Gregory Porter @ La Cigale (02.06.2012)

Publié le par yannis

 

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Deux albums « Water » (2010) et « Be Good » (2012) en à peine deux ans, et un artiste acclamé, à peine a-t-il fait son entrée sur la scène de la Cigale.

 

D’emblée, un charisme, une voix chaleureuse et sophistiquée. Gregory Porter se distingue par son phrasé jazz influencé par l’esprit du gospel et de la soul. Il a d'ailleurs baigné très tôt dans les gospels songs. S'il s'inscrit dans la tradition soul des années 1970, celle de Donny Hathaway notamment, il dispose d'un phrasé stupéfiant et d'une capacité rare à savoir raconter une histoire en faisant passer de l’émotion.

 

Mais il n’est pas seulement une voix. Il est aussi, et surtout, un formidable compositeur. L’écriture recèle une évidente nécessité pour cet amoureux de Nat King Cole. Ecrire ses propres chansons lui permet de donner plus de sens à ce qui relève de sa propre expérience, de son vécu et ce qui le touche profondément. L’une d’entre elle, « 1960 What » a d’ores et déjà des allures de classique instantané (un message politique et une ligne de basse funky qui ne laisse personne indifférent). Quant au nouveau titre « Be Good », il a fait chavirer l’ensemble du public de la Cigale, tout comme « On My Way to Harlem ». De la même manière, les grands standards sont revisités avec délectation par ce chanteur qui clame une grande admiration aux grands maîtres du passé, comme Skylark d’ Hoagy Carmichael.

 

Une interminable standing ovation pour l’espoir n°1 du chant jazz au masculin. Ce dernier sera de retour à Paris en juillet, en compagnie du Lincoln Jazz Orchestra de Wynton Marsalis. Une formation plus à même de mettre en valeur l’immense talent de ce chanteur qui ne cesse d’explorer le spectre le plus large des sentiments humains.

Publié dans Festivals - Concerts

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