivée de sa femme et de ses filles, Agustin se sent pris au piège. Il ne veut pas combattre, il ne veut pas tuer, il est contre la guerre, toutes les guerres, jamais il ne lèvera son arme contre quiconque. Inquiète du malaise croissant de son mari, Helga cherche désespérément une aide, une idée, une issue.

Elle tape, sur Google, des phrases comme "quitter l'armée", ou "refus d'aller en Irak". Elle trouve les coordonnées de la GI Rights Hotline en Californie, une ligne téléphonique gérée par plusieurs organisations pacifistes. Et, par ricochet, le contact de MCN (Military Counceling Network), un organisme lié à l'Eglise mémonite, et entièrement voué aux conseils à destination des soldats basés en Allemagne voulant quitter l'armée par des moyens légaux. Les Aguayo, dès lors, ne sont plus seuls.

L'objection de conscience, reconnue au sein même de l'armée, apparaît immédiatement comme la position la plus adéquate pour obtenir l'élargissement d'Agustin. Mais la procédure est exigeante. Le soldat doit démontrer qu'il est opposé à toutes les guerres, notamment en vertu d'une forte conviction religieuse ; expliquer ses motifs profonds, les raisons de son changement. Il doit s'entretenir longuement avec un aumônier militaire, un psychiatre et un enquêteur de l'armée, lequel fera un rapport au commandant, qui délivrera son verdict.

"C'est la voie la plus difficile pour sortir de l'armée, estime Michael Sharp, jeune juriste bénévole qui dirige le bureau MCN près d'Heidelberg. Il faut une totale sincérité et beaucoup de courage. Car ce n'est pas le meilleur moyen de se faire des amis ! Il est arrivé que des candidats soient harcelés, battus, violés. On les humilie, on les traite de lâches, on leur réserve les corvées. Ils remettent en question l'armée, c'est donc tout leur environnement quotidien qui devient hostile. Franchement, si l'on veut juste se défiler, il y a plus simple : la désertion, l'absorption de drogues en espérant être pris, la fausse revendication d'une homosexualité..."

Mais Agustin ne songe pas une seconde à mentir et veut une dispense dite "honorable" de l'armée. Si le nombre de soldats requérant le statut d'objecteur a plus que quadruplé depuis 2000, il demeure très réduit. Sur plusieurs centaines de candidats potentiels, 188 auraient réellement déposé une demande entre 2003 et 2005 ; 87 auraient obtenu satisfaction.

Un chiffre qui ne dit rien des demandes préalablement déposées devant un commandant dissuasif, des fiches perdues par l'administration, des mesures de rétorsion. "Il faut parfaitement connaître ses droits, affirme Michael Sharp, menacer d'interpeller un membre du Congrès, réitérer sa demande..."

De fait, le commandant de son unité refuse de jeter ne serait-ce qu'un oeil sur le dossier que prépare Agustin. "Vous le ferez en Irak !", lui dit-il. Et le soldat s'envole en février 2004 pour Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein, ignorant qu'une demande de statut d'objecteur formulée sur une zone de guerre attire beaucoup plus de suspicion. Il ne perd pourtant pas un instant. L'aumônier et le psychiatre avec lesquels il s'entretient concluent à sa sincérité, et l'officier enquêteur, impressionné par les témoignages sur son pacifisme, recommande l'élargissement. En attendant la réponse, l'infirmier remplit sa tâche, effaré.

Des soldats, des Irakiens meurent dans ses bras. "J'ai vu des hommes revenir avec des membres en moins et des plaies innombrables, physiques et morales. J'ai vu mes camarades revenir avec l'intention de se suicider, de boire à mort ou de se perdre dans la drogue... J'ai été témoin de notre façon de déshumaniser le peuple irakien et d'exterminer des innocents. Quel non-sens ! Ma conviction de l'absurdité et de la nocivité de toutes les guerres n'a fait que se renforcer." Quand Agustin part en patrouille ou prend ses tours de garde, il ne charge pas son arme. Ses camarades n'en croient pas leurs yeux. "Comment douter de la sincérité d'un gars assez fou pour faire cela en Irak ?", s'étonne Michael Sharp.

Pourtant, fin août 2004, la hiérarchie militaire refuse à Agustin le statut d'objecteur. Le coup est terrible. "En me disant : non, vous n'êtes pas un objecteur à la guerre, ils niaient ma conscience. C'était comme dire à quelqu'un : tu n'es pas catholique. Ou tu n'es pas juif." Sa femme et plusieurs organisations pacifistes entreprennent une grande campagne de mobilisation de fonds pour lui offrir l'aide d'avocats et porter l'affaire devant une juridiction civile.

A son retour en Allemagne, après une année d'Irak, Agustin reprend donc espoir. L'armée accepte de revoir son cas. Hélas, pour lui, la première décision est confirmée. Les avocats se tournent alors vers le tribunal civil du district de Columbia pour casser le verdict de l'armée. En vain. Agustin apprend son échec le 24 août 2006, le jour même où l'armée lui oppose également l'article 15, une sanction sévère consistant en une amende et une prolongation de service pour avoir refusé de tenir une arme durant les entraînements.

Ses avocats font appel devant la cour fédérale, mais n'obtiennent pas que l'appel soit suspensif, alors qu'un nouveau déploiement en Irak est fixé au 1er septembre. Un départ pour au moins un an puisque, en vertu de la disposition "Stop loss" ("Arrêter les pertes", décidée par le gouvernement après le 11-Septembre), qui autorise l'armée à étendre unilatéralement le temps de service d'un soldat, Agustin voit son service prolongé d'un an ! "En Europe, estime Christian Rieker, l'avocat allemand d'Agustin, cette pratique serait considérée comme une violation des droits de l'homme. Quelle hypocrisie de parler d'une armée strictement composée de volontaires !" Désespéré, Agustin annonce à ses supérieurs qu'en aucun cas il ne partira à la guerre.

Le 1er septembre, alors que son unité prend un bus pour rejoindre l'avion en partance pour l'Irak, il manque à l'appel. Le lendemain, habillé en civil, il se présente à la police militaire afin de se constituer prisonnier et passer en cour martiale. Mais l'armée ne l'entend pas ainsi, elle veut lui faire prendre un autre vol pour l'Irak.

Agustin n'en croit pas ses oreilles. "Tu es soldat, tu entends ?, hurle un capitaine. Tu iras en Irak !" Jamais, répond Agustin. On lui ordonne de passer chez lui prendre son paquetage. Un capitaine et un sergent l'accompagnent. "Tu partiras ! Même s'il faut te mettre les menottes !" Les voilà dans son salon, attendant qu'il rassemble ses affaires dans sa chambre.

Au bout de quinze minutes, le capitaine s'impatiente. Que diable fait-il ? Helga va voir. La fenêtre de la chambre est grande ouverte. "Il est parti !", crie-t-elle. Les soldats se précipitent, fouillent l'appartement, foncent à l'extérieur. Trop tard. Agustin a sauté et couru, couru comme un fou vers la sortie du camp. Les gardiens qui l'ont vu passer en trombe n'ont même pas eu le temps de comprendre. Il avait disparu.

Où pouvait-il se réfugier ? "Les pays européens, si prompts à déclarer illégale la guerre en Irak, feraient bien d'accueillir ceux qui refusent de combattre !, soupire Christian Rieker. Où sont la France, l'Espagne, l'Allemagne pour de pauvres gars comme Agustin ? Pourquoi n'accorde-t-on pas aux objecteurs et déserteurs le statut de réfugiés, comme l'ont d'ailleurs proposé des députés du Parlement européen dans un projet de résolution ?" Agustin avait heureusement des soutiens. Des civils l'ont aidé, caché, habillé, lui ont procuré passeport et billet d'avion pour... Mexico. De là, il est passé discrètement en Californie. Où il est publiquement réapparu le 26 septembre.

Pourquoi vingt-quatre jours après sa disparition et pas trente ? Parce qu'il aurait alors été rayé des listes de l'armée et qualifié de déserteur. Un statut qu'Agustin, si soucieux de rester dans le cadre du règlement militaire, a toujours rejeté. Le 26 septembre, donc, cravaté, solennel, il fait son apparition devant une petite église de Los Angeles et annonce qu'il veut se rendre. "J'ai toujours été un bon citoyen. Jamais je n'aurais imaginé arriver à cette extrémité. Les conséquences pour moi et ma famille vont être très lourdes. Mais j'assume ma position d'objecteur, je préfère la prison à la guerre." Après une courte déclaration, il s'est rendu à Fort Irving, là même où il s'était engagé quatre ans plus tôt.

Allait-il passer là en cour martiale, comme l'espéraient ses avocats ? Ou serait-il transféré en Allemagne, voire au Koweït ou en Irak, comme certains le suggéraient ? Au petit matin du 3 octobre, en uniforme, les menottes cachées par un manteau, il débarque à l'aéroport de Francfort entouré de soldats de son unité qui étaient allés le chercher et prend la direction de la base de Mannheim, où il est actuellement incarcéré.

"Son unité, qui se bat en Irak dans des conditions effroyables, a besoin de chaque homme, affirme le major Wayne Marotto, porte-parole de la 1re division. Il y a eu des morts au combat, beaucoup de blessés. La désertion d'un infirmier fait courir un risque à tous les soldats. Aucune armée de volontaires ne peut accepter la défaillance d'un de ses hommes. Déserter est un crime qui, en temps de guerre, est encore passible de la peine de mort. Au commandant de son unité de décider de son sort."

Tandis que des milliers de déserteurs se cachent aux Etats-Unis, que plusieurs centaines ont fui au Canada, Agustin Aguayo, le pacifique, risque en Allemagne plusieurs années de prison.

par y. publié dans : Littérature, presse, ciné, art
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Jeudi 19 octobre 2006

Ci-dessous quelques extraits de deux interviews de William Klein réalisé l'un par Jeanne Fouchet et paru dans la revue trimestrielle de la Cité de la Musique de Paris, et l'autre par Natacha Wolinski à l'occasion de la réédition de son livre "New York" (1956) et qui avait à son époque révolutionné l'art des images.

Concernant le premier article, j' ai particulièrement aimé ses explications concernant les liens forts entre ses films et ses photographies, et les bruits et musiques de l'univers citadin.

Je considère la musique comme une des expressions les plus fidèles de la vie, et la ville urbaine en est une de ces expressions les plus marquantes, notamment New York, de jour comme de nuit.  Je ne saurais d'ailleurs trop vous conseiller d'écouter le titre "High Speed Chase" tiré de l'album Doo-Bop de Miles Davis où le son de sa trompette se mèle avec les klaxons des taxis, les bruits de la ville...

J'ai aussi beaucoup aimé son souvenir de New York sous la neige... ça me rappelle mon premier week end sous la neige à New York lors de la tempête de neige du 22/23 Janvier 2005, avec deux amis fraîchement débarqués de Paris, Alex et Maurice. 

Maintenant place aux quelques extraits de l'interview ...

Premier article

Quelle place la musique occupe-t-elle dans votre vie ?

" ... Je constate que plus je vieillis, plus je me rattache aux vieux standards que j'écoutais à la radio quand j'étais gosse, des auteurs comme Cole Porter, Irving Berlin, Richard Rogers, Gershwin. Et je suis épaté par le génie des textes. J'ai aussi grandi avec le jazz. La radio, à l'époque, en était pleine... "

La musique peut-elle donner une identité à la ville ?

" Si je pense au cinéma, chaque film sur New York commence avec des images de gratte-ciel,les embouteillages, la rue, et puis, comme dans Gershwin, la musique "Grande Ville" comme des ouvertures d'opéra. Et c'est parti. Et toujours Gershwin ! Il a fait de ces artistes juifs venus de Russie, de Pologne ou de Hongrie et dont la musique a fait l'Amérique. Mais c'est la même chose pour le cinéma hollywoodien et tous ces producturs hongrois, autrichiens, polonais. Il y avait un studio à Hollywood où se trouvait un grand panneau: " Il ne suffit pas d'être hongrois. Il faut aussi avoir du talent."

Dans vos films et dans vos photos, on croit entendre tous les bruits de la ville, notamment dans votre livre sur New York.

C'étaient mes premières photos, je voulais en faire un livre, une sorte d'autobiographie photographique. J'ai montré les images aux éditeurs new yorkais qui m'ont dit: " C'est pas des photos, c'est de la merde et ce n'est pas New York, c'est un slum", et je leur ai répondu: " Mais New York est un slum".

Qu'est ce que c'est un slum ?

C'est la zone. Ces éditeurs habitaient la 5ème avenue et leurs bureaux étaient sur Madison, et ils n'ont jamais mis les pieds dans le Bronx ou dans le Queens ! Alors ils ont refusé ce bouquin. Aussi parce qu'à l'époque, on ne faisait pas de livres comme ça, des livres d'humeur, des essais photographiques. Quand je suis arrivé en France, j'ai découvert la collection Petites Planètes publiée par le Seuil. Je suis allé voir Chris Marker, l'inventeur de la collection, qui a été emballé et a exigé que le livre soit publié sinon il claquait la porte ! Ce que Le Seuil ne pouvait supporter. D'ailleurs, Marker en a fait un petit film dans lequel il a mis une musique de Varèse où il y avait en effet, tous les bruits de la ville, les klaxons, le traffic ... Comme dans beaucoup de musique contemporaine.

Qu'est ce que ça évoque pour vous les bruits de la ville ?

"Oh il y a des millions de bruits mais il y en a un qui m'excitait par-dessus tout quand j'étais gosse, c'était le bruit des pelles, l'hiver, le matin. Je me réveillais et j'entendais ce bruit sur le ciment, cela voulait dire qu'il avait neigé. L'idée qu'il avait neigé, c'était la joie parce qu'à New York, quand il neige, il y a au moins un mètre, alors la vie et la ville étaient totalement transformées. Et peut être on fermerait l'école."

Deuxième article:

Votre livre "New York" ressort aujourd'hui dans une version renouvelée. Pourquoi?
Ces derniers temps, je voulais faire le point sur ce que j'ai entrepris en photographie. J'ai revu toutes mes planches-contacts, et le tiers des photos de cette nouvelle édition est inédit. De plus, j'avais envie d'une mise en page plus simple. A l'époque, je trouvais les livres photographiques trop académiques, mais j'ai un peu poussé. A dire vrai, je n'aime plus beaucoup le livre original qui est maquetté comme une bande dessinée, avec parfois vingt photos à travers la page. Je voulais faire des mises en page et des photos aussi incompréhensibles que la vie. C'était une volonté de désacraliser la photo bordée de blanc.

Là, il n'y a plus de blanc du tout?
Les gens vont trouver que c'est trop dense, mais tant pis. Pour moi, c'est une façon de montrer ce côté envahissant de New York, où de grotesques rumeurs circulent comme dans les romans de Dostoïevski. Avec le livre original, j'ai traduit cela de façon graphique, avec des photos dans tous les sens. Là, je l'ai fait comme un film.
New York, Rome, Moscou, Tokyo, vous avez publié quatre livres majeurs sur quatre mégalopoles.
Lequel préférez-vous?
New York est pour moi celui qui compte le plus. J'avais 26 ans et je m'étais mis en tête de tenir un journal photo qui rendrait compte du choc de mon retour.

Vous avez un bon souvenir de votre enfance à New York?
On a toujours un bon souvenir de son enfance, même si l'on a vécu dans la zone. Je suis né au croisement de la 110e Rue et de la 5e Avenue. La 110e Rue, c'est le début de Harlem qui, à l'époque, était un quartier juif petit-bourgeois. Mon père tenait un magasin de vêtements, mais on n'était pas riches. Quand on voulait aller au cinéma, il nous arrivait de rassembler nos bouteilles pour récupérer la consigne. J'avais déjà une dent contre cette grosse pomme de New York.

Qu'est-ce qui vous a le plus frappé quand vous êtes revenu?
Je suis parti à 18 ans pour faire mon service militaire en Europe. Quand je suis revenu, j'ai trouvé que New York, c'était Plouc-Ville. C'était une ville inconfortable et corrompue où rien ne marchait. Même aujourd'hui, il n'y a qu'un supermarché pour 15.000 personnes parce que le mètre carré est trop cher et que les mafias réglementent tout.

C'était facile à l'époque de faire des photos dans les rues?
Oui, et ce n'était pas courant. Les gens étaient surpris ou flattés. Bizarrement, c'était plus facile de les photographier que de les regarder. Parce qu'à New York on te demande toujours: "Qu'est-ce que tu regardes?" Et si tu réponds: "Toi", on te dit: "Ah oui! qu'est-ce que tu me cherches, connard?" "Ben, rien." "Ah, j'suis rien?" Ça peut monter très vite.

C'était la société de l'époque qui était violente ou vous qui nourrissiez une certaine violence à l'égard de la société américaine?
Il m'arrivait de provoquer des gens. Je pouvais dire à des gamins: "Fais le dur", et ils le faisaient. Ces photos sont souvent lues au premier degré. Il y aurait danger absolu à traîner aujourd'hui dans certains quartiers.

Ne peut-on pas voir dans votre agressivité les prémices de la violence qui allait surgir de cette ville quelques années plus tard?
Vous savez, l'idée d'un New York violent n'était pas nouvelle. J'étais nourri des Scarface et Public Enemy. Weegee a fait toute sa carrière dans les commissariats de police pour photographier les macchabées. Adolescent, je lisais les muckrakers (remueurs de merde) comme Upton Sinclair, Dreiser ou Jack London. A travers la photo, je voulais dire un tas de choses sur l'Amérique, c'est vrai, mais il ne faut pas oublier que, venant de la peinture, j'étais tout autant préoccupé par la forme.

Justement, "New York" a été refusé aux Etats-Unis et édité à Paris. Qu'est-ce qui a choqué les Américains, la forme du livre ou la façon de présenter la ville?
Vous savez, si un photographe concevait un livre sur Paris où l'on ne voit que Barbès, le métro, les Halles, les dealers et les putes, la plupart des éditeurs diraient non. C'était encore plus vrai il y a quarante ans. J'ai présenté New York sous son vrai jour: minable. On m'en voulait aussi d'être un expatrié. Robert Frank a sorti deux ans plus tard les Américains, qui montraient aussi une Amérique minable. On lui en a peut-être moins voulu car il vivait là-bas.

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Mardi 10 octobre 2006

Actuellement en pleine lecture du livre d'Ahmed Djouber "Désintégration", un jeune éditeur et écrivain vivant à Paris, ce dernier fait la citation suivante en avant propos.

Il s'agit du discours de Jules Ferry devant la Chambre des députés le 29 juillet 1885, et la réponse de Georges Clémenceau devant cette même assemblée le lendemain.

Jules Ferry: " Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ".

Georges Clémenceau: " La conquête que vous préconisez, c'est l'abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s'approprier l'homme, le torturer, en extraire toute force qui est en lieu au profit du prétendu civilisateur. Ce n'est pas le droit, c'en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c'est joindre à la violence l'hypocrisie. "

J'ai trouvé cette citation particulièrement intéressante, au vu de la polémique fin 2005 de légiférer sur le rôle " positif " de la colonisation. Comme quoi, le débat qui a eu lieu il y a plus de cent ans est toujours actuel, même si le contexte est bien évidemment différent ... 

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Mardi 3 octobre 2006

Caricature de Lehic parue dans le Soir d'Algérie le lundi 2 octobre.

 

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Mercredi 30 août 2006

 

Extraits de la rubrique satirique "Pousse avec Eux" d'Hakim Lâam du quotidien le Soir d'Algérie. 

 

 

 

 

 

6 Mars 2006: Les ravages des accidents de la route - www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/06/hakim.php

7 Mars 2006: Le mystère des bébés algériens qui se suicidaient dans des cuisinières - www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/07/hakim.php

18 Mars 2006: Test d'aptitude au pardon - www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/18/hakim.php

26 Mars 2006: Le temps des muselières - www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/26/hakim.php

9 Avril 2006: Cadavres encombrants -  www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/09/hakim.php

 

Et comme le dit si bien l'auteur de ces billets, " fumer du thé pour rester éveillé, le cauchemar continue".

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Mercredi 30 août 2006

Billet écrit par Saïd Mekbel, journaliste du "Matin" d'Alger, assasiné en 1994, le jour de la parution du billet ci-dessous ...

 

Ce voleur qui, dans la nuit, rase les murs pour rentrer chez lui, c'est lui.

Ce père qui recommende à ses enfants de ne pas dire dehors le méchant métier qu'il fait, c'est lui.

Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c'est lui.

Cet individu, pris dans une rafle de quartier et qu'un coup de crosse propulse au fond du camion, c'est lui.

C'est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d'arriver à son travail et lui qui quitte, le soir, son travail sans être sûr d'arriver ) sa maison.

Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c'est lui.

C'est lui qu'on menace dans les secrets d'un cabinet officiel, le témoin qui doit ravaler ce qu'il sait, ce citoyen nu et désemparé ... cet homme qui fait le voeu de ne pas mourir égorgé, c'est lui.

Ce cadavre sur lequel on recoud une tête décapitée, c'est lui.

C'est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d'autres que ses petits écrits. Lui qui espère contre tout parce que, n'est-ce pas, les roses poussent bien sur un tas de fumier.

Lui qui est tout cela et qui est seulement journaliste.

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A lot cooler ...



 

A VENIR


Ibrahim Maalouf à l'Alhambra (11/12/08)


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