Ibrahim Maalouf (New Morning - 25/11/09)

Publié le par yannis




Je vous avais déjà parlé d'Ibrahim Maalouf à l'occasion de son premier album "Diasporas" et de son concert l'année dernière à l'Alhambra. Sa musique ne me laisse pas indifférent ... à tel point qu'il a même fait l'objet de la question 171 du "Jazz Quiz: 300 questions pour (re)découvrir le jazz en s'amusant" paru en septembre 2009 chez Parigrammes (191 pages) pour la modique somme de 7,90 euros et que j'ai co-écris.

Depuis l'année dernière, j'avais eu l'occasion de le voir sur France 2 en 2ème partie de soirée, avec une reprise personnelle et remarquable du chef d'oeuvre de Miles Davis: "Ascenseur pour l'échafaud". Et d'avoir des échos de son passage au Festival de Jazz d'Alger.


J'attendais donc avec impatience le deuxième opus. Puis le résultat du concours du "Meilleur Public", puisqu' Ibrahim Maalouf a fait chanter à chacun de ses publics une même mélodie avec la promesse que la plus belle version figurerait dans son prochain album. Chose promise, chose due ! Les vainqueurs du concours sont les 1,500 bretons du Crozon, un verre à la main, chantant cette mélodie avec autant d'enthousiasme qu'un chant floklorique breton !

Rendez-vous était donc pris le 25 Novembre au New Morning. Après une première partie mettant en lumière Misty Miller, une jeune chanteuse de 15 ans avec son oukelele, fille du Dominic Miller (guitariste de Sting), Ibrahim Maalouf fait son introduction seul. Son souffle pur et solaire met ses fans à genoux ... avant d'être rejoint par ses musiciens.

Compositions échevelées, improvisations lumineuses, un jazz où se fondent sa culture arabe et son imprégnation occidentale. Un souffle qui est à la fois sonorité et identité. Un précieux moment Live, à l'image de son dernier album scindé en deux disques Disoriental, plus oriental (mais pas tout à fait), et Paradoxitental, davantage occidental (mais pas complétement, vous l'aurez compris).

A l'approche des fêtes de fin d'année, un album à offrir à ses proches. Il en ressort des rencontres éminentes avec le luth du franco-iranien Bijan Chemirani, le piano jazz du franco-américain Jacky Terrasson, le chanteur français d'origine libanaise Mathieu Chedid (alias M), l'oudiste palestinien Adnan Jubran, ou le rappeur West Coast Lollibob.


L'appétit de ce trompettiste, collectioneur des premiers prix de Conservatoire, est sans fin. Tant mieux !

Cerise sur le gateau, au moment des nombreux rappels du public, la reprise de Liberian Girl du regretté Michael Jackson (en mode Libanaise girl au moment de l'improvisation) et le duo avec Dominic Miller sur Fields of Gold.




Avant d'aller acheter son nouvel album, vous pouvez découvrir les photos du concert en cliquant ICI !

Stay tuned !

Publié dans Festivals - Concerts

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