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Das Kapital / Dave Douglas & Roy Campbell - Banlieues Bleues 2008 

 Roy Nathanson & the Jazz Passengers withMagik Malik - Banlieues Bleues 2008

Esperanza Fernandez & Renaud Garcia Fons - Banlieues Bleues 2008

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Roy Hargrove Quintet - New Morning (05/03/08)

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Le Cabaret des Musiques à Ouïr - Sons d'Hiver 2008

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Steve Coleman and Five Elements - Opus Akoben - Sons d'Hiver 2008

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Sylvain Kassap & Jacques Bonnaffe / Bernard Lubat, François Corneloup, Fabrice Vieira, Mederic Collignon - Sons d'Hiver 2008

scne_archie_and_chuck_2--copie-1.jpg
Chuck D & Archie Shepp - Sons d'hiver 2008

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Christian Scott - Sunset (02/02/08)

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Kool & the Gang - Zenith Paris (16/10/07)


Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis Quintet - Parc Floral 2007

Stanley Jordan au New Morning - Juillet 2007

Roy Hargrove Quintet au New Morning - Juillet 2007

Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample Trio - Parc Floral 2007

Kurt Rosenwilk / Conrad Herwig & Brian Lynch Band - Parc Floral 2007

Maceo Parker / Beat Assaillant - La Défense Jazz Festival 2007

Rabih Abou Khalil / Tigran Hamasyan - Parc Floral 2007

Richard Bona / Faya Dub - Parc Floral 2007

Erik Truffaz à la Salle Pleyel - Avril 2007

Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique Paris -Avril 2007

Public Enemy au Zenith Paris - Mars 2007

Festival Banlieues Bleues 2007

Manouche Factory

Festival Sons d'hiver 2007

 

BB King au Zénith -Sept.06

Roy Hargrove au New Morning - Sept.06

Buddy Guy au Parc Floral - Juil.06

 

Marcus Miller au Bataclan - Juin 2006

DOSSIER: à lire et à relire ...

Si le jazz m'était conté:

  Les racines du jazz

La Nouvelle Orléans

  Le jazz hot

Louis Armstrong

  Le temps du swing: Art Tatum et Fats Waller

  Duke Ellington

Le swing de Count Basie

  Bird, Dizzy et le Be bop

 Mainstream et Revival

Jazz cool et Jazz Wesr Coast


Le jazz hexagonal


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Akcentuate the positive

 " Don't play what's there, play what's not there " (Miles Davis) 

akcentuatethepositive@hotmail.fr

Mardi 10 avril 2007

Avec quelques semaines de retard, un compte-rendu musical des concerts de Banlieues Bleues auxquels j'ai assisté. 

Samedi 17 mars à Stains.

Bassdrumbone, un groupe de jazz américain,  avec le tromboniste Ray Anderson, le contrebassiste Mark Helias et le batteur Gerry Hemingway. Ici, l’instrument mélodique est le trombone, et force est de constater que Ray Anderson sait le manier à merveille. J’ai tout simplement adoré l’interaction qu’il pouvait y avoir dans le trio, et la sonorité pleine de fougue du trombonne. Parfois, je me suis surpris à y entendre un son très proche de la trompette. Dans le fascicule de Banlieues Bleues, il y est dit qu’ils ont quelques décennies d’aventures sonores en commun, et qu’ils ont évolué avec Don Cherry, Anthony Braxton, avec des expérimentateurs de la scène hollandaise, avec la scène funk de la Nouvelle Orléans , et se sont également intéressés à la musique africaine. Tout ça ,pour dire qu’ils ont un vécu en commun, et que cette intéraction se ressent dans l’atmosphère musicale du groupe. Très belle interprétation également de morceaux de jazz & blues par le tromboniste. Si je n’ai qu’un conseil, c’est d’aller voir absolument ce tromboniste ! J’en ai eu le souffle coupé …

La Marmite infernale : un sacré bordel musical, mais sans aucune connotation péjorative de ma part. Sous l’intitulé d’Association à la Recherche   d’un Folklore Imaginaire (l'ARFI), ce collectif lyonnais se transforme de manière perpétuelle. J’ai ainsi pu compter 16 musiciens sur la scène, ça mijote quelques fois, ça bouillonne la plupart du temps. Une explosion free jazz de sons en tout genre. Déroutant.

 

 

Mercredi 21 Mars à Montreuil.

Laurent Bardainne et Dean Bowman : « Here is to you Albert Ayler ». Une rencontre entre le saxophoniste français Laurent Bardainne, et le vocaliste américain Dean Bowman. Un arrangement des compositions d’Albert Ayler, disparu en 1970 dans le port de New York, par Laurent Bardainne, avec un orchestre assez rock et un son amplifié, et accompagné par Dean Bowman qui fait écho à cette musique par sa voix puissante et une certaine spiritualité. Petite touche également fort sympathique dans le projet, avec un cœur d’enfants d’une école primaire de Montreuil. C’est ça aussi le festival de Banlieues Bleues : un ancrage en Seine Saint-Denis, des actions musicales et un lieu de rencontres entre professionnels, amateurs, amoureux de la musique ou simple curieux.

 

 

Pharaoh Sanders : le concert que j’attendais le plus. Je n’ai pas été déçu ! Certes, il a de qui tenir, en bon disciple de John Coltrane. Un des nombreux apôtres du free jazz était donc à Montreuil pour la deuxième partie de soirée. Les timbres de son saxophone poussé à l’extrême, la manière de communier et de communiquer son plaisir, la reprise de deux morceaux de John Coltrane ( "My favourite things" et le morceau le plus romantique à mes yeux pour tout joueur de saxophone, "Naïma"). Jusqu’à présent, le meilleur live jazz de ce début d’année

Mardi 27 Mars à Tremblay en France.

Le Sacre du Tympan invite Piers Faccini, San Severino & Marcel Kanche: Selon ses propres aveux, Fred Pallem « …aime beaucoup Mingus et Ellington, mais (…) est aussi influencé par bien d’autres choses : la musique de film, le dessin animé, le cinéma en tant qu’image, le théatre, le rock, la pop, le folk, la country music, le heavy metal, la photographie, la peinture … et la pornographie ». Bref, passons sur les vices du capitaine de cette bande de joyeux drilles composée d’une vingtaine de membres. La métaphore du livret de banlieues bleues rend mieux hommage à ce groupe un peu déjanté : un navire, des escales sur des îles abracadabrantesques, des déserts de western-haricots, des contrées terrifiantes peuplées d’éléphants géants (…) et sur le pont la jeune garde déjanté se prépare à l’abordage. A cela s’ajoutait pour l’occasion d’un soirée, l’univers assez blues/rock de Piers Faccini, les chansons souriantes de San Severino, et les poêmes de Marcel Kanche. Si j’ai pu être réceptif à Piers Faccini et San Severino, je l’ai été moins à Marcel Kanche, lui préférant Eric Lareine vu en concert en février au festival Sons d’hiver. Que retenir de ce concert ? Un très bel ensemble de cuivres et un univers musical déjantée. Mon seul regret, une salle peu ou pas réceptive. Un seul rappel … 

Petit supplément musical, avec: 

- Pharaoh Sanders interprétant My favorite things de John Coltrane,

- et un morceau du groupe de jazz américain Bassdrumbone en live à Baltimore (l'enregistrement pirate ne rend pas un son fidèle). 

Allez, ce n'est que du bonheur !

Pharaoh Sanders - My favorite things

Bassdrumbone - Live An die Music, Baltimore

par y. publié dans : Festivals, Concerts
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Jeudi 5 avril 2007

Concert évènement hier soir pour le vingtième anniversaire de la sortie de leur premier album " Yo! Bum Rush the Show" .

20 ans d'une carrière, qui a véritablement décollé à la sortie du deuxième album " It takes a Nation to hold us back". Un groupe de hip hop pour lequel musique, entertainment, activisme politique & militantisme noir sont liées. Et au delà de ça, un son unique, le flow de Chuck D,  DJ Terminator X aux manettes, Flavor Flav avec ses grosses lunettes et son énorme réveil pendu autour du cou et dont les pitreries sur scène sont le pendant des diatribes engagées de Chuck D. Egalement le S1W, la troupe de danseur habillé en treillis et brandissant des armes à feu factises, sous l'oeil avisé du chorégraphe Professor Griff.  

Passons sur la première partie ... Un ex du Saïan Supa Crew ... LeeroY ... Quelques sifflets et autres bras tendus en sa direction ...

Fort heureusement. 9pm, entrée de Public Enemy pour plus de deux heures de live.

Put your fist in the air !

Reprise des morceaux qui ont fait leur renommée (parmi lesquels:  
Rebel without a pause, Black steel in the hour of chaos, Fight the power, Shut them down, 911 is a joke, Can't truss it, Fear of a black planet, Give it up, He got game, Don't believe the hype ...) et bien évidemment quelques morceaux de leur dernier album, sorti en janvier 2007, Beat and places. Ce dernier album n'épargne pas le président actuel des US .... "and his senseless war"

Terminator X a été remplacé depuis 1999 par DJ Lord. Paraît-il, Terminator X s'est lancé dans l'élevage d'autruche ... ( à confirmer). Plus un trio guitare- basse-batterie du plus bel effet, pour un groupe qui n'a jamais cédé aux sirènes des boîtes à rythme électronique (merci !)

Ils ont également dédicacé quelques morceaux à d'autres groupes de hip hop américain, dont Run DMC et Wu-Tang, auxquels ils ont emprunté pour l'occasion un titre en live. Et bien évidemment James Brown, parti il y a quelques mois...

Et en invité surprise, le free jazzman, Archie Shepp, qui fêtait en cette occasion ses 70 ans en leur compagnie, et qui s'est vraiment fait plaisir, notamment sur une version assez groove et soul de "Give it up".

Surprenant me direz-vous ? Archie Shepp ? Avec Public Enemy ?

Tout d'abord, n'oublions pas que les membres de PE sont avant tout de véritables musiciens - plusieurs instruments pour Chuck D, et Flavor Flav nous a même accrédité d'un solo à la batterie. Quant au message et à l'engagement politique de chacun, les ressemblances sont très proches.

Chuck D, définissait jadis son groupe comme un "CNN noir". Il continue désormais de partager son temps entre son métier de rappeur et ses activités militantes, notamment pour l'inscription des défavorisés sur les listes électorales. Assez éloigné du show-biz ("je ne connais pas Hollywood" - à réécouter Burn Hollywood burn - ou à propos du hip-hop qui obéirait aux décrets de l'industrie du disque: " Il y a des âmes pour lesquelles Dieu est le dollar"), Chuck D a su conservé cette forme d'art engagé ( "oui, artiste et militant, ça peut ressembler au même boulot").  

Quant à l'association musique/politique d'Archie Shepp, j'ai retrouvé ces quelques lignes d'Archie dans "Free jazz, Black Power" ( de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli): "Il n'est pas possible de voir sauter trois enfants et une église sans qu'il en reste quelque chose dans votre expérience culturelle. Voilà ce qu'est l'avant garde à mon avis" - avant-garde à propos du free jazz). Souvenous-nous qu'il y a dans le free jazz, au niveau même du travail sur le matériel musical, un point de vue culturel, idéologique et politique.  Ce qui a fait dire pendant longtemps aux critiques de jazz: (le free jazz) "ce n'est pas du jazz".

C'est mon avis et il n'engage que moi ... mais je considère que cette rencontre musicale d'un soir entre PE et Archie Shepp avait du sens, car l'un à travers le hip hop  et l'autre à travers le free jazz, ont produit un travail dont l'inscription politique est évidente et inévitable.

Au delà de ces considérations, c'était un sacré concert ! Pour conclure de la même manière que leur concert, je n'ai qu'un seul mot à dire: Peace !

Vous pouvez également aller faire un tour sur ce blog: Croiser le fer où il y a quelques vidéos (même si le son ne vraiment pas hommage à ce concert).

Mon seul regret ... ne pas avoir pris mon appareil ce soir là ... Je suis donc preneur des éventuelles photos prises lors de cette soirée !

par y. publié dans : Festivals, Concerts
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Lundi 2 avril 2007

   Promotion musicale de la part de Laure et Abdell, qui ont assisté au concert de Public Enemy au BB King Theatre à New York.  J'avais déjà évoqué ce groupe de hip hop américain Ici et   ... Comme c'est bizarre, me direz-vous ...  je vais les voir demain soir au Zenith !

 

 

par y. publié dans : Blog ouvert à ...
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Dimanche 1 avril 2007

Suite aux commentaires de Christian, Gaston et de Milady à mon article sur l'épopée du jazz sur le Bebop, Dizz et Bird, et tout particulièrement la filiation entre Louis Arsmtrong, Roy Elridge et Dizzy Gillespie, j'ai retrouvé ces quelques lignes de LeRoi Jones dans Le Peuple du blues : extraits ....

" Miles Davis avait joué très souvent avec Parker et fait de lieu des enregistrements remarquables, à une époque où il cherchait encore sa propre voie et commençait à s'apercevoir qu'il n'était pas Dizzy Gillespie. (Comme Dizzy Gillespie avait dû s'apercevoir  qu'il n'était pas Roy Elridge avant de trouver la sienne). "

Voilà c'était ma note du dimanche soir de 22h24 ... :-)

par y. publié dans : Let the music play
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Dimanche 25 mars 2007

Qui est cet artiste de jazz ?

Au fur à mesure des mauvaises réponses, je donnerai des indices. Je rappelle les règles : vous avez droit à une réponse par indice donné. Au total, 5 indices. Dès que je donne un nouvel indice, vous avez encore droit à une nouvelle proposition. Et ainsi de suite ! 

 

1er indice en image :

                                                      

 

2ème indice: à titre personnel, j’apprécie beaucoup un de ses albums de 1997 qui est un subtil mélange de musique arabo-andalouse...

Félicitations à Gaston qui n'aura eu besoin que de deux indices pour découvrir l'identité de ce contrebassiste, et du premier coup !

 

 

 

par y. publié dans : Concours communauté : Quiz musical: Whozewho
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Lundi 19 mars 2007

Trêve de plaisanterie. Il était temps que je reprenne ce merveilleux conte musical que j’avais un peu laissé en sommeil depuis le 14 janvier dernier.

 

 

Bref rappel des épisodes précédents :

1/ Les Racines du Jazz.

2/ La Nouvelle Orléans.

3/ Le jazz Hot.

4/ Louis Armstrong.

5/ Le temps du swing (1930-45) : Art Tatum et Fats Waller.

6/ Duke Ellington.

7/ le swing de Count Basie. 

 

 

Et désormais, l’épisode 8 consacré au Bebop, et tout particulièrement à deux figures emblématiques de ce courant musical, Charlie « Bird » Parker et Dizzy Gillespie !

 

 

Les précurseurs. La modernité dans le jazz n’est pas uniquement l’apanage des musiciens d’après guerre, même s’ils en font souvent leur credo. La volonté de recherche, la création sont peut être des actes moins conscients avant 1940, car mêlés au souci de ne pas se couper du public populaire.

Les innovations harmoniques découlent d’Art Tatum et d’Ellington (qui préfigure Monk), mais les pianistes Mary Lou Williams et Nat King Cole (qui pose les bases du trio) auront de l’influence sur leurs cadets. Coleman Hawkins, au saxophone, ouvre, à la suite de Tatum, la voie royale des substitutions harmoniques …

 

 

Le bebop : érosion d’un style, éclosion d’un autre. La routine, les conditions sociales, la guerre (et les nombreux musiciens enrôlés dans l’armée) et les restrictions, les frais de voyage plus élevés et l’arrivée de la télévision mettent les grands orchestres de danse en difficulté. La plupart des dancings ferment leurs portes à partir de 1947. Seuls subsitent avec peine quelques big bands renommés comme ceux de Duke Ellington, de Count Basie,de Woody Herman et quelques autres.

A cause de la grève du syndicat des musiciens de 1942 et 1943-44 , la gestation du nouveau style de jazz, le bebop, ne sera pas documentée discographiquement (si l’on excepte quelques radios ou enregistrements privés). Le bebop, ou bop, émerge réellement à partir de 1944 à la suite des rencontres et échanges entre de jeunes musiciens, dès 1940, tels Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Kenny Clarke et Charlie Christian, qui est en quelques sorte l’initiateur de la guitare électrique. Ces échanges se déroulent particulièrement au Minton’s Playhouse et au Monroe’s Uptown House à Harlem. Les clubs de jazz de la 52ème rue à New York vont être l’épicentre du bop.

Cette musique concède peu au public et n’est pas vraiment faite pour être dansée. Au départ, c’est une musique d’initiés, pour une élite de musiciens faisant appel à la virtuosité instrumentale, et à une décomposition harmonique complexe. Aussi l’arrivée du bebop va-t-elle provoquer une scission importante chez les amateurs et critiques. Les partisans du jazz classique soutiennent que le bebop et les courants ultérieurs ne sont pas du jazz, comme en France le critique et historien Hugues Panassié et son Hot Club de France. Ils surnomment « raisins aigres » les farouches partisans de la modernité qui les surnomment en retour les « figues moisies ».

Il faut également garder en mémoire qu’une partie des musiciens noirs ne se retrouvaient plus dans le swing, tel qu’il pouvait être joué par les grands orchestres blancs. Plus les critiques de jazz faites par des blancs qui ne voulaient pas reconnaître l’évolution du jazz vers le bebop…

Charlie Parker.  La grande et charismatique figure du bebop est bien sûr le saxophoniste alto Charlie Parker (1920-1955). Surnommé « Bird » (oiseau), il est issu de cette tradition de Kansas City fortement ancrée dans le blues et fait ses classes dans les big bands de Jay McShann, Earl Hines et Billy Eckstine. Après s’être associé à Dizzy Gillespie dès 1944, il forme un quintette en 1947 (avec notamment Miles Davis à la trompette). Il se produit en France en 1949. Ses problèmes de drogue lui font mener une vie erratique qui dessert quelque peu sa carrière professionnelle, mais n’altèrent en aucun cas son étonnante inspiration. Il ne verra cependant pas son 35ème anniversaire. Grâce à son imagination, son esprit novateur et sa grande technique, il crée une façon de phraser nouvelle, très véloce (doubles croches, fréquents doublements de tempo) et aux lignes mélodiques assez sinueuses et décorées. Le son et le phrasé de Bird sont très différents de ceux de Benny Carter et Johnny Hodges, ses deux grands prédécesseurs à l’alto. Improvisateur créatif et fécond, énergique et éxubérant, il sait garder, dans ses passages plus techniques, une certaine chaleur, un feeling et un swing, comme il le démontre tout particulièrement sur le blues dont il est l’une des grands interprètes. Son influence, considérable sur les tous les instrumentistes des années 1940-1950 (Sonny Stitt, James Moody, Lou Donaldson, Cannonball Adderley, Eric Dolphy, Ornette Coleman, Sonny Rollins, John Coltrane, Bud Powell, Max Roach ..) est comparable à celle d’Armstrong pour les décennies précédentes.

 

 

Dizzy Gillespie. Comme Parker, l’autre personnage phare du bebop, le trompettiste John Birks « Dizzy » Gillespie (1917-1993) a émergé au sein de big bands swing renommés : Teddy Hill, Cab Calloway, Earl Hines (où a lieu sa première rencontre historique avec Charlier Parker en 1943). Il suit Billy Eckstine dans son grand orchestre en 1944, co-dirige une petite formation avec Oscar Pettiford sur la 52ème rue puis, avec Parker, enregistre enfin en 1945 les premières faces historiques du bop. Il a le culot de fonder un big band en 1946, à l’époque où tous les autres chefs d’orchestre abandonnent la grande formation, et tient bon jusqu’en 1950. Dorénavant, il se produit en soliste, en petite ou grande formation et parcourt le monde. Son jeu, brillant et acrobatique, procède d’une grande connaissance harmonique, déroulant inventivement d’incroyables arabesques. Si Parker, compositeur occasionnel, est surtout un improvisateur, Gillespie a plusieurs cordes à son art : trompettiste, chanteur, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, faisant souvent passer auprès auprès du public la difficulté de sa musique par ses qualités de showman et son humour. Son grand orchestre renouvelle complètement le langage du big band et traumatise complètement le public parisien qui a la chance de l’entendre en 1948 à la Salle Pleyel. Sont passés en ses rangs des musiciens aussi prestigieux que Thelonious Monk, John Lewis, Milt Jackson, Kenny Clarke et John Coltrane. Excellent compositeur (Night in Tunisia, Con Alma), Gillespie est aussi l’initiateur du latin jazz moderne. On a souvent trouvé une filiation au jeu de trompette de Gillespie, de disciples en disciples depuis les débuts du jazz. Elle vaut ce qu’elle vaut, et j’avoue en être un partisan :

King Oliver => Louis Armstrong => Roy Eldridge => Dizzy Gillespie.

par y. publié dans : Let the music play communauté : Tomorrow is the question !
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Samedi 17 mars 2007

Dès lundi, la suite des épisodes " Si le jazz m'était conté", consacré cette fois-ci au Bebop et plus particulièrement à Dizzy Gillespie et Charlier "Bird" Parker.

Mais avant, une petite vidéo pour le week end datant de 1952, où Bird reçoit le DownBeat Award 1951 for the best sax album et Dizzy le DownBeat Award for the Best Trumpet of all time (les américains sont toujours excessifs dans leur congratulations). Notez également le " boys, what are you going to play for us " du présentateur ... le terme boys n'est pas anodin, et nous remémore une période pas si éloignée que ça ...

 

par y. publié dans : Let the music play
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Mercredi 14 mars 2007

Devinez qui a fini le semi-marathon de Paris en 1h50m41sec ?

Non ... aucun des coureurs ci-dessus ...

Allez promis, je reviens très rapidement avec quelques articles jazz !

par y. publié dans : akcentuatethepositive
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Jeudi 8 mars 2007

Deux anecdotes tirées de l'autobiographie de Miles Davis (avec Quincy Troupe). Mon livre de chevet, je dois bien l'avouer ... Et vous quelle autobiographie d'un musicien conseilleriez-vous comme livre de chevet ?

Miles and Brownie:

" In June 1956, Clifford Brown got killed in a car accident, along with Richie Powell, the pianist who was Bud Powell's younger brother. Man, that was some sad shit. (...) Everyone had been raving about this young trumpet player who was playing in and around Philly, who could play his ass off. I think the first time I heard him was when he was in Lionel Hampton's band, and I knew then he was going to be outstanding. He had his own way of playing and if he had lived he would have been something else.  I have read in places about me and Brownie not being able to get along becase of competition between us. That shit's not true. We were both trumpet players and we were trying to play the best we could. Brownie was a beautiful, sweet, hip guy who you couldn't help but like to be around. He was a clean-living guy who didn't hang out much. He and I got along real good when we saw each other".

Miles, a boy ?

A l'adresse d' Elaine Lorillard, organisatrice d'un petit festival pour de riches blancs américains ...

"I was sitting over in a corner, minding my own business, when the woman who had organized the festival came over ... and said something like: Oh this is the boy who played so beautifully. What's your name?

Now she's standing there smiling like she's done me a fucking favor, right? So I look at her and say, Fuck you, and I ain't no fucking boy! My name is Miles Davis, and you'd better remember that if you ever want to talk to me (...). I wasn't trying to be nasty or nothing like that, but she was calling me "boy"... ".

par y. publié dans : Anecdotes & Citations
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Mardi 6 mars 2007

Un bien étrange titre, me direz-vous ! Au cours de mon dernier week end en Belgique il y a quelques semaines, j'ai pris bien évidemment quelques photos de Gent et de Bruges (dixit la Venise du Nord). Vous pouvez aller les voir en allant dans la colonne de droite "Our-Mess-Age".

J'ai également sélectionné deux photos ... pour les rapprocher de l'Egypte ancienne. J'ai lu dernièrement l'ouvrage de Christiane Desroches Noblecourt "Le fabuleux héritage de l'Egypte". Un ouvrage qui a pour intérêt de montrer que le jeu de l'oie, l'alphabet, le calendrier, les animaux des fables d' Esope et de la Fontaine, le test de grossesse, les traitement contre la migraine ou encore les châteaux forts trouvent leur origine au coeur de l'Egypte ancienne. 

Je ne saurais trop vous conseiller de découvrir le legs insoupçonné de l'Egypte ancienne à l'Occident, aussi bien dans la vie quotidienne que dans ses fondements religieux et philosophiques les plus essentiels.

Alors intéressé (e) ?

 Les deux poissons Inet et Abdjou

Les deux poissons dans l'Egypte ancienne, Inet et Abdjou, sont capturés par le défunt qui prend possession de son âme d'hier et d'aujourd'hui. Ainsi, s'assure-t-il de la pérennité de son ancienne enveloppe terrestre et prend possession de son avenir, via la pêche de ces deux poissons. A partir du Nouvel Empire, les deux poissons ne demeurent plus que très rarement différenciés, bien que leur signification propre subsiste clairement. Pendant très longtemps, cette scène de pêche a été interprétée comme un "divertissement" du défunt,  alors qu'il s'agit en réalité des efforts du défunt pour récupérer son "âme d'hier et de demain".

Quel lien avec le poisson du Christianisme ? Les fouilles des cellules de moines installés dans le désert du sud-est d'Alexandrie ont livré des traces de poissons. On peut ainsi voir au Département des Antiquités égyptiennes (section copte)  au Musée du Louvre un des exemples de l'image dessinée par un moine sur le mur de sa cellule. On peut y distinguer très distinctement le poisson dominé par la croix. Ce poisson est à l'origine du mot ichthus, le monogramme emblème des premiers chrétiens d'Egypte, qui signifie " Jésus Christ, fils du Dieu Sauveur" ( Iesous ChristosTheou Yios Soter). Et le poisson est toujours à l'heure actuelle un symbole des chrétiens.

Le lion:

Le lion est l'évocation du maître, l'incarnation du chef incontesté. Il s'agit du lion, que le pouvoir humain a su faire plier au service de son prestige et de sa position. Pour simplifier, l'identification du souverain d' Egypte à celle d'un "lion valeureux". L'animal prête son corps à celui du sphinx (en égyptien pa-sechep-ankh), souvent doté d'une tête humaine ou parfois d'une tête de faucon ou  d'un bélier. Ainsi, très tôt, les gueules de lion ont été utilisées pour orner les sièges sur lesquels les défunts prennent place dans l'au-delà. Lorsque les romains découvriront l' Egypte, cette coutume se prolongera chez les Romains: ainsi, le lion garde les portes des temples et des palais. Au Moyen-Age, les souverains apparaissent fréquemment défendu par des têtes de lion. Ils apparaissent également sur les gargouilles, sur les loquets, les serrures de temples, ou même les fontaines.

par y. publié dans : Mes pixs communauté : Le parfum d'un voyage ...
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A lot cooler ...

 

 

 

 

A VENIR

Festival du Parc Floral du 7 juin au 27 juillet 2008

La Défense Jazz Festival du 14 juin au 29 Juin 2008


LA VIDEO DU MOIS:
  Un univers sonore,
un univers visuel, c'est la vidéo du mois.

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