Still Kool

Publié le par yannis

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J’effectue mon retour après un mois d’absence, avec quelques photos du concert de Kool and the Gang au Zénith de Paris le 16 Octobre dernier. 
 

Soit … vous connaissez par cœur certains morceaux pour en avoir chantonné quelques uns… Un concert live dans une ambiance très funky, avec des titres comme « Hollywood Swinging » ou « Jungle Boogie », mais aussi quelques morceaux plus soft avec « Ladies night » ou « Too hot ». Et pour le final, « Celebration ».

 

 

Et un titre jazz "Summer madness, winter sadness" également car … le saviez-vous, mais à l’origine, ce groupe du New Jersey, est à l’origine un groupe de jazz formé par les frères Bell (Robert et Ronald).

 

Au tout début sous le nom des Jazziacs, quand ils avaient à peine 14-15 ans et qu’ils voulaient imiter/rejoindre leur idole : John Coltrane, Miles Davis, Lee Morgan, James Moody, Philly Joe Jones, Bud Powell …

 

 

D’ailleurs, pour l’anecdote, les parrains de Robert Bell n’étaient autres que Miles Davis et Thelonius Monk … Et les premiers disques de chevet de Ronald Bell, à l’âge de 5 ans, n’étaient autres que « Around midnight » de Miles Davis et « Blue Rondo à la Turk » de Dave Brubeck … pour débuter une éducation musicale, il n’y a pas mieux.

 

 

A la basse, Robert « Kool » Bell (et oui, le leader du groupe n’est pas le chanteur, mais bien le bassiste), Ronald Bell et Dennis « DT » Thomas au saxophone. Georges Brown à la batterie, Robert Spike Mickens à la trompette, et Claydes Smith à la guitare.

 

Les premiers concerts au Café What de New York (115 Mc Dougal Street), où ils jouaient pour quelques sandwichs le dimanche, devant Richard Pryor, Bill Cosby, Richie Havens … A l’âge de 11 ans … Les « Hootenanny Days » où chacun pouvait prendre le micro. C’est d’ailleurs lors d’une de ces soirées que Kool débuta à la basse sur « Coming Home Baby «  de Ben Tucker. Une note de basse à tenir sur tout le morceau. Rôle de bassiste qu’il tient depuis, dans le Gang.

 

 

Premiers concerts également dans un club de Jersey City, « The Coffee House », à côté de l’église Saint John. ls jouaient lors de jamm session, de 22h à 3h du matin, et le lendemain se retrouvaient sur les bancs de l’école publique. Le nom du groupe devint Kool & the Flames. Puis devint Kool and the Gang (l’idée originale étant de Gene Redd) car il y avait déjà à l’époque James Brown and the Famous Flames. Ils firent la rencontre de Donald Keys qui voulait lancer un nouveau label "Soultown", un peu comme Motown Records. Donc pendant un certain temps, ils s’appelèrent Soultown Band et accompagnaient des groupes comme the Temptations ou the Four Tops.

 

 

Sans oublier leur racines de jazz. Dixit Ronald Bell, «  Encore aujourd’hui, on préfère jouer du jazz. Mais alors du cool jazz. On faisait déjà du cool jazz bien avant qu’il ne devienne populaire. Nos racines de jazz sont fortes. McCoy Tyner, le pianiste de John Coltrane, voulait que je parte en tournée avec lui, au moment où on fondait Kool and the Gang . Il fallait que je choisisse : partir en tournée avec McCoy Tuner ou rester avec Kool and the Gang. Le destin m’a guidé...».


Ils développèrent petit à petit leur propre son, qui devint en 1968 le son « Kool and the Gang ».  Un mélange de jazz, funk et R’n’B. Surtout en l’absence d’un véritable chanteur, la version instrumentale était le cœur de la chanson, mixé souvent avec du chant parlé. Un son plus animé par la basse, la batterie et les cuivres. La basse et la batterie faisaient le funk, tandis que les cuivres jouaient les riffs de jazz par-dessus. 


Un album comme "Wild and Peacefull", avec une face A funk influencée par Motown, la musique de James Brown et celle de Sly and the Family Stones. Une face B entièrement consacrée au jazz.

 

Leur premier album intitulé « Kool and the Gang », uniquement de la musique instrumentale. Un hit qui les propulsa au Top 40.

 

 

Les ventes des albums suivants étant moindre, Gene Redd voulut leur présenter Manu Dibango (saxophoniste camerounais bien connu en France) qui avait produit un tube, Soul Makossa. Après quelques répétitions, ils préfèrent arrêter cette collaboration, au prétexte qu’ils feraient leur propre « Soul Makossa ». Question d’amour propre tout simplement …

 

Après trois jours de répétition et de jam session à New York dans un studio qui s’appelait « Baggies », ils créèrent ni plus ni moins que « Hollywood Swinging », « Jungle Boogie » et « Funky Stuff ». Les titres qui leur ont offert une liberté de production et de création. Il y eut ensuite « Open Sesame » et « Summer Madness ».

 

Puis en 1978, James « JT » Taylot rejoint le Gang en tant que chanteur, et Eumir Deodato en tant que producteur. S’en suivirent des succès comme « Ladies night », « Too hot » et « Celebration », des morceaux certes à forte connotation commerciale, mais qui ne les a pas chanté ? 

  

 

 

Bref, je ne saurai trop vous conseiller le double dvd célébrant les 40 ans du groupe, avec un concert à Denver, mais surtout un document exclusif et intime sur l’origine du groupe (d’où j’ai tiré quelques anecdotes), et surtout un retour au « Café Wha » où ils jouèrent pour la première fois il y a 40 ans. Ils reprennent quelques unes des chansons les plus jazzy de leur carrière, issues de leur album éponyme de 1969.

 

  

Stay tuned !

Publié dans Festivals - Concerts

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Milady 19/11/2007 09:45

Pfff... j'ai même honte de passer sur le Jazz Coin, effrayée par le nombre de comms sous le dernier article en date, même si ce n'est que pour cliquer sur les liens des blogs amis...Enfin.Un coucou par ici -- je suis toujours sur OB, mais pas dans les mêmes sphères on va dire... plus attirée par le css et l'aide aux blogueurs en détresse que par l'écriture en ce moment, même si j'essaie de faire redémarrer la machine sur un autre blog, en écrivant sur tout et n'importe quoi !Bises Yannis, à bientôt !

y. 01/12/2007 00:03

Et quand est-ce que l'on découvre cet autre blog et que l'on relit ton flot littéraire sur le net ?