J4ZZ: Yaron Herman Solo (24/09/2009)

Publié le par yannis

Une très belle initiative menée par la Mairie du 4ème arrondissement de Paris, en collaboration avec le Laboratoire de la création, le projet J4ZZ à partir de la rentrée de septembre 2009.

Une initiative ouverte aux passionnés de jazz, amateurs ou néophytes ... à tous ceux qui sont curieux et qui veulent se faire une idée. Et totalement gratuite !

"La vie ressemble beaucoup au jazz, elle est plus belle quand on improvise" (George Gershwin),  tel est le leitmotiv de cette programmation qui fera swinguer la salle des fêtes jusqu'à juin 2009 !

Voici le programme !


Yaron Herman Solo




La Mairie du 4ème arrondissement accueillait en ce jeudi 24 Septembre, le tout jeune pianiste izraëlien Yaron Herman. L'un des plus étonnants pianistes que l'on puisse entendre aujourd'hui. Et pourtant à peine dix ans de musique derrière lui pour ce jeune musicien qui à l'âge de 16 ans était basketteur de l'équipe cadet d'Izraël. Une blessure, et un destin qui le pousse, pour notre plus grand bonheur, vers les touches d'ivoire et d'ébène.

Certains ont peut être découvert (tout comme moi), la révélation instrumentale aux Victoires du Jazz 2008, par son dernier album "Muse", en trio avec le contrebassiste Matt Brewer et le batteur Gerald Cleaver.

Les plus chanceux l'auront peut être entendu à 20 ans à peine, quand le public se pressait pour écouter ses concerts solos dans le squat artistique de la rue de Rivoli.

Une très belle entrée en matière pour la saison 2009/2010, et une invitation à partager ce processus qu'est l'improvisation en jazz. Puisque les musiciens viennet improviser ! Et l'improvisation, outre la prise de risque, est de l'ordre du singulier, parce que tout simplement unique. Et Yaron Herman est unique de ce point de vue là. Ce dernier lui-même dit ne pas savoir ce qu'il va jouer quand il monte sur scène.

Un concert d'une rare intensité et musicalité. Il a su créé des tensions avec force et conviction, propice à installer des climats. Une énergie débordante, assis ou debout.

Citons la belle reprise d'une chanson de Queen "We are the champions". Une habitude désormais de jazzifier des standards du rock ou de la pop. De très beaux phrasés, et une émotion partagée qui est au niveau de la ferveur que cette chanson peut procurer quand elle est chantée par Freddie Mercury. Pari réussi !

Le jazz est aussi un moment de rencontres entre un artiste et un public. Le public massé dans ce qui fut la salle de bal de la Mairie du 4ème ne s'y est pas trompé, à l'image de l'ovation qui fut faite à Yaron Herman et à son professeur de piano présent dans la salle.

C'est une musique qui ne connaît ni frontières, ni limites, ni église, ni frontières. Et qui, si besoin, s'invente des territoires libérés de toutes règles.

Esprits curieux, venez vous faire vous-même votre propre idée !

Publié dans Festivals - Concerts

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