Stanley Jordan au New Morning - 27/07/07

Publié le par yannis

         

 

La première fois que j’ai découvert Stanley Jordan et Charnett Moffet, c’était en 1997 en regardant la vidéo cassette de leur concert Live in New York au Manhattan Center (21 Mars 1989). Quand j’étais aux Etats-Unis, j’ai vainement essayé d’assister à un de ses concerts … Et quand on sait qu’il avait quelque peu laissé sa carrière pour étudier la « music therapy » au sein de l' « American Music Therapy Association » … bref … je me disais que je ne le verrais certainement pas en France …

 

Que nenni ! Puisqu’il était présent au New Morning ce vendredi 27 juillet 2007, en compagnie de Charnett Moffet (contrebasse) et David Haynes (batterie).

 

Stanley Jordan entre en scène, discrètement, en arborant un grand sourire timide. Une fois, le concert commencé, on le sent investi par la musique. Il est « ailleurs ». Il débute en solo en interprétant des morceaux d’une grande musicalité, toujours en utilisant la technique dite du « tapping » (the « hammering-on » technique), ce qui lui permet de jouer à la fois la partie de basse d’une main et la partie musicale de l’autre. (Vous ne vous en souvenez plus ? Allez voir l’article du 13 juillet dernier où ils interprètent « Autumns leaves »). Avant d’être rejoint par Charnett Moffet et David Haynes.

 

Autre surprise … Stanley qui joue au piano de la main gauche tout en jouant de la guitare avec sa main droite … puis de la main droite du piano et de la main gauche de la guitare … Etant placé derrière le piano, c’était assez amusant et impressionnant de voir ses mains pianoter les deux instruments sur le reflet du piano …

 

Charnett Moffet … Les connaisseurs (dont une fidèle lectrice de ce blog) se souviennent de son père percussionniste et trompettiste Charles Moffet, lequel officiait avec Ornette Coleman, qui était également le témoin de Charles à son mariage. D’où le prénom de Charnett ! Musicalement, il a de qui tenir donc… Avec sa technique et sa musicalité, il est le pendant naturel de Stanley Jordan. Petite anecdote: quand Stanley Jordan ne sourit que timidement, Charnett lance des sourires, des clins d’œils au très bon batteur batteur David Haynes et au public.

 

Je vous laisse découvrir plus de photos dans la rubrique «  Our-Mess-Age » puis « It’s all about musicians ».

Publié dans Festivals - Concerts

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Marc MOREAU 26/02/2008 21:33

Bonjour,Je ne peux qu'adhérer ! C'est exceptionnel d'avoir un tel phénomène de la guitare à Paris. J'y étais ! Le concert s'est prolongé jusqu'à plus d' 1 h du matin et il va être édité en DVD chez INAKUSTIK Track Listing/Features: Yesterday A Place In Space Song For My Father All Blues New Morning Improv Improvised excerpt from Bela Bartok's concerto for orchestra 2nd movement Mozart's Piano Concerto No 21, 2nd movement Now's The Time Naima Because Amazing Grace Return Expedition Bonus Materials: In conversation with Stanley Jordan NTSC Region 0; 130 Minutes

yannis 26/02/2008 21:51

Voilà une bonne nouvelle ! Je vais tacher de le trouver ce live. J'en garde un très bon souvenir: près de trois heures de live, avec un musicien que je revais de voir depuis des années.Merci pour l'info marc et au plaisir de te recroiser sur mon blog ici ou là.

Debby 03/08/2007 01:23

Et bah ... moi, il m'a sidéré le pti stanley spécialiste du tapping !!! Fallait bien venir de chicago et faire un master de "Music therapy " pour en arriver là .... pour le coup c'est bien plus qu'une thérapie !!Un grand moment de jazz, pimenté par Charnett Moffet jouant de la contre basse avec une pédale Wawa .... un succès ! Bravo Yannis pour ton choix, c'est une grande decouverte pour moi, et si vous ne connaissez pas cet artiste je vous invite vraiment à le decouvrir, c'est un pur bonheur .

y. 03/08/2007 07:54

Et une convertie de plus :-)
Pas trop de mérite, étant donné que tu appréciais déjà le jazz. Mais c'est sur qu'en live, c'est autre chose.

Milady 31/07/2007 06:52

Ben oui, Charles Moffett... Ils ont d'ailleurs de jolis prénoms, les rejetons. Y'a aussi un Codaryl... hommage à qui ? J'en sais trop rien (mais j'ai toujours trouvé que ça faisait un peu laboratoire pharmaceutique, comme prénom).Aussi : c'est quand-même mieux quand les musiciens sourient sur scène, au moins on a l'impression qu'ils sont contents d'être là, et pas à l'usine.Enfin : les photos du Jazz Coin ne sont pas de moi, elles viennent du dossier de presse (moi j'étais à plus de cinquante mètres de la scène, pour avoir une place devant et pouvoir shooter le chef d'orchestre, il aurait fallu que j'arrive vers 18 heures... quatre heures avant le début !)Bon à cette heure-là, pas grand-chose à rajouter !

y. 01/08/2007 07:59

C'est déjà très bien comme commentaire quelque soit l'horaire où tu l'as écris :-)