Au jour le jour

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Our-mess-age

Vous avez aimé un article en particulier et/ou vous souhaitez réagir, laisser un commentaire. 

Locations of visitors to this page

Il y a  1  amoureu(x) de la musique  sur ce blog

REVERIE MUSICALE EN LIVE: tu cliques, tu cliques, tu cliques ... 

 


Das Kapital / Dave Douglas & Roy Campbell - Banlieues Bleues 2008 

 Roy Nathanson & the Jazz Passengers withMagik Malik - Banlieues Bleues 2008

Esperanza Fernandez & Renaud Garcia Fons - Banlieues Bleues 2008

cadre.jpg
Roy Hargrove Quintet - New Morning (05/03/08)

trio_finlande.jpg
Le Cabaret des Musiques à Ouïr - Sons d'Hiver 2008

SP_A0136.jpg
Steve Coleman and Five Elements - Opus Akoben - Sons d'Hiver 2008

OB_choisyleroi.jpg
Sylvain Kassap & Jacques Bonnaffe / Bernard Lubat, François Corneloup, Fabrice Vieira, Mederic Collignon - Sons d'Hiver 2008

scne_archie_and_chuck_2--copie-1.jpg
Chuck D & Archie Shepp - Sons d'hiver 2008

christian_scott.jpg
Christian Scott - Sunset (02/02/08)

Kool-Gang-005-REDUITE.JPG
Kool & the Gang - Zenith Paris (16/10/07)


Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis Quintet - Parc Floral 2007

Stanley Jordan au New Morning - Juillet 2007

Roy Hargrove Quintet au New Morning - Juillet 2007

Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample Trio - Parc Floral 2007

Kurt Rosenwilk / Conrad Herwig & Brian Lynch Band - Parc Floral 2007

Maceo Parker / Beat Assaillant - La Défense Jazz Festival 2007

Rabih Abou Khalil / Tigran Hamasyan - Parc Floral 2007

Richard Bona / Faya Dub - Parc Floral 2007

Erik Truffaz à la Salle Pleyel - Avril 2007

Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique Paris -Avril 2007

Public Enemy au Zenith Paris - Mars 2007

Festival Banlieues Bleues 2007

Manouche Factory

Festival Sons d'hiver 2007

 

BB King au Zénith -Sept.06

Roy Hargrove au New Morning - Sept.06

Buddy Guy au Parc Floral - Juil.06

 

Marcus Miller au Bataclan - Juin 2006

DOSSIER: à lire et à relire ...

Si le jazz m'était conté:

  Les racines du jazz

La Nouvelle Orléans

  Le jazz hot

Louis Armstrong

  Le temps du swing: Art Tatum et Fats Waller

  Duke Ellington

Le swing de Count Basie

  Bird, Dizzy et le Be bop

 Mainstream et Revival

Jazz cool et Jazz Wesr Coast


Le jazz hexagonal


MORE TO COME VERY SOON !!!

Rechercher

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Dimanche 4 mai 2008
Discographie du mois de mai ... fait ce qu'il te plait !

Premier album, avec ce groupe français de funk,
S MOS Sextet: Head Rush



Jazzmen playing funk, funkmen playing jazz.

S. Mos
: Piano acoustique
Yann Gourhand
: Basse électrique
Julien Sérié
: Batterie
Brice Moscardini
: Trompette
Adrien Daoud
: Saxophone ténor
Bertrand Luzignant: Trombone


L'autobiographie du pianiste mérite que l'on s'y arrête quelques intants ... Un détour par l'accordéon étant enfant ... avant de se mettre au piano vers 16 - 17 ans ... Apprentissage à l'oreille comme on dit, avec comme musique de chevet celle de New Orléons, les big bands, le cool, le hard bop, le label Blue Note ... le casque de walkman sur les oreilles en essayant de retrouver les voicings d'Horace Silver et de Bobb Timmons. Et quelques informations glanées dans des manuels d'harmonie et auprès d'amis musiciens. En parallèle, des études d'économie-gestion à la Sorbonne ... puis quelques années en entreprise, avant de se lancer véritablement dans la musique. Une école de musique, puis des débuts en tant que musicien professionnel et ingénieur du son.

Efficacité et précision de la section rythmique, puissance des solistes soufflants (sax, trompette et trombone), et la clarté groovy du piano.

Plutôt que de discourir sur le sujet, je laisse S Mos, le pianiste, en parler:

" Je voulais que ce deuxième album soit la suite logique du premier, «Play it loud !» (Cristal Records, 2004). Il restait des choses à faire sur ce même concept, celui du «jazz-funk acoustique» ou du «hard bop binaire». Parce que personnellement, je suis grand fan d'une période très courte, trop courte, de l'histoire du jazz, ce moment où les hard bopper ont intégrés les rythmiques binaires du R&B de l'époque. On peut citer comme exemples représentatifs de cette fusion des morceaux comme « the Sidewinder » de Lee Morgan, « Blackjack » de Donald Byrd, « Adam's Apple » de Wayne Shorter ou « Psychedelic Sally » de Horace Silver. Nous sommes là au milieu des années 60, disons entre 1964 et 1968, et les choses se passent principalement sur le label Blue Note. Après cette période, le jazz funk connaîtra un essor très important, devenant l'un des courants majeurs du jazz des années 70, puis sera redécouvert par les rappers et la vague acid jazz du milieu des années 80. Cependant, au moins une chose très importante sépare ce jazz-funk là des morceaux que j'ai cité plus haut : l'instrumentation. A partir des années 70, les Rhodes Fender, les orgues Hammond, les guitares électriques, les clavinets et autres antiques synthétiseurs, deviennent indissociables de ce genre musical. Je n'ai aucun problème avec ce jazz-funk là, j'en ai écouté beaucoup, mais ma préférence ira toujours je crois au «hard bop binaire» que je décrivais tout à l'heure. J'y perçois quelque chose de plus brut, de plus énergique, voire de plus méchant. Le son du piano y est pour beaucoup, plus métallique et nettement moins chaud et rond que celui d'un Rhodes ou d'un Hammond. Je ne connais pas beaucoup de groupes aujourd'hui qui pratiquent du «jazz funk acoustique», peut être Fred Wesley sur certains albums. C'était une motivation supplémentaire pour continuer sur ce chemin."

Pour découvrir quelques titres de leur nouvel album, cliquer
ICI

Et deuxième album avec le pianiste Robert Glasper: In my element (Blue Note).



Robert Glasper: Piano
Vicente Archer: Contrebasse
Damion Reid: percussions

Diversité des influences musicales, avec en nombreuses occasions des invités comme les rappeurs Mos Def, Common, the Roots, Bilal, le trompettiste Roy Hargrove, le saxophoniste Mark Turner ou bien Bilal.

Une fois encore, je préfère reprendre la présentation parue sur le label Blue Note avec les commentaires du musicien (en anglais):

" It is clear that Glasper’s trio draws heavily on the aesthetic worldview of hip-hop, even as they foreground a scintillating, highly virtuosic jazz language on the uptempo “G & B,” the lilting waltz “Of Dreams to Come” and the Herbie Hancock/Radiohead mash-up “Maiden Voyage/Everything In Its Right Place.” At the close of nearly every piece, Glasper surprises the listener with a brief interlude to set the stage for the next tune. These types of fade-in-and-out segues, which are characteristic of modern hip-hop record production, create a sense of mystery and a flow beyond the individual song. “I’ve never really heard it done before on a jazz trio record,” Glasper offers. “Usually it’s all these effects and Rhodes and other stuff. I wanted to avoid a jazz/hip-hop hybrid because that can be corny. I figured the more organic, the better.”

In true jazz fashion, creating the interludes was itself an improvisational process. “Most of them are little snippets we made up in the studio,” Glasper explains. “I’d just start playing some random groove. One or two are actually parts of songs that I borrowed from and used. I didn’t really map out the album in advance – I recorded a bunch of interludes and then listened to see what would flow the best.”

The hip-hop influence is most explicit on “J Dillalude,” Glasper’s homage to hip-hop producer and pioneer J Dilla, who died tragically in February 2006. “I worked with Dilla in Detroit around 2000, and spent a week at his house,” Glasper recalls. “When he came to New York we’d go eat. He changed how a lot of people feel the beat, and he changed the way I lay chords down – how I blanket chords over certain rhythms. He’s also influenced drummers. A lot of them are Dilla freaks. It’s about the way a whole groove sounds, where the snare is placed in relation to the hi-hat, the bass drum and so on.” Just before the track starts we hear the voice of famed rapper and producer Q-Tip, suggesting that Glasper record some “Dilla joints,” but “trio-style.”

(...)

Glasper also uses a recording of his goddaughter to introduce the interlude preceding “One for ‘Grew.” “She likes to call me up and sing me songs,” Glasper says. “This was one of them, so I chopped it up and put something under it.” Similarly, the concluding piece “Tribute” includes the powerful speaking voice of Reverend Joe Ratliff, eulogizing Glasper’s mother, another painful and tragic loss. “I wrote this first and then listened back to the eulogy, and a lot of the phrases synched up and totally changed the color of the song,” Glasper marvels. He nods once again to his church upbringing on “Y’outta Praise Him,” a rhythmically complex gospel-infused cut preceded by a solo piano intro that references a number of Glasper’s favorite church hymns.

(...)

Glasper can play any standard in the book but is not content to recapitulate Tin Pan Alley harmony, AABA form or straightforward swing in his own work. Instead, he favors compact harmonic units and off-kilter rhythms that foster what Ben Ratliff calls “skittering cooperation” between the members of the trio. It’s a new way of working, but as Glasper points out: “I’m not trying, it’s just the way I hear. It’s a good way to bring my generation into checking out the music. We have a tendency to be angry that no one’s listening to jazz, but music is expensive, and on top of that, a lot of things sound old. I have to bring something into the music that they’ve heard and can relate to. Hip-hop cats and gospel cats are coming to my shows and that feels great. My audience is getting a lot younger.”


Pour découvrir quelques titres de son deuxième album, cliquer
ICI



par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 8 avril 2008
Photo: David Sinclair

Je vous ai parlé du bar de jazz new yorkais, le Smoke. Après avoir découvert l'histoire de ce club, vous souhaitez respirer l'ambiance musicale de ce lieu haut en couleurs et en musique ?

Dans ce cas là, l'album du trompettiste Jeremy Pelt, Shock Value - Live at Smoke, enregistré le 21 et 22 Mars 2007, est pour vous !

Un album où la proximité avec le public est réelle et où le son électro-rock de Jeremy Pelt rappele la période électro-jazz de Miles Davis au début des années 70s ...

De très beaux morceaux ... ma préférence va pour le deuxième titre de l'album : Blues - un morceau d'une douzaine de minutes où, en outre de présenter les musiciens, Jeremy Pelt utilise  la pédale wah wah à merveille,  accompagnés de Frank Locrasto au Fender Rhodes et Al Street à la guitare.



Jeremy Pelt: trumpet

Wired is:
Frank Locrasto: Fender Rhodes, Hammond B-3
Gavin Fallow: Bass
Dana Hawkins: Drums
Al Street: Guitare
Becca Stevens: Vocals

Plutôt de discourir sur l'album, je vous laisse lire les critiques de jazz parues dans le Jazztimes et le NY Times ...



Review of "WiRED- Shock Value: Live at Smoke" (From JazzTimes by Bill Milkowski)

For young trumpeters, the lure of electric Miles is as powerful as the pull of Clifford Brown's bebop. The list of trumpeters who have at one time or another plugged in and turned on to a Live-Evil vibe with wah-wah pedal fully engaged is long and illustrious. Add Jeremy Pelt to that list. On his aptly titled Shock Value, a live recording from Smoke on New York's Upper West Side, the trumpeter throws a curveball to those who may have heretofore considered him to be strictly in a purist vein (easy to do, given his history with such straightahead bandleaders as Vincent Herring, Ralph Peterson, Louis Hayes, Frank Foster, James Moody and Gerald Wilson).

Pelt dives deep into the electric pool here. The provocative opener,"Circular," is underscored by Frank LoCrastro's stabbing Fender Rhodes and highlighted by guitarist Al Street's spiky fuzoid six-string work. "Suspicion" is directly out of the Herbie Hancock Thrust playbook. Pelt's bold, open horn playing here is somewhere up in the Freddie Hubbard zone, while Dana Hawkins' whirlwind drumming jacks up the proceedings a notch.

"Cause" is an affecting pop ballad reminiscent of Blind Faith's "Can't Find My Way Home" and features the soaring soprano of vocalist Becca Stevens along with some highly expressive trumpet work from Pelt. They jump back into a Thrust vibe on "Pythagorus," Pelt's answer to Hancock's "Actual Proof," with bassist Galvin Fallow playing Paul Jackson to drummer Hawkins' Mike Clark. Pelt's muted trumpet solo here is bristling with ideas. He also displays uncommon lyricism on the beautiful ballad "Beyond" before breaking out the wah-wah once again on the raucous closer "Scorpio," based on the opening riff to Miles Davis' "It's About That Time" (from In a Silent Way). It's underscored with funky clavinet and bubbling Mu-tron-inflected bass lines, and throbbing with rock energy, which will no doubt shock purists.

Review of "WiRED- Shock Value: Live at Smoke" (George W. Harris)

The bottom line with this latest release by emerging trumpet star Jeremy Pelt is: if you were attracted to him by his acoustic 03 release "Close To My Heart" that featured him him as the torch carrier in the Brown-Morgan-Shaw mold of traditional jazz, you’re going to be disappointed. If you were intrigued by his electric work reminiscent of early 70s Miles, as on his 05 release "Identity", you’re on safe ground. The fact is that Pelt has a gorgeous tone, and is trying to find the best environment in which to display his wares. On this "live" disc, he is surrounded by electronic rock-minded souls like keyboardist Frank LoCrasto, Gavin Fallow (bass), Dana Hawkins (drums) and Al Street (guitar), delivering an evening’s worth of mostly self penned tunes that range from his own funky "Suspicion" to Derek Nievergelt’s delicate ballad "Beyond". The emphasis is on energy here, as Pelt solos through his electronically tempered horn on the intense "Circular", with Street’s manically depressive Hendrix-like guitar work. "PythagorUs" has Pelt’s muted trumpet weaving through some very tricky roadwork. Becca Stevens’ Fairport Conventionish voice is well featured on the moody "Cause". There are some intriguing ideas on this disc, Pelt is definitely on the search for his own musical milieu.

Review of "WiRED- Shock Value: Live at Smoke"  (Ben Ratliff - NY Times)

The sound of the album "Shock Value: Live at Smoke" (MaxJazz), by the jazz trumpeter Jeremy Pelt and his band Wired, comes from early electric Miles Davis, late ’60s and early ’70s, when his bands were more concerned with melodic development and before they were building a kind of dense, percussive graffiti. The setup here is tolling electric piano, shredding electric guitar, bass, drums and Mr. Pelt’s trumpet run through a wah-wah pedal. One track even features the folkish singer Becca Stevens. For sure, a bit of it sounds like an exercise in style. But there’s art here too. The constant volume and droning resonance of the band drive the players to focus and intensify their work, to make it matter; everyone’s playing, especially Mr. Pelt’s, is wise and serious.

Review of "WiRED- Shock Value: Live at Smoke"  (C. Michael Bailey)

Imagine a sacred Shinto sand garden beautifully divided up into all of the genres of jazz, rock, and blues. Interconnections between the genres and subgenres are carefully documented, after having been fully researched and verified. Now visualize trumpeter Jeremy Pelt dragging his horn through this garden, marginally alongside a similar set of tracks left by Miles Davis thirty-five years ago. This provides a visual image of Jeremy Pelt and his band WiRED at their March 21-22, 2007 appearance at New York City's Smoke.

Pelt is one of the few trumpeters exploring Miles' post-In A Silent Way (Columbia, 1969) period, as opposed to the majority of leaders who have been content to mine the master's second great quartet period. In fact, Pelt and his band sound very much like Miles' transitional combo heard on Live at the Fillmore East (March 7, 1970): It's About That Time (Legacy, 2001), that featured Chick Corea, Dave Holland and Jack DeJohnette, except Pelt is way better behaved and more enjoyable to listen to.

The disc is comprised of Pelt originals, with one exception, all very different, all very compelling listening. The highlights are a lengthy blues where Pelt has no fear of playing his horn through a compression-wah pedal. Pelt's solos, along with guitarist Al Street, make this blues less about jazz and more about blues. It is a nice throw-back touch in a more forward-looking program of music.

Pelt follows the blues with the hypnotic "Suspicion," where the band solos over a very simple harmonic figure repeated over and over, recalling Miles lengthy electric funk excursions. Pelt shares composing duties with vocalist Becca Stevens, who provides lyrics to Pelt's "Cause." The musical effect is narcotic and the sound, performance and approach fresh. The ballad "Beyond," by Derek Nievergelt, shows Pelt more than capable of the straight-ahead. In all, a superb disc by a young artist.

Review of "WiRED- Shock Value: Live at Smoke" (Jim Santella)

Born to play the Blues and raised on Jazz' most recent personality changes, Jeremy Pelt brings fire and passion to his audience while tempering each stroke with the improvisational tools that have grown out of tradition. The trumpeter's wah-wah comments, his low moan caresses and his dizzying romps through bebop heaven gather up a hundred years of Jazz into one big picnic basket filled with seasonal delights. This appearance at Smoke features six of the leader's original compositions and on by bassist Derek Nievergelt. The band is WiRED, literally and figuratively; Pelt uses occasional electronic effects with his trumpet in order to broaden his instrument's range of emotions and the rest of the band takes advantage of the kind of 20th Century electronic technology that has been with us for several generations in order to get 'plugged-in' and dangerous. Like familiar voices from the family around us, these instrumental textures make everyone in the house feel right at home.

Pelt, who will turn 31 in November, was born and raised in Los Angeles, went to school in Boston and settled in New York. His BA in Music from Berklee college of music prepared him well and left him with a network of collaborations, which seems absolutely essential in this day and age of competitive business relationships. It's not his background that stands out when he takes the stage, however. It's simply what comes from deep inside him.

The trumpeter is at his best with a riveting ballad, such as 'Cause', or a sensual blues, such as 'Blues', where he leads his band in a storm of emotions. Several selections utilize organ combo textures with a hefty groove, while others recall the electric periods of Miles Davis. Pelt's trumpet creates a delightful session that shouldn't be missed.


Photo: Gary Firstenberg



Et vous pouvez même écouter deux morceaux sur son site: le morceau "Blues" dont je vous parlais précedemment, et le morceau "Suspicion".

Stay tuned !
par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 28 février 2008
Souvenirs d'un club de jazz new yorkais situé entre la 105ème rue et Broadway ... Dans le sud ouest de Harlem ... Souvenirs d'une ambiance tamissée aux murs rouges avec une large tableau d'Ella Fitzgerald ... Souvenirs de très belles soirées jazz ... Et notamment une, en juillet 2004, où j'ai pu écouter un groupe qui s'inspirait de la musique des années 1970, celles de Miles Davis, de Freddie Hubbard et Herbie Hancock ...

Comme je m'étais empressé de gratter le nom des musiciens, je vous le dis:
Barak Mori (electric bass), David Hazeltime (Fender Rhodes), Greg Skaff (guitare), Jim Rotondi (trompette), Joe Strasser (percussions). ...

J'avais pris une photo lors d'une de ces soirées ...

photo_00242-copie-1.JPG

Tout endroit a son histoire ... Le Smoke en a une aussi, cela va de soi... Les propriétaires, Paul Stache et Frank Christopher ... Des anciens bar tenders dans les années 1990, à l'époque où le bar de jazz s'appelait Augie's.

Amoureux du jazz, ils ont cherché longtemps un endroit où ouvrir leur propre bar vers la 125ème rue ... En vain ... Et pour finalement reprendre les anciens locaux du bar Augie's qui venait de fermer ses portes après 20 ans de bons et loyaux services ...
Augie's avait vu entre autres les débuts de Brad Meldhau, Eric Alexander, John Farnsworth ...

Quel genre de musique joue -t-on au
Smoke ? Plutôt du modern jazz.

Les nouveaux propriétaires voulaient faire un "club de jazz", plutôt qu'un "bar de jazz" ... Un endroit pour la jeune génération, et éventuellement faire venir quelques grands noms pour quelques gigs ...

Et, depuis l'ouverture, se sont succédés - rien que ça - Georges Coleman, Eddie Henderson, Charles Earland, Al Foster, Georges Benson, Etta Jones, Wynton Marsalis ... Quand des artistes sont en ville, ils passent à l'occasion et se mêlent aux musiciens sur scène ...

De la musique tous les soirs. Trois sets, dont le meilleur à mon avis est celui de 0:30am. Mais également un public jeune attiré par les soirées "no cover charge" du mardi, mais surtout par la musique: " the melodies, the beat and the groove " ...

par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 janvier 2008

 

Pour mémoire, les épisodes précédents.

 

1/ Les Racines du Jazz.

2/ La Nouvelle Orléans.

3/ Le jazz Hot.

4/ Louis Armstrong.

5/ Le temps du swing (1930-45) : Art Tatum et Fats Waller.

6/ Duke Ellington.

7/ le swing de Count Basie.

8/ Bird, Dizzy et le Be bop.

9/ Mainstream et Revival.  
10/ Jazz cool et West Coast.



La France a toujours été une terre d’accueil pour le jazz et une pépinière d’excellents musiciens. Les embryons de cette musique sont arrivés très tôt dans la capitale française puisque les parisiens ont pu entendre John Philip Sousa interpréter Maple Leaf Rag lors de l’Exposition Universelle de 1900. Mais c’est à partir de 1918 en pleine guerre avec l’arrivée des soldats américains et des fanfares noires que les français découvriront de plein fouet la musique syncopée.

Les années 20 : Paris à l’heure du jazz band.
Montmartre est le centre jazzistique de la capitale avec ses nombreux cabarets. S’y produisent quelques musiciens américains, malheureusement diséminés dans des orchestres jouant peu de jazz authentique.

1925 voit le triomphe de la Revue Nègre et de Josephine Baker qui devient un mythe. Sidney Bechet est dans l’orchestre. Les premières grandes formations françaises de jazz font leur apparition, malgré le nombre restreint de bons solistes : Grégor monte ses Grégoriens et fonde en 1929 la Revue du Jazz, le premier journal du genre en France. Ray Ventura forme ses Collégiens. Enregistrant dès 1928, ils seront l’orchestre vedette des années 1930.

Le jazz s’organise (1930-1945).
Au moment où l’engouement du grand public semble s’émousser, une poignée d’amateurs passionnés va en découvrir les aspects artistiques. Sous la houlette de Hugues Panassié, ils fondent le Hot Club de France et organisent des concerts. Ils peuvent enfin entendre en live Duke Ellington en 1933 et Louis Armstrong en 1934. Cette année-là marque aussi la naissance du légendaire Quintette du Hot Club de France co-dirigé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. Charles Delaunay lance la revue Jazz Hot avec Panassié en 1935, publie en 1936 la première discographie de jazz, puis en 1937 crée le label Swing, première compagnie de disques au monde à se consacrer exclusivement au jazz.

A part les membres du Quintette du Hot Club de France, les autres musiciens d’importance sont le violoniste Michel Warlop, les saxophonistes Alix Combelle et André Ekyan, et le trompettiste Aimé Barelli.

Les accordéonistes musette s’adjoignent souvent les services de guitaristes maouches comme Django Reinhardt lui-même.

Pendant l’Occupation, les allemands n’interdisent pas le jazz. De nombreux concerts et enregistrements en témoignent.

L’après-guerre et Saint Germain des Près (1945-1960).
La fin de la Deuxième Guerre mondiale en amène une autre, moins sanglante … et d’une nature tout à fait différente. Certains jazzfans et musiciens découvrent la nouvelle musique de jazz, le bebop, tandis que d’autres se passionnent pour le jazz des origines. C’est à la suite de la scission de 1947 entre Delaunay et Panassié, que ce dernier déclare en 1949 que "le bebop n’est pas du jazz". La guerre des jazz est lancée.

Le revival du jazz classique a en France un représentant en la personne de Claude Luter qui officie au Club des Lorientais (1946), puis au Vieux Colombier (1948) où se produira Sidney Bechet. Ce dernier deviendra une grande vedette en France de 1949 à sa mort en 1959.

Le nouveau jazz tient ses quartiers au Tabou (1947) puis au Club Saint Germain (1948) et au Blue Note (1958). C’est la vogue de Saint Germain des Près, de l’existentialisme, de Sartre, Gréco et Boris Vian, grands amateurs de jazz.

Deux nouvelles maisons de disques enregistrent du jazz : Blue Star, créée en 1945 par Eddie Barclay, et Vogue en 1948 dont Delaunay est le directeur artistique. 1948 voit de nombreuses manifestations de jazz en France, dont le concert du big band de Dizzy Gillespie à la salle Pleyel et le premier festival d’importance international qui se tient à Nice. En 1949 se tient le premier Festival International du Jazz à Paris avec en invité prestigieux : Charlie Parker, Miles Davis, Sidney Bechet …

En 1954, l’Académie du jazz est fondée, ainsi que le mensuel Jazz Magazine qui vient concurrencer Jazz Hot. La même année, André Hodeir, initiateur de la musicologie jazzistique, publie « Hommes et problèmes du jazz » et Hugues Panassié, le « Dictionnaire du jazz ».

Depuis la fin de la guerre, de nombreux jazzmens américains, dont Bill Coleman, Sidney Bechet, Kenny Clarke, Bud Powell, s’installent à Paris. Ils s’associeront à des musiciens français qui s’amélioreront à leur contact, certains acquérant une classe internationale comme Martial Solal, René Urtreger, Pierre Michelot.

Jazz et cinéma français 
La réussite de la bande originale du film de Louis Malle va servir de modèle à de nombreux cinéastes français. De Marcel Carné à Jean-Luc Godard en passant par Roger Vadim, la musique de l’" Ascenseur pour l’échafaud " fera des émules. Le jazz incarne alors l’idée de modernité au cinéma, voire de musique à la mode. En 1956, un an avant Ascenseur pour l’échafaud, Roger Vadim a confié la composition de la musique de son film "Sait-on jamais" à John Lewis : le charme mélancolique de Venise en automne revisité par les interprétations du Modern Jazz Quartet. En 1958, Marcel Carné utilisera pour son film "les Tricheurs" des enregistrements de Dizzy, Roy, Oscar et autres, alors en tournée à Paris. En 1959, Edouard Molinaro saupoudre de jazz (Art Blakey and the jazz Messengers, Kenny Dorham, Duke Jordan) quelques séquences de ces deux films "Des femmes disparaisent" et "Un témoin dans la ville". De même, Thelonius Monk interprète  le thème du générique des "Liaisons dangereuses" de Vadim (1959), alors que Barney Wilen, Bobby Timmons et Art Blakey y font quelques apparitions sonores. On retrouve également Martial Solal dans "A bout de souffle". Il faudra attendre les décennies suivantes pour que retrouver quelques bandes sons jazz : Le Souffle au cœur, Milou en Mai (Louis Malle), Le Menace, Le choix des armes, le Nouveau Monde (Alain Corneau), Autour de minuit (Bertrand Tavernier).

Les années 1960-80
Le centre de gravité des clubs de jazz se déplace vers Saint-Michel avec le Chat qui pêche, le Jazzland… Le free jazz apparaît en France ; Albert Ayler, après avoir fait une partie de son service militaire en France, reste en Europe, jusqu’en 1963. En 1965 est enregistré le premier disque de free jazz français : Albert Ayler y est entouré de Bernard Vitet, François Jeanneau, Michel Portal, Barney Vilen. En 1967 a lieu le premier festival français du genre à Bobino où on y rencontre Aldo Romano et d’autres musiciens cités plus haut. Le festival Jazz à Chateauvallon en 1971 sera le premier grand fief de l’avant-garde.

A partir de 1980. La carte géographique des clubs de la capitale est moins concentrée qu’auparavant. Ayant traversé la Seine la seine en 1977 avec le Petit Opportun, le Dreher en 1979, et le plus prestigieux de tous, le New Morning en 1981, un nouveau pôle d’attraction se forme dans les années 1980 rue des Lombards avec trois clubs, le Duc des Lombards, le Sunset/Sunside et le Baisé Salé. Un festival décentralisé original, Banlieues Bleues, est inauguré en 1984. En 1981, le festival du Val de Marne, Sons d’Hiver.

Après Jean-Luc Ponty dans les années 1970, deux autres musiciens entament une belle carrière aux Etats-Unis dans les années 1980 : le percussionniste Mino Cinelu et le pianiste Michel Petrucciani. Le ton est donné avec à parti des années 199à de nombreux jeunes français parmi lesquels beaucoup de pianistes, comme Jean-Michel Pilc à New York.

Le jazz prend une tournure officielle en 1986, avec la création de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) dont le premier chef est François Jeanneau. L’enseignement du jazz s’officialise également en 1987 avec la création du Certificat d’Etude (CA). De plus en plus de conservatoires se dotent d’une ou plusieurs classes de jazz et en 1991, d’un département jazz au CNSM.

Deux grandes marques de disques sont fondées : Label Bleu en 986 et Dreyfus en 1991. En 1989, se crée à Paris le Concours International de piano jazz Martial Solal, ainsi que la première maison d’édition uniquement consacrée aux ouvrages traitant du jazz : Outre Mesure.

En 1993, le battage médiatique autour du quarantième anniversaire de la disparition de Django Reinhardt relance le jazz manouche, avec comme point de ralliement le Festival de Samois sur Seine annuel depuis 1981.

Pour conclure, le nombre de musiciens français, jeunes comme moins jeunes, est impressionnant : pour n’en citer que quelque uns (au risque d’en oublier beaucoup …) : Frank Amsallem, Laurent de Wilde, Jacky Terrason, Laurent Coq, les frères Moutin, l’Association à la Rerche d’un Folklore Imaginaire (l’ARFI), Laurent Bardainne, Fred Pallem, les frères Belmondo, André Ceccarelli ... Une relève définitivement assurée … tant que tout soit mis en œuvre pour une diffusion large …

Bernard Lubat et Michel Portal : ouverts à toutes les expériences.

lubat.jpg
Batteur, pianiste, accordéoniste, vibraphoniste, chanteur, compositeur, parolier, Bernard Lubat est un touche-à-tout extravagant et extraverti. Parallèlement à une belle carrière de percussionniste contemporain, il joue du jazz avec tout ceux qui comptent en France. Il se replie à Uzeste, sa ville natale, et y fondeun festival annuel et un groupe la Compagnie Lubat. Mariant humour et revendication politique, il a réussi à faire cohabiter le bal champêtre avec l’ensemble des musiques actuelles.





undefined


Le clarinettiste, saxophoniste, bandéoniste et compositeur Michel Portal porte lui aussi les deux casquettes classique et musique contemporaine improvisée. Il a joué et enregistré avec le trio de John Surman dans les années 1970, entre 1976 et 1982, il a travaillé avec Albert Mangelsdorff en quartet et quintette. Il a également travaillé avec Sunny Murray, Joachim Kuhn, Jack DeJohnette et Dave Liebman. Ses influences incluent entre autres Mingus, Dolphy et Stockhausen.

 





undefined


Alain Jean Marie

Le pianiste guadeloupéen s’installe à Paris dans les années 1970 et devient progressivement l’accompagnateur le plus demandé. On le retrouve avec Bill Coleman mais aussi Archie Shepp. Doué pour l’empathie, sa capacité d’écoute et son swing dégagent une grande authenticité et sincérité. Il a fondé par la suite un trio, Biguine Reflections, avec lequel il revisite la musique de son pays.







barney2.jpg

Barney Wilen
(1937-1996) né à Nice d’une mère française et d’un père américain, est une sorte de légende : en 1954, il joue à l’âge de 17 ans à Paris au Tabou et enregistre avec Roy Haynes. Il participe à de célèbres bandes son, dont la plus mythique est celle du film « Ascenseur pour l’échafaud » dirigée en 1957 par Miles Davis. On le voit dans les années 1960, à la pointe du free jazz européen. Il part quelques temps s’imprégner de la vie africaine à partir de 1969 et fait un comeback remarqué dans les années 1980.

 

par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 30 novembre 2007

Retour en cette fin novembre, avec trois albums que je désire vous faire partager.

Pour commencer, un groupe anglais de huit cuivres qui nous vient de Leeds:  "The Haggis Horn", et leur album " Hot Damn ! "

Pourquoi aller les écouter (sur leur site myspace en cliquant sur la pochette ci-dessous) ?

- du funk ( et je dois dire qu'en slalomant en vélo pendant les grève parisiennes en novembre, ça motive),
- pour découvrir les trois morceaux qui y sont en écoute ( notamment " Who's gonna take the weight ? ").
- les écouter se présenter via les trois vidéos sur Youtube,
- et bien sûr leur accent anglais :-)


Haggis-Web-Ad.jpg

Passons désormais à ma dernière acquisition jazzistique, avec Attica Blues d' Archie Shepp

shepp-archi-atticablu-101b.jpg

 


Un album de 1972, qui symbolise véritablement le travail de musicien d'Archie Shepp, une expérience musicale qui s'intègre dans un contexte culturel, politique et idéologique. Je me suis dit que j'allais encore en faire une tartine, puis finalement je préféré laisser le soin aux anglophones de traduire le texte ci-dessous (trouvé sur allaboutjazz) aux francophones:

" Never one to be close-lipped about his anger at U.S. society or its actions, Archie Shepp delivered Attica Blues on the heels of the Attica Prison massacre. Every time Shepp's breath hits the reeds he creates an emotional vibe which all of his records have displayed. Attica Blues has all his in your face sound even though he isn't ripping jagged shards as he had in the past. The record still displays emotional angst that is every bit as powerful and distraught as Davis's celluloid images. The tracks have the deep soul of all of Shepp's finest such as On This Night and Four By Trane. The difference is Archie utilizes the arrangements as the forefront while his horn simmers in the background like an angry voice needing to be heard. Attica opens with the title track that jams urban funk while Shepp's chops ride underneath, one doesn't have to go much further to understand that Shepp has some new ideas up his sleeve. Moving forward from the palate of just free jazz, the title track employs a cornucopia of Afro-American music such as r&b and touches of gospel. The funk that chops out of this track is certainly a preview of the acid-jazz that groups like Groove Collective and Martin, Medeski and Wood would popularize in the 90s, but it certainly stands up to any popular funk that bands such as The Meters and Sly Stone produced in the same era. Although the subject matter is dark, the preparations are textured with upbeat styles. 

Manipulating the big band swing of Ellington and using some heavy vocalizing on “Steam pt. 1” and “Steam pt. 2” the record has a groove unlike any other before it. Here Archie works up classic big band ideas and then lets his free jazz sensibilities to ride along within the two varying ideas. This may be an enigma to some, thinking how could two distinct styles, one pop and one raw, ever work? But man, he works it out and it is honey to the ears. Even the vocals recall the classic big band phrasing. Shepp also utilizes some spoken word tracks that add a tense tone to the record that can easily speak for this generation as well as his.

These tracks are short pieces except for the instrumental “Invocation to Mr. Parker”;. The bits of poetry spoken portray the message of oppression whether in prison or in a society that preaches freedom but works to take it away. “I would rather be a plant than a man in this land/I would rather be a plant on this land/You can transplant a plant and it can grow free/But the man that's been transplanted can't/So you can why I'd rather be a tree with branches and leaves and grow free/If man had a choice before he is exploited then his offspring would do more than breathe/Isn't that a shame.” - the spoken piece from “Invocation: Ballad for a Child”. Tracks like this add some insight to pain that Shepp was relaying to the masses.

The highlight track, without a doubt, is “Blues for Brother George Jackson,” written in memory to slain (many say murdered) activist/prisoner George Jackson, whose diaries Soledad Brother gave a frightful insight to the plight of African-American lives inside and outside of prison in the '60s to early '70s. The track is driven by a Isaac Hayes soul groove that features some of the most emotional and heartfelt playing this side of John Coltrane's A Love Supreme. Quite simply put this is one of jazz's finest moments caught on magnetic tape.

Certainly the most haunting and distressing track is the closer, “Quiet Dawn”. Fl'gelhornist/composer Cal Massey's young daughter Waheeda sings here; her vocals are very raw and at points almost inaudible. On this closer she gives a ghostly vocal delivery, which gives the track an eerie and surreal feel that sums up an eerie era. Shepp would revisit these sounds on his next record, the equally genius companion The Cry of My People."


Un tout autre univers pour ce jongleur de mots, ce cracheur de swing, avec le dernier album à titre postume de Claude Nougaro, mais aussi son premier album sous le label Blue Note, La Note Bleue. Une association toute naturelle, entre poésie et jazz, tant ce chanteur s'est inspiré du jazz (notamment Charles Mingus, Louis Armstrong, Thelonius Monk ou Dave Brubeck), ou bien de la musique brésilienne.

note-bleue.jpg

 



Ont collaboré, entre autres, à la réalisation de ce cd: André Ceccarelli (batterie), Eric Legnini et Yvan Cassar(piano), Rosario Bonaccorso (contrebasse), Stefano di Battista (Sax soprano), Stéphane Belmondo et Flavio Boltro (Trompette), Natalie Dessay (chant), Lionel Suarez (bandonéon). 

Comme je vous le disais, un recueil de poésie, avec notamment un titre caché "Je voudrais écrire", écrit à l'automne 2003, pendant les inondations qui ont touché le sud de la France.

Je vous laisse lire (ou relire ce poeme), qui ne manque pas d'ironie et d'humour quand on sait qu'il était malade.

" J'ai envie d'écrire mais je ne sais quoi
En France, le déluge s'amuse
Gendarmes et pompiers sont devenus les muses
De ce ciel déchaîné comme un homme qui boit
Les routes, les maisons se noient dans cette urine
De titan submergeant les salons
Les frigos, les buffets, les fourneaux des cuisines
Les parents, les enfants réfugiés aux balcons
Comme chien trempé, la terre secoue ses puces
Météo branle-bas de combat
Le pétrole s'enflamme ou bien façon anus
Il chie dans l'océan ses tonnes de caca

Parfois, je vois passer sur telle ou telle rive
Un homme clair et bon, Hubert Reeves
Le moderne chez lui rejoint les millénaires
Mais son chant n'atteint pas le front des milliardaires
J'ai envie d'écrire mais je ne sais pas quoi
Vous narrer mon parcours de vedette ?
Au Casino du sang, le roi de la plaquette
Ne cherchez pas longtemps, c'est bien moi
Je marche à petit pas au bras de mon cancer
D'un certain côté parfois ça sert
C'est pas si con, Coco, quand on se dit chanteur
De mourir d'un concert du pancréateur
Rassurez-vous amis, nous n'en sommes pas là
La mort, cette inconnue, n'a pas donné le la

J'ai envie d'écrire, mais je ne sais pas quoi
La mort, je l'avoue, me laisse coi. "



Je vous laisse cette impression et vous dit à très bientôt ! Stay tuned ! 

par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 21 septembre 2007

Deuxième boucle dédiée à la funk, avec quelques leçons de danse de Mister Dynamite, le bien -nommé James Brown. 

Faites de la place chez vous, et essayez le "funky chicken", la danse du robot, le pas de danse glissant et le tout sur un fond sonore ... funky, bien évidemment ! On ne pouvait rêver meilleur professeur. Il disait à ce sujet: « Je leur ai appris tout ce qu’ils savent, mais pas tout ce que je sais ! ».

Et promis je reviens très rapidement avec quelques articles un peu plus travaillés.

par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 12 septembre 2007

Un retour funky pour vous faire partager la musique funky de ce groupe de la côte ouest américaine (San Francisco pour être précis), Breakestra.

A l'origine de ce projet, Tackett et son complice Mixmaster Wolf qui décident de remonter aux origines du funk de papa James Brown. Une musique dans la plus pure tradition (et de l'esprit) des années 70: un funk épuré et groovy.

Le groupe sort son premier single "Getcho Soul Togetha" en 1999 chez Stone Throw - c'est cette vidéo que j'ai décidé de vous faire écouter.

 
Breakestra - Getcho Soul Togetha

S'en suit leur premier album "The Live Mix Part 2" en 2001, essentiellement des reprises.

J'ai décidé de porter plutôt mon attention sur leur dernier album "Hit the Floor" sorti chez Ubiquity en 2005. Toujours du funk, mais cette fois-ci il s'agit de compositions originales, et non de reprises. Musicalement, les titres sont toujours aussi réussis et débordent toujours autant d'énergie.

Vous pouvez écouter les titres de cet album en cliquant : ICI

par yannis publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 18 août 2007

School 's in ! Your lesson is about to begin. Grab a pen ... car il est temps d'évoquer la disparition de Max Roach en ce 17 août 2007. Loin de moi l'idée d'une rubrique nécrologique, mais plutôt d'une ode musicale.

Né le 10 janvier 1924 d'une mère chanteuse de gospel, il reçoit sa première batterie à l'âge de 12 ans, et débute quatre ans plus tard, remplaçant au pied levé le batteur malade de l'orchestre de Duke Ellington. Il fait tout de suite sensation, et le tout New York en parle. Bien qu'il étudie à la Manhattan School of Music, il se forme surtout dans les boîtes de nuit de Harlem, notamment au Minton's Playhouse, où il participe avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie à la naissance du be-bop.

Un véritable maître de l'improvisation et de l'innovation rythmique. Il enregistre Birth of the Cool avec Miles Davis. En 1954,  il fonde avec le trompettiste Clifford Brown un des légendaires quintette qui fait évoluer le be-bop vers le hard-bop. Quintette qui a trop peu duré, étant donné la mort accidentelle de Clifford Brown et de Richie Powell. Il poursuit sa carrière en enregistrant sous son nom, mais aussi avec Thelonious Monk, Sonny Rollins, Freddie Hubbard, Hank Mobley ... Il s'essaye aussi à des projets "spécifiques" en incorporant des choeurs, des chanteuses (comme Abbey Lincoln, avec laquelle il sera marié de 1962 à 1970) et même avec des quartets de cordes frottées (incluant pour l'occasion sa fille Maxine).

A partir de 1958, il prend fait et cause pour la défense des droits civiques des noirs américains, publiant des albums engagés tels que We insist ! Freedom Now Suite. La musique comme engagement et sa vision de la musique comme reflet et source de responsabilité envers la société dans son ensemble. Il est ainsi aux côtés de Martin Luther King ou de Malcolm X.

Il participe également à l'émergence du free jazz. Dans les années 1970 et 1980, on le retrouve en duo avec Archie Shepp, Anthony Braxton, Cecil Taylor et Abdullah Ibrahim, et aux débuts des années 1980, il fut l'un des premiers jazzmen à collaborer avec des rappeurs.

On le retrouve également en 1985 avec Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif Keita lors d'un concert pour la libération de Nelson Mandela. Puis enseignant à l'université dans le Massachusetts.

Je vous laisse découvrir ou ré-écouter la vidéo de 1970 "I have a dream" - le discours de Martin Luther King avec Max Roach en fonds musical.

 
Max Roach drum solo

Petite discographie non exhaustive (que tout le monde peut complèter en ajoutant son commentaire -désolé pour l'anglais mais la traduction en français ne s'y prête pas trop...)

- Clifford Brown / Max Roach (1954-1955; Verve). Now reissued in expanded form, the first album of the jointly led quintet features iconic tunes like Duke Jordan's "Jordu" and Brownie 'Daahoud" and "Joy Spring", on which Roach plays one of his brilliant solos entirely with brushes.

- Deeds not words (1958, Riverside /OJC). After the departure of Sonny Rollins and bassist George Morrow, Roach picked up the pieces by hiring the Memphis team of Booker Little and George Coleman, and wrote striking&n