Our-Mess-Age

 

L' inspiration d'un artiste, la musique de tous ...


 

REVERIE MUSICALE EN LIVE:  tu cliques, tu cliques, tu cliques ...

Miguel Zenon 4tet @ Duc des Lombards (09/07/11)

Terence Blanchard 5tet @ Duc des Lombards (28/06/11)

Ambrose Akinmusire 5tet - When the Heart emerges glistening (Live in Paris - 25/06/2011)

Stéphane Belmondo 4tet - "The Same as it never was before" au Café de la Danse le 16 Juin 2011

Autour de Sonny Rollins "Saxophone Colossus" avec Jacques Vidal, Alain Jean-Marie, Philippe Soirat, Eric Barret @ Abbaye Jazz Club Paris (09/06/2011)

Jazz @ Prague: Limited Edition / Agharta Gang / Big Band / Victor Wooten & JD Blair featuring Steve Bailey / Laco Deczi NY Celula

Les Musiques à Ouïr: Duke et Thelonius / The Dirty Dozen Brass Band @ Banlieues Bleues 2011 (Aulnay sous Bois - 07/04/2011)

 Tirtha: Vijay Iyer, Prasanna, Nitin Mitta / Portal - Lubat: Improvista (Banlieues Bleues 2011 @ Clichy sous Bois)

Autour de Wes Montgomery avec Jacques Vidal, Alain Jean Marie & Gilles Clement @ Abbaye Jazz Club (26/03/11)

Diverse feat. Rodolphe Lauretta & Tony Tixier @ La Centrale (25/03/11)

A riot called Nina - Napoleon Maddox & the Boxettes (Banlieues Bleues 2011 @ La Courneuve)

Miroda @ La MenuIserie de Pantin (19/03/2011)

Joe Lovano Us 5 @ New Morning (15/03/2011)

Kreol Jazz @ New Morning (12/03/2011)

Erik Truffaz 4tet @ La Cigale (02/03/11)

Jacques Vidal 4tet @ Abbaye Jazz Club (26/02/2011)

Magic Malik Orchestra @ Sunset (25/02/11)

Ari Hoenig 4tet @ Sunside (24/02/11)

Ladell McLin Trio et Kahil El' Zabar & the Ethnic's feat. Nona Hendryx (Cachan - 29/01/11) / Melvin Van Peebles Wid Laxative & the Arkestra Chamber (Villejiuf - 05/02/2011)

Jacques Vidal 4tet célèbre Ella Fitzgerald (Abbaye Jazz Club - 28/01/2011)

Rodolphe Lauretta "Magnetic" 5tet @ Sunside (18/01/11)

Giovanni Mirabassi Trio @ Sunside (21/12/10)You and the Night and the Music 2010 @ l'Olympia (20/12/10)

Rodolphe Lauretta 4tet invite Hermon Mehari: from Paris to Kansas City (23/11/10 - Baiser Salé)

Charlie Parker et son héritage: Jacques Vidal 4tet (28/10/10 - Abbaye Jazz Club)

Trombone Shorty & Orleans Avenue with guest Lenny Kravitz (13/10/10 - New Morning)

Christian Scott 5tet (11/10/10 - New Morning)

Jazz à la Villette 2010: Saul Williams, Gil Scott Heron /Pete Rock, Stefon Harris & Robert Glasper's Experiment / Robert Aaron; Robert Glasper's Experiment & Bilal

Jason Parker 4tet (Lucid Jazz Club Seattle - 27/08/2010)

Yaron Herman Trio (Sunside - 01/08/2010)

Jacky Terrasson New Trio (New Morning - 29/07/2010)

  Roy Hargrove Quintet (New Morning - 28/07/2010)

    Julien Lourau, Bojan Z Duo + Joachim Kühn Out of the desert (02/04/2010 - Banlieues Bleues)

  Roy Hargrove Quintet (New Morning Paris - 25/07/09)

    The Soul Rebels / Galactic (Banlieues Bleues - 14/03/09)

Archie Shepp & Chuck D - Sons d'hiver (06/02/2008)

Erik Truffaz - Salle Pleyel (2007)

Banlieues Bleues 2007

Public Enemy - Zenith (2007)

Manouche Factory (2007)

Sons d'hiver 2007

BB King - Zenith (2006)

Festival de jazz du Parc Floral et autres concerts - Eté 2006

 

Festivals, Concerts

Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 23:28

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A two hours live performance for the release of his new album "Black Radio", but also his own birthday.

 

A night to remember, gathering people from the jazz and the hip hop scene, jazz pianists as Tony Tixier and Karlos Rotsen in the audience. All of them, to see the american pianist who has increasingly worked to meld the genres.

 

What is the most remarkable about his new album is how Robert Glasper is able to embrace and borrow many musical influences. Robert Glasper and his Experiment band interact with the vocalists rather than taking the spotlight for themselves. It gives a cohesive album, avoiding the patchwork people might feel when looking at all the "special guest" of the album (Badu, Lalah Hathaway, Bilal, Erykah Badu, Lupe Fiasco, Musiq Soulchild, Mos Def and Hindi Zahra).

 

Scratch the surface ... and his jazz identity emerges. Music is improvisation, no matter what so-called genre people need to put it into. Being an artist without any boundaries, whatever controversy he might face. The Experiment is about freedom. Spontaneity is the guiding factor. His touch, the rythm, the information given by the whole band, whatever the songs are (Nirvana's "Smells Like Teen Spirit" or John Coltrane's "A love supreme" with Casey Benjamin's vocoder vocal).

 

A spontaneous spirit of adventure and experimentation. Big Experiment !

 

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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 07:47

 

TRIO CELEA, PARISIEN, REISINGER : Autour d’Ornette COLEMAN

 

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Eclosion d’un trio majuscule qui réimagine avec bonheur et délectation le somptueux répertoire du pionnier free jazz, Ornette Coleman. Une paire rythmique composée de Jean-Paul Celea à la contrebasse et Wolfgang Reisinger à la batterie, qui s’acoquine avec l’avenir du saxophone made in France en la personne d’Emile Parisien, qui devient un habitué du festival Banlieues Bleues.

 

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Les deux premiers acteurs sont capables de nager dans les eaux profondes de l’improvisation collective et sont de subtils maestros dans l’art du trio depuis des décennies. Pour preuve, leur collaboration avec des maîtres comme Dave Liebamn et Joachim Kûhn. Cette année, ils ont ouvert le festival Banlieues Bleues en compagnie du jeune et audacieux saxophoniste Emile Parisien. Une réussite et une exploration délicieuse des thèmes insoumis et éternels d’Ornette Coleman.

 

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McCOY TYNER TRIO invite JOE LOVANO

 

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Une deuxième partie magistrale. Un magnifique cadeau fait aux amateurs de jazz. McCoy Tyner, le dernier géant avec le saxophoniste Sonny Rollins. Le complice éternel de John Coltrane. Une rencontre au sommet de l’émotion, de l’improvisation et de la tradition sans cesse réinventée.

 

Si Hank Mobley, Wayne Shorter, Max Roach, Joshua Redman ont un jour ou l’autre foulé les planches aux côtés de McCoy Tyner, son piano reste à jamais associé à John Coltrane. Ensemble, ils ont gravé une pluie de chef d’œuvre et chamboulé l’histoire du jazz.

 

Pour n’en citer que quelques uns : « Giant Steps », « My favorite things », « A love Supreme » … où McCoy Tyner fut le co-architecte de la cathédrale sonore bâtie par John Coltrane.

 

Au banquet de cette magnifique soirée, l’un des plus brillants saxophonistes ténors : Joe Lovano, accompagné à la contrebasse par Gerald Cannon et Francisco Mela à la batterie.

 

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Une arrivée sur scènes de ces trois derniers musiciens, suivis quelques secondes après par McCoy Tyner, de blanc vêtue avec sa sacoche en bandouillère. Sous l’ovation, il s’installe au piano et entame avec un premier thème aérien, « Fly with the Wind ». S’en suit la composition « Blues on the Corner ». Un blues de douze mesures en quatre temps avec exposé du thème et succession des solistes : Tyner, Lovano, Cannon et Mela.

 

Puis c’est « Walk Spirit, Talk Spirit » l’une de ses nombreuses compositions qu’il reprend fréquemment en live. Puis « African Village », « Search for Peace » puis « Moment’s Notice », une composition de John Coltrane. Pour finir par un hommage rendu à Duke Ellington avec « In a mellow tone » où Joe Lovano se donne à cœur joie de jouer avec les temps forts et les temps faibles.

 

La 29ème édition du festival Banlieues Bleues ne pouvait mieux débuter !

 

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Sur les traces d’Oum Kalsoum

 

Voix du monde, musiciens de la sphère jazz ou contemporaine, des artistes de tous horizons se sont unis pour une création multiforme en hommage à l’incomparable voix égyptienne, Oum Kalsoum. Un hommage à celle que l’on surnommait l’Immortelle, la Quatrième Pyramide d’Egypte, « Thouma » la voix d’or, et qui restera une des personnalités marquantes du monde arabe et une artiste inégalable par sa force créatrice.

 

Etre à l’écoute de l’orient, celui avec qui nous vivons, quotidiennement. Celui qui surgit d’un poste de radio ou de télévision, lorsque nous déambulons dans les villes, lorsque nous sommes attablés dans un café. Souvent, la voix d’Oum Kalsoum se fait entendre, sans même que nous le réalisions. Jusqu’au jour où nous entendons, soudain avec attention, ce que pendant tout un temps nous entendions sans y prêter vraiment attention. Cette voix, qui embrasse l’orient du 20ème siècle, par ses savants et longs mélismes, nous emmène en une exploration d’un univers où chaque moment recèle une subtilité. Toute la puissance évocatrice d’un orient séculaire, subtil et généreux se donne alors à entendre.

 

D’où ce concert ambitieux qui a réunit un plateau exceptionnel d’artistes. La Palestinienne Kamilya Jubran, chanteuse et oudiste experte en expériences, a énormément appris en l’écouant, tout comme la Marocaine Aïcha Redouane, référence du répertoire arabao-andalou, ou la Tunisienne Ghalia Benali, remarquée pour ses reprises des chansons de la grande Dame …

 

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Kamilya Jubran

 

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Wael Elkholy

 

L’astre continue de briller avec éclat dans les âmes des chanteuses arabes, mais aussi d’éclairer la lanterne des hommes, comme le suggère la présence dans cette grande fresque musicale du chanteur égyptien Wael Sami El Kholy mais aussi du compositeur Arnaud Petit, des musiciens Daniel Yvinec, Vincent Artaud, Magic Malik avec un projet « l’Orient ici » présenté en seconde partie de soirée. Chacun à leur manière, Daniel Yvinec et Vincent Artaud, avec l’ensemble Satie, des musiciens de l’ONJ et du flutiste Magic Malik, ont proposé une évocation de cette musique à la fois légendaire et encore si présente aujourd’hui. Ces évocations associaient des musiciens « classiques » avec des musiciens de jazz et de musique improvisée. La présence de la figure d’Oum Kalsoum était constamment proposée dans ces pièces de musique, sous forme d’emprunts de bande sons. Un vaste songe et une très belle soirée en laquelle chacun pouvait se perdre pour mieux se retrouver.

 

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Azzedine Jazouli

 

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Ghalia Benali

 

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Magic Malik

 

1èrepartie

 

Aicha Redouane et son ensemble

 

Aicha Redouane voix, Habib Yammime riqq, Salah El-Din Mohamed qânûn, Safwan Kenani violon, Issa Murad oud

 

Morceaux interprétés :

- Al Nahda Wasla – une suite de la période de la renaissance

- Samâ î Iraq (instrumental de Zaki Mohammad Agha (1777-1846)

- Mouwashshah – Anâ min wajdi (Moi, je pleure et je chante de passion) – anonyme

- Qasîda – Wa haqqika anta I-monâ (En vérité tu es mon but et ma quête) – poésie de Imam Abdallah Al Shubrâwi et composition de Shaikh Abu Ila Mohammad (1878-1927)

 

Kamilya Jubran

 

Kamilya Jubran voix, oud

 

Morceaux interprétés :

- dôr –emtal hawa, poésie de Yahia Mohammad et composiiton de Zakaria Ahmad (1936)

- taqtouqa – akoun saiid, poésie de Hasan Sobhi et composition de Zakaria Ahmad (1936)

 

Wael Elkholy

 

Wael Elkholy voix, oud

 

Morceaux interprétés :

- Monologue – In Kount Asameh – poésie de Ahmad Rami et composition de Mohammad El Qasabgi (1927)

- Qasida – Aghadan Alqak, poésie de Al Hadi Adam et composition de Mohammad Abdel Wahab (1971)

- Taqtouqa – Ahlel Hawa, poésie de Bairam Al Tounsi et composition de Zakaria Ahmad

 

Ghalia Benali et son ensemble

 

Ghalia Benali voix, Moufadhel Adhoum oud, Azzedine Jazouli percussion

 

Morceaux interprétés :

- Qaddeit Hayati, poésie d’Ahmad Rami et composition de Riyad Sonbati (1937) 

- Qasida – El Atlal, poésie de Ibrahim Nagi et composition de Riyad Sonbati (1966)

 

2èmepartie

 

Arnaud Petit chef d’orchestre & composition ; Daniel Yvinec contrebasse et composition ; Vincent Artaud basse électrique, claviers, composition ; Malik Mezzadri flûte ; Martine Gagnepain piano ; Fidel Fourneyron trombone ; Benjamin Doussetessier saxophone ; Claire Stangaro violoncelle, Benoît Masson marimbas & vibraphone ; Antonin Tri Hoang saxophone alto & clarinette ; Pierre Perchaud guitare ; Ronan Coutry contrebasse ; Fabrice Moreau batterie ; Christophe Chari régisseur d’orchestre.

 

 

CAROLINE + GUILLAUME ORTI

 

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Rencontre entre le quartette de jazz «Caroline » fondé par la contrebassiste Sarah Murcia et le saxophoniste Guillaume Orti. Un quartette qui carbure depuis 2001 aux énergies de la musique improvisée. Un mélange détonnant entre rock et jazz. Aux commandes la contrebassiste Sarah Murcia ouvertes à toutes les expériences – d’Higelin à Magic Malik – le guitariste Gilles Coronado, le batteur Franck Vaillant et le saxophoniste Olivier Py. Pour cette première partie, les voilà qui embarquent un passager d’exception avec le saxophoniste Guillaume Orti, autour d’un répertoire percussif et composé par la contrebassiste.

 

ANDY SHEPPARD, MICHEL BENITA, SEBASTIAN ROCHFORD : Trio Libero

 

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Un maître mot pour le nouveau trio aérien du saxophoniste préféré de Carla Bley. Une musique libre et aérienne propice à la rêverie et à la découverte des grands espaces. A l’occasion du festival Banlieues Bleues, le complice de prédilection de Carla Bley depuis plus de vingt ans a réuni autour de lui deux éléments aussi opposés que complémentaires. Le contrebassiste rock Michel Benita, comparse d’Aldo Romano et d’Erik Truffaz notamment, et le batteur Sebastian Rochford, fondateur de Polar Bear et partenaire de Bojan Z comme de Pete Doherty. Une seconde partie qui fut une véritable réussite : une musique aérienne semblant défier les lois de la gravité, des sonorités féeriques au saxophone et contrebasse, et une rythmique minimaliste.

 

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JUKEBOX

 

Ou comment cinq jeunes électrons libres du jazz hexagonal détournent les mélodies populaires. Mené par le jeune pianiste Fabrizio Rat, ce quintette transformiste s’approprie des tubes du siècle passé pour les recomposer à leur sauce. Tout y passe : les mélodies d’Elvis, celles de Lio … Piano préparé qui carilonne comme un balafon, cuivres qui préfèrent le souffle à la note ou contrebasse frottée. Les cinq musiciens explorent toutes les possibilités de leurs instruments pour générer une musique entre free jazz, explorations électro-acoustiques et pop déglinguée.

 

 

ROMANO, SCLAVIS, TEXIER invitent BOJAN Z & NGUYEN LE

 

Après deux décennies d’oriniriques déclarations d’amour à l’Afrique, les trois grands du jazz hexagonal ont décidé d’électriser leur musique nomade en invitant deux caractères trempés : le transcendant Bojan Z et l’hendrixien Nguyen Lê.

 

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Clarinette, contrebasse, batterie : une formule d’une fluidité enivrante qui va droit au cœur et aux tympans. Une musique ensoleillée et novatrice née au début des énnées 1990 pour une tournée en Afrique. Et que l’on peut retrouver avec un triptyque mis en images par le photographe Guy Le Querrec.  Un road trip enlevé, enfiévré, mélodique au sein duquel ils ont bien voulu accueillir deux princes de l’improvisation européenne, Boyan Z et Nguyen Lê, pour le plus grand bonheur de l’audience réunie sous le chapiteau d’Epinay- sur –Seine.

 

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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 23:30

 

MARCUS STRICKLAND 5tet @ Duc des Lombards (05.03.2012)

 

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Marcus STRICKLAND (Sax)

David BRYANT (Piano)

Ameen SALEEM (Bass)

E.J. STRICKLAND (Drums)

 

At 30 years old, Marcus Strickland was already the sideman of Roy Haynes, Myron Walden or Pat Metheney. MarcUS and his brother Enoch Jamal, drummer, are already central figures of the present wave of dynamic and open-minded jazz. They both have impressive style and musicality and are able to draw on a wealth of jazz references without losing an ounce of originality and purpose.

 

Marcus’ leadership seems natural on soprano saxophone as well as tenor. He puts weight and presence behind his sound, such on the track “Portrait of Tracy” by Jaco Pastorius. On tenor, he advanced a muscular but sophisticated style, responding as much to his partners Ameen Saleem on bass and David Bryant on piano as they did to him.

 

In addition, E.J. Strickland’s approach to the drums reflects a mature understanding of the role of the drums to jazz. He is able to create a distinct character to each song, both as a composer as a drummer.

 

A must see for any jazz lovers !

 

 

WALTER SMITH III 4tet @ Sunside (31.03.2012)

 

Walter SMITH III saxophone tenor

Sam HARRIS piano

Harish RAGHAVAN contrebasse

Justin BROWN batterie

 

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Accomplished musicians, fast of spirit, more brilliant than moving, being able to surprise themselves and the audience, an intense energy and a lack of “easy” seduction.

 

Jazz in a pure state. Walter Smith has grown with Roy Haynes, Roy Hargrove, Terence Blanchard and especially Ambrose Akimusire. All together, they symbolize the rising new generation of the American jazz.

 

In the absence of Ambrose Akinmusire, Walter Smith was the leader of the band, helped on the second set by one of the most inventive saxophonist Logan Richardson (previously members of Jason Moran, Billy Hart, Nasheet Waits, Joe Chambers …). He debuted as a bandleader with his 2007 critically acclaimed album “Cerebral Flow” and was also a member of Jason Moran project celebrating a reshaping of Monk’s historic performance at Town Hall. His next appearance will be for the release of the 1stalbum of the French pianist Tony Tixier, along with Burniss Earl Travis II on bass and Kendrick Scott on drums (April 27thand 28that Sunside Paris). Ambrose Akinmusire 5tet will make his first appearance at Banlieues Bleues Festival on April 11th.

 

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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 21:50

  MILK, COFFEE & SUGAR

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Des textes finement ciselés dans lesquels sont abordés des thèmes tels que le métissage culturel. Un métissage culturel qui fait également écho au métissage musical du groupe. Et par extension des thèmes plus globaux comme les problèmes sociaux, les rapports Nord-Sud, la mondialisation … Ou comment allier musique et réflexion, avec pour seul moteur : une certaine honneteté intellectuelle et la musique comme lieu de vie . Un hip hop conscient tout en se défaissant des clichés.

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Plus encore, des styles complémentaires, des valeurs communes et un désir d’évoquer leur racines africaines forment le socle d’une amitié solide entre Gaelle Faye et Edgar Sekokla. Ils sont également accompagnés par de talentueux musiciens: Guillaume Poncelet(clavier/rhodes, trompette), membre de l’Orchestre National de Jazz, et d’Arnaud Renaville (programmation et la batterie) du groupe Electro Deluxe. Un groupe indépendant et auto-produit qui mérite le déplacement !

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Vous pourrez trouver leur premier album du titre éponyme du groupe "Milk, Coffee and Sugar". Mais aussi, le second roman chez Sarbacane d' Edgar Sekokla "Adulte à présent " et le premier album solo de Gaelle Faye " Pili Pili sur un croissant au beurre".

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Un voyage musical subtil, au pays des mots et au service du hip hop !

 

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MICHAEL KIWANUKA

 

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Une valeur sure de la soul pour Michael Kiwanuka, chanteur et compositeur, avec son EP encensé par la presse et qui a remporté le convoité BBC Sound of 2012. Un talent à l'état pur qui a conquis l'ensemble de la salle subjugué par  cette voix profonde. Son album est sorti fin mars chez tout bon disquaire !

 

Mayer Hawthorne

 

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Originaire de Ann Arbor dans l'état du Michigan,Mayer Hawthorne se souvient d'écouter de la soul music et du jazz dans la voiture de son père. La musique de Détroit: Smokey Robinson, Michael McDonald, Juan Atkins mais aussi J Dilla.

 

Son premier album "How Do You Do" chez Universal Republic Records est un ode à la musique Motown. Mais pas uniquement puisque Snoop Dogg participe sur le titre "Can't stop".

 

Un cocktail vibrant faisant la part belle aux vocalistes.

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 22:48

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Billy COBHAM - drums
Michael MONDESIR - bass
Jean-Marie ECAY - guitar
Christophe CRAVERO - fender rhodes & violin

 

Co-former of a jazz-rock group called dreams in 1969-1970 with Randy and Michael Brecker, but also a member of Miles Davis band on some of his keys albums such as Bitches Brew, Live-Evil and Jack Johnson, he found with John McLaughlin one of the greatest jazz-rock fusion group of all: Mahavishnu Orchestra.

 

Two are considered to be innovative and enormously influential. "Sprectrum" (1973, Atlantic), a classic jazz-rock album which is notable for its light and shade. Jimmy Owens plays some excellent trumpet and the late Joe Farrel is his usual impeccable self. But the real  star is the rythm-section. The second album is "Billy's Best Hits" (1985-87; GRP) - a compilation of tracks from Warning (1985), featuring Cobham with a guitar and keyboard quintet, and Picture This (1987) on which he leads a group of stars including Ron Carter, Randy Brecker, Grover Washington and Tom Scott.

 

Cobham remains a dominant drummer. His playing combines great power and rythmic clarity with a most musical sensitivity and subtlety.

 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 22:35

L'un des évènements musical de la rentrée !

 

Pour rendre hommage à l'un des plus grands musiciens du 20ème siècle, Thelonious Monk, le pianiste Jason Moran a conçu un évènement original. Un concert multimédia où les photographies de W. Eugène Smith et des extraits de conversations (notamment avec son arrangeur Hall Overton) accompagnent une relecture de la musique jouée par Monk lors d'un des concerts historiques dans l'histoire du jazz que chacun peut réécouter: "The Thelonious Monk Orchestra at Town Hall" (1959).

 

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Une collaboration rendue possible par le San Francisco Jazz Festival qui confia cette recréation à Jason Moran. Ce dernier avait eu écho d'enregistrements des répétitions de Monk détenus par l'université de Duke Ellington. Le compositeur de Round Midnight est d'habitude peu bavard, mais cette fois-ci pour son premier concert avec big band, Monk était obligé d'expliquer les rouages de ses compositions, ses attentes envers les musiciens ...

 

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Jason Moran, piano / Tarus Mateen, basse / Nasheet Waits, batterie / Byron Wallen, trompette / Jason Yarde, saxophone alto / Denys Baptiste, saxophone ténor / Fayez Virjii, trombone / Andy Grappy, tuba

 

L'originalité du concert de Jason Moran vient de son désir de ressusciter ce concert en mêlant musique et images du concert de 1959, d'y intégrer la voix de Monk, mais aussi de doubler la musique originale de Monk en compagnie de 7 musiciens.

 

Mais plutôt que de parler en terme élogieux cette magnifique soirée, je vous laisse lire la note de programme rédigée par Vincent Bessières:

 

Le 28 Février 1959,Thelonious Monk donne un concert au Town Hall de New York quasi unique en son genre: il n'y apparaît pas comme de coutume en quartette mais à la tête d'une formation de dix musiciens qui interprètent un florilège de ses compositions spécialement arrangées pour l'occasion. Epaulé par le compositeur Hall Overton, Monk a soigneusement préparé ce concert très particulier, notamment par une série de répétitions qui se sont déroulées dans un immeuble du Flower District de Manhattan , dans lequel plusieurs artistes ont installé leur loft. Parmi eux, le peintre David X. Young mais surtout le grand photographe W. Eugène Smith, passionné de jazz, qui a pris l'habitude d'enclencher son magnétophone dès qu'une note de musique se fait entendre dans les étages.

 

Lorsque, un demi-siècle plus tard, Jason Moran a reçu la commande de "relire" les pages de cet illustre concert, le jeune pianiste a fait mieux que de se repasser le disque tiré du concert par le label Riverside: il s'est immergé dans les bandes de Smith qui gardent la mémoire du processus qui a mené Thelonious Monk des répétitions jusqu'à la scène. Non dans un souci de reconstitution mais pour s'imprégner de l'esprit de Monk, pénétrer ses mystères, sa présence, son phrasé, et approcher ce personnage singulier de l'histoire du jazz. Ancien élève de Jaki Byard, compagnon de route de Charles Mingus et d'Andrew Hill, figure avant-gardiste du label Blue Note, Jason Moran est un pianiste qui peut légitimement se revendiquer de l'influence de Monk. Par son ancrage dans une tradition qui remonte jusqu'à l'école du piano stride, par son sens du discontinu et ses ambiguïtés harmoniques, par la dimension percussive de son toucher, qui rappellle les angularités de Thelonious. Pourtant, Moran n'avait que peu joué sa musique. Il a fallu ce projet exceptionnel pour qu'il s'y attaque.

 

Plutôt que de rejouer le répertoire à l'identique, le pianiste de Houston a pris le parti de le distancer, de le livrer tel qu'il résonne dans son esprit: In My Mind, tel est le sous-titre de ce concert dans lequel, casque sur les oreilles, Jason Moran joue avec, joue contre, joue par-dessus ou par-dessous la musique de Monk. " J'essaie de ne pas l'aborder comme le contenu d'un CD mais comme un objet, explique-t-il. Comme si je n'en avais pas grand-chose à faire - alors que c'est tout le contraire!". Une approche décalée, loin de la reprise révérencieuse, qui témoigne de l'impact durable sur son travail de la pensée hip-hop avec sa culture du sampling, ses mises en boucle et ses techniques de copier/coller, ou bien de ses collaborations avec des artistes contemporains tels Adrian Piper ou Kara Walker.

 

 

 


 

 

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 10:15

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Piano: Karlos Rotsen; Saxophone: Irving Acao; Contrebasse: Damian Nueva; Batterie: Arnaud Dolmen

 

 

Dans la famille des jeunes pianistes caribéens, il faut compter (dans la liste déjà bien fournie) avec Karlos Rotsen.

 

Révélation du Festival Biguine-Jazz 2010 où il présentait son premier album "Bon Air", il cultive le riche patrimoine musical antillais, en y intégrant divers horizons. Il le dit lui-même: " je vais chercher une partie de mon inspiration dans le patrimoine musical antillais, surtout dans les rythmes traditionnels que je remanie en y introduisant des éléments d’autres genres comme, par exemple, la « nu-soul » ou la musique latine, tout en gardant l’esthétique et le son du jazz. Le but est de sortir de tout cela un son frais".

 

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Un jazz plein de fraicheur, qui revisite aussi la tradition avec originalité et passion. Et aidé en cela, par un 4tet de choc, dont notamment le fougueux saxophoniste Irving Acao qui a montré en l'espace d'une soirée toute l'étendue de sa technique et musicalité, notamment sur un duo avec le batteur Arnaud Dolmen.

 

 

 


 

 

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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 22:31

A Tribute to Willie Dixon: "Electric Willie" - Elliott Sharp Quintet

 

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" I am the blues ", est-il arrivé de dire à Willie Dixon. De son vivant, Willie Dixon fut autant apprécié pour son rôle de contrebassiste que pour ses talents de compositeur, d'arrangeur et de producteur. Le succès du label Chess comme la définition et la diffusion du "West Side sound", du nom de l'un des plus vastes ghettos de Chicago, n'auraient pas été les mêmes sans l'apport de Willie Dixon, notamment aux côtés de Muddy Waters et de Howlin' Wolf. Ou aux côtés de Chuck Berry et de Bo Diddley. "The Willie Dixon Project" a l'immense mérite de rendre hommage à ce musicien. Ce projet est aussi l'émanation d'un inclassable, d'un guitariste issu de la scène downtown new-yorkaise, Elliot Sharp. Mélange blues, soul, rock des chansons de Willie Dixon. Un délice.

 

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Elliot Sharp Guitares; Eric Mingus, Tracie Morris Voix; Melvin Gibbs Basse; Don Mc Kenzie Batterie

 

 

Wadada Leo Smith's Organic

 

Membre influent du groupe d'Anthony Braxton en 1969 ou bien participant au tribute de Miles Davis de Henry Kaiser dans les années 1990, Wadada Leo Smith multiplie les projets depuis plus de dix ans. A cette occasion, Wadada Leo Smith reprend les choses là où le Miles Davis "électrique" les avait laissées au milieu des années 1970. Une volonté certaine de révèler les liens qui l'uniraient au "Dark Magus".

 

Pour ma part, je vous conseille son album "Procession of the Great Ancestry" (1983; Chief), avec notamment le percusionniste Kahil El Zabar et le guitariste blues Louis Myers.

 

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Wadada Leo Smith Trompette; Michael Gregory, Brandon Ross, Lamar Smith Guitares; Okkyung Lee Violoncelle; John Lindberg Contrebasse; Skuli Sverrisson Guitare basse; Pheeroan Aklaff Batterie

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 21:24

Craig Taborn & Vijay Iyer Duo

 

Quel duo de pianistes pour cette 1ère partie. Stupéfiants de technique. Deux pianistes, 4 mains, autant d'idées et d'improvisations, et une indépendance rythmique et mélodique des deux (quatres!) mains assez incroyable.

 

DSC04303-1.jpgCraig Taborn, piano

 

L'un et l'autre ont sorti en 2010 deux disques en solo ("Solo" de Vijay Iyer et "Avenging Angel" de Craig Taborn) qui sont une contribution majeure au langage actuel du piano comme instrument improvisateur.

 

Le concert de ce soir était à l'image de ces musiciens venus de New York: milles éclats de notes prises dans un bloc laissant entrevoir des mélodies qui se compliquent et se renversent, dans les graves et les aigus.

 

DSC04299-1.jpgVijay Iyer, piano

 

"Ivey - Divey" Don Byron Trio

 

Depuis ses débuts en leader au début des années 90, Don Byron n'a eu de cesse de brouiller les pistes, s'acoquinant avec des rappeurs, interprétant certains lieders allemand ou quelques compositions d'Olivier Messian, revisitant le répertoire rhythm 'n' blues de Junior Walker, enregistrant des disques live survoltés qui sont comme des forums d'improvisateurs, glissant du swing au bop au free ...

 

A l'occasion de cette soirée, le clarinettiste et saxophoniste tenor a creusé un autre sillon: la formule orchestrale trouvée par Lester Young dans les années 40, un trio sans contrebassiste avec Nat King Cole au piano et Buddy Rich à la batterie. Un trio qui savait se faire remarquer par le ton et les improvisations de Lester Young et par le lyrisme des solos au piano de Nat King Cole. Le pari de Don Byron s'est soldé par une réussite et un grand plaisir pour le public !

 

DSC04335-1.jpgDon Byron, clarinette et saxophone tenor

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 22:49

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William Parker (contrebasse, guembri, shakuhaschi ou flûte en bambou japonaise) - Sangeeta Bandyopadhyay (chant) - Mola Sylla (chant, m'bira, n'goni) - Bill Cole (instruments à anche double, atenteben ou flûte en bambou ghanéenne) - Rob Brown (saxophone alto) - Klaas Hekman (saxophone basse, flûte, piccolo) - Cooper-Moore (piano, flûte, banjo) - Hamid Drake (batterie, tambour sur cadre)

 

William Parker est un musicien comme les autres hommes - il y tient. Et pourtant. Contrebassiste, mais aussi joueur de trompete, de zintir, de kora, de balafon, de dumbek, de gralle .. soliste et souleveur d'orchestre, conducteur-clé et accompagnateur-clé, improvisateur et compositeur, inspiré conteur et créateur de jeux, cet homme est avant tout un rassembleur d'esprits et d'énergies, faisant inlassablement le lien entre les générations, redistribuant des forces accumulées depuis fort longtemps dans la musique qu'il libère et la philosophie qu'il délivre.

 

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Universal Tonality est un orchestre d'un autre genre que William Parker a réuni pour interpréter le 4ème mouvement d'une suite inédite, "How The World Changed It Self: The Red Giraffe With Dread Locks".

 

" Le concept musical qui est utilisé à travers cette série de pièces est celui de Tonalité Universelle. C'est l'idée selon laquelle toutes les musiques sont en quelque sorte liées les unes aux autres". Quant au jazz d'ailleurs, l'intéressé ne le pense pas isolément, mais comme une "Black Mystery Music", car ce sont les Noirs qui ont créé cette musique, bien que nous ne sachions pas comment au juste. Comment Monk est-il Monk ? C'est un mystère, c'est l'inconnue de l'équation, le facteur X, ce que l'on ne parvient jamais à déchiffrer. Et c'est aussi valable pour toutes les autres musiques: il y a l' "European Mystery Music, la "Folk Mystery Music" ... Cela n'a rien rien à voir avec la technique, cela n'a rien à voir avec le style. On peut incorporer n'importe quel élément dans n'importe quelle musique: un blues, un rythme punk, n'importe quoi ... Ce qui compte, c'est la manière avec laquelle on s'y prend, c'est comment l'on transforme les choses" (William Parker).

 

Car William Parker ne se soucie que modérément de "repousser les limites", pas plus qu'il ne veut éprouver de limitations: il les reconnaît pour mieux les franchir, il les prend pour ce qu'elles sont ou devraient toujours être, des multiplicateurs de possibilités. La composition de son orchestre d'un soir en est la parfaite illustration: la diva de jazz est remplacée par une chanteuse venue d'Inde du Nord, Sangeeta Bandyopadhyay, et le crooner de jazz par un chanteur venu du Sénégal, Mola Sylla. En parallèle, son compère Bill Cole utilise des instruments à anche double pour épauler les saxophonistes Rob Brown et Klaas Hekman, tous embarqués sur des rythmes tournoyants prodigués par Hamid Drake à la batterie et Cooper-Moore au piano.

 

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Au-delà des couleurs vocales et instrumentales, la musique sans frontières jouée par William Parker et son orchestre est un véritable rassembleur d'esprits et d'énergie !

 

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Le concert a été suivi d'un débat entre William Parker et le public, au cours duquel le contrebassiste a pu partager sa vision de la musique. William Parker se voit comme un conteur d'histoires ("story teller"), plutôt que comme un musicien, car pour ce dernier, tout est musique. Je vous laisse sur la dernière phrase pleine de bon sens de William Parker adressée à un spectateur: "You are music. If you can't go to a concert, listen to yourself".

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