Ari Hoenig

Publié le par y.

Je remettrai mes posts consacrés à Roy Hargrove à une prochaine fois afin de vous présenter ce jeune batteur américain, Ari Honig, dont le nouvel album vient de sortir (Inversations) et que j'ai acheté à la fnac aujourd'hui ... Je publie donc ce post tout en écoutant son dernier album ! Et j'en profite pour faire un peu de publicité pour cet artiste que j'apprécie beaucoup (en même temps, en a-t-il vraiment besoin ...)

J'ai eu la chance de l'écouter plusieurs fois en 2005 dans son fief new yorkais, sur les conseils d'une amie, au Small's / Fat Cat Jazz Club (183 West 10th Av. et 7th St.), et notamment avec le pianiste français Jean-Michel Pilc.

Il est véritablement surprenant par son jeu, son écoute de ses partenaires et sa virtuosité. Une maîtrise totale de son instrument, aussi bien rythmique que musicale. Et j'avoue que cela a été une découverte pour moi, ayant comme préjugé que les instruments phares du jazz band sont les instruments ayant le chant ... Que nenni ! La batterie n'est pas uniquement un référentiel rythmique, mais est à part entière un instrument musical ! (pourtant j'aurais du le savoir, avec le batteur Max Roach et son compère trompettiste Clifford Brown dans les années 1950 ... Que voulez-vous les préjugés sont tenaces ... ou l'ignorance tout simplement ...).

J'en garde un souvenir impérissable: après avoir payé ma cover, je m'installe pour écouter le premier set du trio qui débute à 22h... pour mieux rester écouter le deuxième set et sortir de ce club de jazz véritablement chaleureux (et pas à la recherche des clients qui "consomment" - ie le Blue Note) vers 1h30 du matin avec pleins de notes qui se bousculent dans ma tête ... Le meilleur souvenir musical lors de mon séjour new yorkais ... Et la manière un peu désarticulée d'Ari Hoenig sur sa batterie est parfois désarçonnante. Mais alors quel rendu ! 

Pour l'anecdote, la personne à l'entrée qui perçoit la "cover" est l'ancien propriétaire des lieux. Dans l'obligation de revendre son club de jazz en faillite, il a demandé aux repreneurs de l'employer afin de rester dans ce lieu qui a du bercer une bonne partie de sa vie ... Il est donc là à 22h à l'entrée, juste en bas des escaliers et vous y attend avec son vieux chien ...

Petite biblio: Né le 13 novembre 1973 à Mount Airy dans l’état de Pennsylvanie, il est le fils d’une violoniste classique et d’un chef d’orchestre et chanteur classique, accessoirement pianiste et guitariste. C’est par le piano et le violon qu’il s’initie tôt à la musique. Puis à 12 ans, il opte pour la batterie. Très rapidement, il fait partie d’un programme éducatif de jazz pour jeunes instrumentistes au sud de Philadelphie, organisé par Lovett Hines. Il rentre ensuite à la Settlement Music School de Philadelphie et dans le All-City Jazz Band. Il prend des cours particuliers avec Carl Mattola. Alors qu’il est lycéen, il joue dans les clubs de la ville, notamment au sein du trio du pianiste Orrin Evans. Il rejoint ensuite l’université du Nord Texas, et Earl Harvin. En 1996, il décide de partir pour New York. Il y rencontre le pianiste français Jean-Michel Pilc et le contrebassiste François Moutin, et ils forment un trio, dont le succès ne s'est jamais démenti jusqu'à présent ...

So what ? Je pourrai vous faire découvrir son nouvel album (Inversations) ou bien sa participation dans le dernier album de Bojan Z (Xenophobia) mais je préfère vous faire écouter un titre que j'ai écouté de nombreuses fois là bas et que j'apprécie tout particulièrement: The Painter (du nom de l'album également - The Painter Live at Fat Cat Jazz Club). J'aime tout autant l'idée d'un artiste - qu'il soit musicien ou peintre - peignant son oeuvre musicale ou picturale ...

Rassurez-vous ... mon prochain post concerne toujours le même artiste afin de découvrir une photo de lui prise au Festival de Jazz du Parc Floral de Paris en juillet 2006 !

Pour écouter The Painter, cliquer :  Ici

Son site internet est: www.arihoenig.com 

Le site du bar du club de jazz new yorkais est : www.smallsrecords.com

ou bien www.fatcatjazz.com

ps: le morceau à écouter met plus à l'honneur le saxophoniste et le pianiste. J'ai fait le choix du morceau coup de coeur, car cela évoque de bons souvenirs. Je ne saurais trop vous conseiller d'acheter son dernier album pour mieux découvrir Ari Honig, et ce que j'appelle "méler avec bonheur rythme et musicalité" (même si ce premier morceau vous donne un avant-goût :-)

Publié dans Let the music play

Commenter cet article

etienne 16/02/2007 18:11

tout pareil que toi Yannis !
comme je le disais sur le Royaume TRognesque, je l'ai vu en concert dernièrement au côté de Bojan Z et whaou la claque
j'avais jamais rien entendu de lui jusque là, et en live il est vraiment impressionnant (éclipsé tout le monde ce soir là, magique)
je sais ce qu'il me reste à faire maintenant : chopé le inversations dont tu parles !

y. 16/02/2007 18:21

Tu ne vas pas le regretter ! Un cd tout simplement magnifique ! tu m'en diras des nouvelles !

Milady 03/12/2006 05:16

Ben... à part aller démarcher les distributeurs, je ne vois pas beaucoup de solutions... et ça, à moins d'avoir un pote qui bosse dans le milieu (et encore !), c'est du boulot, de la prise de tête et souvent beaucoup de déceptions...Bon dimanche à toi Yannis et keep on keeping on !

y. 01/12/2006 10:29

Si vous avez apprécié le titre "The Painter" en écoute, et que vous avez des idées pour promouvoir cet album tout particulièrement, n'hésitez pas à écrire à : luke@smallsrecords.com
Le dernier album "Inversions" d'Ari Honig est quant à lui en vente à la fnac.
I f you loved the music "The Painter", and you have ideas to promote this album, do not hesitate to write to luke@smallsrecords.com
And the last album "Inversions" of Ari Honig is already on sale at "La Fnac". 

Luke Kaven 01/12/2006 08:02

Merci beaucoup for the lovely things you said about Ari and The Painter.  We are still looking for distribution for this record in France.  If you have any ideas for me, please do write to me.  See you at Smalls à bientôt!Luke KavenSmalls Records

Lady Domi 30/11/2006 05:44

Très beau jeu de cymbales, très léger et aérien. J'aime les batteurs qui ne se mettent pas en travers du chemin du soliste, ceux qui écoutent, ponctuent, ceux qui font respirer la musique. Et Ari Hoenig est de ceux-là. Jolie redécouverte !