(mon) Paris Jazz Festival 2012 @ Parc Floral

Publié le par yannis

Enrico Rava Quintet "Tribe"

 

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Enrico RAVA trompette; Gianluca PETRELLA trombone; Giovanni GUIDI piano; Gabriele EVANGELISTA contrebasse; Fabrizio SFERRA batterie

 

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Indéniablement l'artiste de jazz le plus respecté d'Italie, Rava a commencé par s'initier au trombone avant d'adopter définitivement la trompette suite à la découverte de Miles Davis. Il n'a jamais cessé d'explorer les possibilités de cet instrument depuis, et sa musique atteint une ampleur lyrique inédite depuis la formation de ce quintet au sein duquel brille l'un des artistes fétiches du Paris Jazz Festival, Gianluca Petrella.

 

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Ibrahim Maalouf

 

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Ibrahim MAALOUF trompette; Yvan ROBILLIARD fender rhodes; Laurent DAVID basse; François DELPORTE guitare; Xavier ROGE batterie; Youenn LE CAM flûte, biniou, trompette

 

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Une entrée remarquée sur la scène jazz internationale avec un cocktail détonant d'électro-jazz-funk habité par ses racines libanaises. Dôté d'un talent fou, d'une élocution et lyrisme à la trompette (à 4 pistons!), Ibrahim Maalouf explore de nouveaux territoires. A l'image de son dernier album "Diagnostic", dernier volume d'une trilogie musicale, mais aussi sur scène où il propose un show à l'énergie hautement contagieuse.

 

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Eric Legnini & The Afro Jazz Beat "The Vox"

 

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Eric LEGNINI piano,fender rhodes; Hugh COLTMAN voix; Thomas BRAMERIE contrebasse; Franck AGULHON batterie

 

L'afro, avec ses rythmes obliques, à l'image de ceux des glorieuses années 1970 de Tony Allen. Le jazz, qui cherche et improvise au goût du jour. Le beat, enrichi par le funk et le hip-hop, jusqu'à la transe. De ces trois ingrédients essentiels ? Un hommage explicite à Fela, quelques clins d'oeil au swing afrojazz anglais, le tout porté par la voix soul & folk de Hugh Coltman et le piano percussif de Legnini.

 

Mulatu Astatké

 

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Mulatu ASTATKE vibraphone; James ARBEN saxophone; Byron WALLEN trompette; Alexander HAWKINS piano; Vincent SEGAL violoncelle; Neil CHARLES basse; Thomas SKINNER batterie; Richard BAKER percussions

 

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Le père de l'éthio-jazz a su créer un mélange unique de jazz moderne, de mélodies traditionnelles éthipiennes, de rythmes latins et d'afro-funk. Ancien élève de Duke Ellington, Mulatu Astatké révolutionne le concept même du jazz depuis un demi-siècle, aussi bien dans son pays natal où il jouit d'un statut de star qu'à New York ou à Londres. Sa présence sur la bande son du film Broken Flowers de Jim Jarmusch a largement contribué à le faire connaître depuis dans le reste du monde.

 

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Orchestre National de Jazz "Piazzolla !"

 

Daniel YVINEC direction; Eve RISSER piano, flûte; Vincent LAFONT claviers, électronique; Antonin-Tri HOANG saxophone alto, clarinettes; Matthieu METZGER saxophone; Joce MIENNIEL flûtes; Rémi DUMOULIN saxophone ténor, clarinettes, Sylvain BARDIAU trompette, bugle; Pierre PERCHAUD guitare, banjo; Sylvain DANIEL basse; Yoann SERRA batterie.

 

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Davantage qu'un simple hommage respectueux au grand maître de la musique "classique" argentine, ce programme a été arrangé par le brillant Gil Goldstein (partenaire, entre autres, de Miles Davis, Gil Evans, Pat Metheny ou encore Michael Brecker). 

 

Le travail d'arrangements s'intéresse autant aux mélodies et aux rythmes développés dans les compositions du maître argentin, qu'à son jeu de bandonéon, composantes essentielles qui font la saveur si particulière de sa musique.


Pour dresser ce portrait vivant et libre, il fallait une véritable collaboration. Daniel Yvinec et Gil Goldstein ont travaillé ensemble à New York afin d'élaborer des scénarios pour chacun des titres abordés. Ils ont imaginé de croiser, à travers de fascinants effets de miroirs, différentes compositions de Piazzolla à l'intérieur d'une même pièce, mais aussi d'évoquer la présence d'autres artistes qui l'ont influencé. Les ombres de Carlos Gardel, Alberto Ginastera, Roberto Di Filippo, Gil Evans... se mêlent ainsi à son univers.

 

Restait à trouver le moyen, sans avoir recours à l'instrument, de personnifier le bandonéon de Piazzolla, de faire entendre son phrasé sensuel et tumultueux. D'où l'idée d'un bandonéon "virtuel" réparti entre les divers membres de l'orchestre. Et ce, sans que l'auditeur ne puisse rien rater de la subtile mélodie. Un ensemble orchestrale qui peut - en certaines circonstances - se transformer en bandonéon "solo". Ainsi, en l'espèce d'une heure et demie, on aura pu goûter aux morceaux emblématiques de Piazzolla, comme Libertango, Vuelvo al sur ...

 

Une relecture inédite qui a fait de cette soirée de clôture du Paris Jazz Festival un délicieux voyage !

 

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Publié dans Festivals - Concerts

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