Ari Hoenig 4tet @ Sunside (24/02/2011)

Publié le par yannis

 

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Rares sont les batteurs aptes à captiver le public durant un long récital en solo. Sauf l'insurpassable Max Roach, peu ont essayé. Pour cela, il faut être maître des rythmes et des timbres, mais aussi de la mélodie.

 

Et Ari Hoenig sait faire chanter à ses tambours des chansons d'amour: s'amuser à jouer lui-même le thème sur ses toms en laissant au pianiste le soin de marquer le rythme comme dans son dernier album "Lines of Oppression", en reprenant le morceau "The Painter" (album : The Painter Live at Fat Cat NYC) ou bien seul sur scène au début du second set avec "This little light of mine" (album: Inversations).

 

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J'ai eu le plaisir de le découvrir en 2004/2005 à New York quand ce batteur de Philadelphie, installé à Brooklyn, jouait régulièrement les lundis soir au Smalls en compagnie du pianiste français Jean-Michel Pilc.

 

Groove, générosité conviviale et capacité à modifier le rythme à tout moment en lui faisant suivre la mélodie (la réciproque étant vraie !). Tout est là ! Sa technique et sa musicalité fait de lui le chéri des clubs de New York et la coqueluche des meilleurs pianistes. Citons notamment Kenny Werner, Bojan Z ou Tigran Hamasyan comme sur le dernier album d' Ari Hoenig 'Lines of Oppression".

 

Cette soirée au Sunside était l'occasion de le découvir au sein de son nouveau quartet, avec une formation accueillant Gilad Hekselman à la guitare, Orlando LeFleming à la contrebasse et  un jeune surdoué du clavier encore peu connu ici, mais déjà consacré à New York, le roi du piano estonien Kristjan Randalu

 

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Pour ceux qui ne connaissent pas de fantasque batteur, je vous invite à découvrir la vidéo d' Ari Hoenig 4tet au Festival de Jazz de Montreal 2010.

 

 

 

The painter 


Publié dans Festivals - Concerts

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