Tracks en vrac

Publié le par yannis

Retour en cette fin novembre, avec trois albums que je désire vous faire partager.

Pour commencer, un groupe anglais de huit cuivres qui nous vient de Leeds:  "The Haggis Horn", et leur album " Hot Damn ! "

Pourquoi aller les écouter (sur leur site myspace en cliquant sur la pochette ci-dessous) ?

- du funk ( et je dois dire qu'en slalomant en vélo pendant les grève parisiennes en novembre, ça motive),
- pour découvrir les trois morceaux qui y sont en écoute ( notamment " Who's gonna take the weight ? ").
- les écouter se présenter via les trois vidéos sur Youtube,
- et bien sûr leur accent anglais :-)


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Passons désormais à ma dernière acquisition jazzistique, avec Attica Blues d' Archie Shepp

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Un album de 1972, qui symbolise véritablement le travail de musicien d'Archie Shepp, une expérience musicale qui s'intègre dans un contexte culturel, politique et idéologique. Je me suis dit que j'allais encore en faire une tartine, puis finalement je préféré laisser le soin aux anglophones de traduire le texte ci-dessous (trouvé sur allaboutjazz) aux francophones:

" Never one to be close-lipped about his anger at U.S. society or its actions, Archie Shepp delivered Attica Blues on the heels of the Attica Prison massacre. Every time Shepp's breath hits the reeds he creates an emotional vibe which all of his records have displayed. Attica Blues has all his in your face sound even though he isn't ripping jagged shards as he had in the past. The record still displays emotional angst that is every bit as powerful and distraught as Davis's celluloid images. The tracks have the deep soul of all of Shepp's finest such as On This Night and Four By Trane. The difference is Archie utilizes the arrangements as the forefront while his horn simmers in the background like an angry voice needing to be heard. Attica opens with the title track that jams urban funk while Shepp's chops ride underneath, one doesn't have to go much further to understand that Shepp has some new ideas up his sleeve. Moving forward from the palate of just free jazz, the title track employs a cornucopia of Afro-American music such as r&b and touches of gospel. The funk that chops out of this track is certainly a preview of the acid-jazz that groups like Groove Collective and Martin, Medeski and Wood would popularize in the 90s, but it certainly stands up to any popular funk that bands such as The Meters and Sly Stone produced in the same era. Although the subject matter is dark, the preparations are textured with upbeat styles. 

Manipulating the big band swing of Ellington and using some heavy vocalizing on “Steam pt. 1” and “Steam pt. 2” the record has a groove unlike any other before it. Here Archie works up classic big band ideas and then lets his free jazz sensibilities to ride along within the two varying ideas. This may be an enigma to some, thinking how could two distinct styles, one pop and one raw, ever work? But man, he works it out and it is honey to the ears. Even the vocals recall the classic big band phrasing. Shepp also utilizes some spoken word tracks that add a tense tone to the record that can easily speak for this generation as well as his.

These tracks are short pieces except for the instrumental “Invocation to Mr. Parker”;. The bits of poetry spoken portray the message of oppression whether in prison or in a society that preaches freedom but works to take it away. “I would rather be a plant than a man in this land/I would rather be a plant on this land/You can transplant a plant and it can grow free/But the man that's been transplanted can't/So you can why I'd rather be a tree with branches and leaves and grow free/If man had a choice before he is exploited then his offspring would do more than breathe/Isn't that a shame.” - the spoken piece from “Invocation: Ballad for a Child”. Tracks like this add some insight to pain that Shepp was relaying to the masses.

The highlight track, without a doubt, is “Blues for Brother George Jackson,” written in memory to slain (many say murdered) activist/prisoner George Jackson, whose diaries Soledad Brother gave a frightful insight to the plight of African-American lives inside and outside of prison in the '60s to early '70s. The track is driven by a Isaac Hayes soul groove that features some of the most emotional and heartfelt playing this side of John Coltrane's A Love Supreme. Quite simply put this is one of jazz's finest moments caught on magnetic tape.

Certainly the most haunting and distressing track is the closer, “Quiet Dawn”. Fl'gelhornist/composer Cal Massey's young daughter Waheeda sings here; her vocals are very raw and at points almost inaudible. On this closer she gives a ghostly vocal delivery, which gives the track an eerie and surreal feel that sums up an eerie era. Shepp would revisit these sounds on his next record, the equally genius companion The Cry of My People."


Un tout autre univers pour ce jongleur de mots, ce cracheur de swing, avec le dernier album à titre postume de Claude Nougaro, mais aussi son premier album sous le label Blue Note, La Note Bleue. Une association toute naturelle, entre poésie et jazz, tant ce chanteur s'est inspiré du jazz (notamment Charles Mingus, Louis Armstrong, Thelonius Monk ou Dave Brubeck), ou bien de la musique brésilienne.

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Ont collaboré, entre autres, à la réalisation de ce cd: André Ceccarelli (batterie), Eric Legnini et Yvan Cassar(piano), Rosario Bonaccorso (contrebasse), Stefano di Battista (Sax soprano), Stéphane Belmondo et Flavio Boltro (Trompette), Natalie Dessay (chant), Lionel Suarez (bandonéon). 

Comme je vous le disais, un recueil de poésie, avec notamment un titre caché "Je voudrais écrire", écrit à l'automne 2003, pendant les inondations qui ont touché le sud de la France.

Je vous laisse lire (ou relire ce poeme), qui ne manque pas d'ironie et d'humour quand on sait qu'il était malade.

" J'ai envie d'écrire mais je ne sais quoi
En France, le déluge s'amuse
Gendarmes et pompiers sont devenus les muses
De ce ciel déchaîné comme un homme qui boit
Les routes, les maisons se noient dans cette urine
De titan submergeant les salons
Les frigos, les buffets, les fourneaux des cuisines
Les parents, les enfants réfugiés aux balcons
Comme chien trempé, la terre secoue ses puces
Météo branle-bas de combat
Le pétrole s'enflamme ou bien façon anus
Il chie dans l'océan ses tonnes de caca

Parfois, je vois passer sur telle ou telle rive
Un homme clair et bon, Hubert Reeves
Le moderne chez lui rejoint les millénaires
Mais son chant n'atteint pas le front des milliardaires
J'ai envie d'écrire mais je ne sais pas quoi
Vous narrer mon parcours de vedette ?
Au Casino du sang, le roi de la plaquette
Ne cherchez pas longtemps, c'est bien moi
Je marche à petit pas au bras de mon cancer
D'un certain côté parfois ça sert
C'est pas si con, Coco, quand on se dit chanteur
De mourir d'un concert du pancréateur
Rassurez-vous amis, nous n'en sommes pas là
La mort, cette inconnue, n'a pas donné le la

J'ai envie d'écrire, mais je ne sais pas quoi
La mort, je l'avoue, me laisse coi. "



Je vous laisse cette impression et vous dit à très bientôt ! Stay tuned ! 

Publié dans Let the music play

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yannis 01/12/2007 00:10

Une fois n'est pas coutume, le premier commentaire sera le mien, un complément de mon article pour vous inciter à découvrir le site de claude nougaro, notamment la fiction en 6 épisodes. Comme une bande dessinée musicale. J'ai été tout simplement épaté par la qualité du site internet, mélant informations sur sa carrière, musique, le tout animé.