Au pays des bâtisseurs - 3/4

Publié le par yannis

Troisième article consacré aux temples situés entre Louxor à Assouan, avec un détour majestueux en Nubie pour découvrir Abou Simbel, à quelques kilomètres de la frontière soudanaise ...

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Abou Simbel


Les deux temples étaient destinés à glorifier le roi divinisé Ramsès II et sa reine Néfertari, mais aussi: le dieu solaire à tête d'épervier Ré- Horakhty, le dieu thébain Amon Ré et le dieu memphite Ptah.

La façade donne le ton par son envergure et sa splendeur, avec les quatre colosses de Ramsès II. A l'intérieur, des décorations exaltent le statut divin du roi, et sa grande épopée guerrière contre les Hittites.


Chaque année se reproduit un fait unique dans le sanctuaire de Ramses II: les rayons du soleil pénètrent dans le sanctuaire et illuminent le visage de Ramses II.  

Anecdote: lors du déplacement du temple pour éviter l'inondation par le lac Nasser, les scientifiques ont fait de multiples calculs pour reproduire ce fait unique … sans pouvoir égaler la performance des savants de l'Antiquité, puisque le rayon éclaire le visage du pharaon avec désormais un jour de retard ...

Philae



Datant du 3ème siècle avant JC, il s'agit de l'un des temples les plus importants de l'Antiquité. On y vénérait la déesse Isis (épouse d'Osiris).
Philae fut l'un des derniers endroits à pratiquer les croyances antiques. Au 4ème siècle après JC, on priait encore la déesse, à tel point que l'empereur Théodose, inquiet de cette dévotion, ordonna la fermeture du temple. L'endroit fut plus tard transformé en église par les coptes.

Anecdote: on peut y croiser tôt le matin des membres de sectes américaines vénérant cette ancienne déesse de l'Egypte ancienne ...

Déplacé de l'île originale vers l'île voisine d'Aegilka, suite à la construction du deuxième barrage d'Assouan et grâce aux efforts de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt qui a alerté en son temps la communauté internationale, ce temple demeure une merveille, entourée d'eau limpide et d'écueils de granit noir. Quant aux édifices, ils sont intacts: le pavillon de Nectanébo (dont les colonnes sont coiffées de chapiteaux floraux surmontées de formes hathoriques - visage de femme avec des oreilles de vaches), le temple d'Isis et d'Horus, la porte d'Hadrien, le temple d'Hathor, et le kiosque de Trajan.

Kombo Ombo



Dualité du temple dont la moitié sud ouest est consacrée au dieu-crocodile Sobek, et son pendant nord-est au dieu faucon Horus. On peut imaginer qu'à l'époque les bords du Nil étaient infestés par des crocodiles. On peut même voir à l'intérieur de la petit chapelle d'Hathor quelques crocodiles momifiés.

Son état général ne permet pas d'apprécier à sa juste valeur cette étonnante réalisation, puisque ce temple a également servi de carrière de pierre pour d'autres constructions. Quelques choses à ne pas manquer: le Nilomètre (puits au fond duquel des escaliers de faible hauteur permettaient de mesurer le niveau du fleuve, et accessoirement de définir le montant des impôts) et des inscriptions murales montrant les premiers instruments chirurgicaux et le Calendrier solaire.

Edfou



Longtemps enfoui sous le sable, il fut dégagé par l'égyptologue français Mariette, ce qui lui a permis de rester dans un état de conservation exceptionnel. Contrairement à Karnak, tout ici est encore debout. Sur les murs sont gravés les rituels, les cérémonies et les unions des dieux. Une encyclopédie des mœurs et coutumes religieuses. Et fait unique, c'est l'un des seuls temples ayant gardé son toit … la pénombre intérieure accentue le côté imposant de l'édifice.


La suite dans quelques jours au Caire et à Alexandrie !

Publié dans Mes pixs

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