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REVERIE MUSICALE EN LIVE: tu cliques, tu cliques, tu cliques ... 

 


Das Kapital / Dave Douglas & Roy Campbell - Banlieues Bleues 2008 

 Roy Nathanson & the Jazz Passengers withMagik Malik - Banlieues Bleues 2008

Esperanza Fernandez & Renaud Garcia Fons - Banlieues Bleues 2008

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Roy Hargrove Quintet - New Morning (05/03/08)

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Le Cabaret des Musiques à Ouïr - Sons d'Hiver 2008

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Steve Coleman and Five Elements - Opus Akoben - Sons d'Hiver 2008

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Sylvain Kassap & Jacques Bonnaffe / Bernard Lubat, François Corneloup, Fabrice Vieira, Mederic Collignon - Sons d'Hiver 2008

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Chuck D & Archie Shepp - Sons d'hiver 2008

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Christian Scott - Sunset (02/02/08)

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Kool & the Gang - Zenith Paris (16/10/07)


Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis Quintet - Parc Floral 2007

Stanley Jordan au New Morning - Juillet 2007

Roy Hargrove Quintet au New Morning - Juillet 2007

Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample Trio - Parc Floral 2007

Kurt Rosenwilk / Conrad Herwig & Brian Lynch Band - Parc Floral 2007

Maceo Parker / Beat Assaillant - La Défense Jazz Festival 2007

Rabih Abou Khalil / Tigran Hamasyan - Parc Floral 2007

Richard Bona / Faya Dub - Parc Floral 2007

Erik Truffaz à la Salle Pleyel - Avril 2007

Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique Paris -Avril 2007

Public Enemy au Zenith Paris - Mars 2007

Festival Banlieues Bleues 2007

Manouche Factory

Festival Sons d'hiver 2007

 

BB King au Zénith -Sept.06

Roy Hargrove au New Morning - Sept.06

Buddy Guy au Parc Floral - Juil.06

 

Marcus Miller au Bataclan - Juin 2006

DOSSIER: à lire et à relire ...

Si le jazz m'était conté:

  Les racines du jazz

La Nouvelle Orléans

  Le jazz hot

Louis Armstrong

  Le temps du swing: Art Tatum et Fats Waller

  Duke Ellington

Le swing de Count Basie

  Bird, Dizzy et le Be bop

 Mainstream et Revival

Jazz cool et Jazz Wesr Coast


Le jazz hexagonal


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Akcentuate the positive

 " Don't play what's there, play what's not there " (Miles Davis) 

akcentuatethepositive@hotmail.fr

Samedi 28 avril 2007

Avant d'arriver au jazz et à la trompette, je suis passé par la musique classique, et notamment l'alto. D'où cet article imprévu suite au décès du violoncelliste Rostropovitch. Je ne suis pas du genre à faire la "biographie-nécrologique" ... Mais j'ai en mémoire comme tout le monde, je suppose, la chute du mur de berlin en novembre 1989 et slava improvisant sur place un concert dans une atmosphère de liesse et de recueillement ( la vidéo du journal télé allemand de l'époque est  ICI). 

Un musicien qui, au delà de sa virtuosité, a montré que art peut rimer avec engagement citoyen et politique, celui-ci ayant pris par exemple la défense de Prokokiev et Chostakovitch, ainsi que de l'écrivain Soljenitsyne contre le pouvoir politique de Staline.

Pour être concis, je vous mets ci-dessous une partie de l'interview de Rostropovitch parue dans le Monde du 16 mars 2006, ainsi que la vidéo de la "Bible" révérée des violoncellistes, les Sonates de Bach (qui sonnent très bien aussi avec l'alto par ailleurs...).

Le Monde du 16 Mars 2006:

"En 1945, je me suis présenté au prestigieux Concours de l'URSS à Moscou, qui n'avait plus eu lieu depuis la guerre, et dont Chostakovitch était président du jury. L'âge limite avait été changé pour que le pianiste Sviatoslav Richter, qui avait alors 31 ans, puisse concourir. Nous avons eu le premier prix, ex-aequo. Alors Chostakovitch m'a dit : "Slava, vous êtes fatigué. Je pars en vacances avec ma famille dans une maison de compositeur et je vous invite à venir vous reposer avec moi." Pendant deux semaines, j'ai donc partagé la vie de famille de Chostakovitch, avec sa première femme, Nina, et ses deux enfants. Dans cette petite ville d'Ivanovo, située dans la province profonde non loin de Moscou, il y avait un marché aux puces. Une fois que nous nous promenions, Chostakovitch m'a dit : "On va aller voir ce magasin." C'est là que j'ai essayé mon premier smoking. Chostakovitch me l'a offert, et je l'ai gardé jusqu'à mon expulsion de Moscou, en 1974.

Je ne pouvais pas exister sans Chostakovitch. On se voyait tout le temps, il venait à tous mes concerts. Mais en tant qu'interprète de ses œuvres, je ne lui ai jamais demandé un conseil. Il était très délicat et n'aimait pas blesser les autres, au contraire de Prokofiev. Il pouvait même mentir pour ménager une susceptibilité. Il ne montrait jamais à personne ses œuvres en cours de composition. Mais il m'a quand même laissé lire le Deuxième Concerto avant son achèvement, ainsi que deux cadences pour lesquelles j'ai osé lui donner quelques indications, qu'il a gardées.

Quand il a eu fini le Premier Concerto, je suis venu le voir à Saint-Pétersbourg avec mon violoncelle. Il habitait chez sa sœur. Il était très angoissé, et moi encore plus. Il a commencé à jouer au piano. Quand il a terminé, j'étais bouleversé et je le lui ai dit. Mais il n'y croyait pas : "Dites-moi la vérité. Réfléchissez bien, je peux le rejouer, dites-moi si ça vous plaît vraiment." J'ai répondu : "Regardez mon visage…" Alors il m'a dit : "Permettez-moi de vous dédier cette œuvre." En 1960, alors que je rentrais d'une série de concerts, ma femme me dit que cela faisait deux jours que Chostakovitch me cherchait. Il voulait que je vienne le voir le plus vite possible. Il avait commencé les répétitions du Huitième Quatuor avec le Quatuor Beethoven. "J'ai fait un enregistrement, me dit-il, pour pouvoir vous le faire entendre." Il y a toute sa vie dans cette œuvre, composée à la mémoire des victimes de Staline : les initiales de son nom, DSCH, et des citations de sa Première Symphonie, de la Cinquième, de son opéra Lady Macbeth, de son Premier Concerto pour violoncelle, etc. Quand on a eu fini d'écouter la musique, on a tous les deux pleuré. Il m'a dit alors : "Enfin, j'ai écrit une œuvre que je voudrais qu'on joue à mon enterrement.""

Suite N°1 de Bach - G Major:

 
Rostropovich suite Bach1

par yannis publié dans : Let the music play
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Mercredi 25 avril 2007

Comme promis, le compte-rendu  du concert d' Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique, dans le cadre du cycle Faubourgs d'Afrique du Sud,  le 7 avril 2007.

Etant donné que mon quizz musical pouvait laisser à désirer concernant la chronologie des évènements, je vais faire une brève bio pour re-situer ce pianiste.

Bio (avec l'aide du livret rédigé par L. Roubertie, distribué avant le concert): Né Adolphe Johannes Brand au Cap, le 9 octobre 1934, devenu "Dollar" Brand (du nom d'une célèbre marque de cigarettes) puis Abdullah Ibrahim en 1968, suite à sa conversion à l'Islam, classé "métis" par les lois de l'apartheid, le jeune Dollar s'initie à la musique dans un contexte identitaire multiculturel. Sa formation ressemble à celle de nombre de ses confrères de jazz: quelques cours de piano au gré des encouragements familiaux ( mère et grand-mère, musiciennes dans une église méthodiste américaine), une grande partie d'autodidactie et un goût pour le jazz américain qui se développe à l'écoute d'enregistrements colportés par les marins (le Cap étant un point de passage obligatoire entre les deux océans). Louis Jordan, Duke Ellington, Fats Waller sont ses premiers modèles, avant que le bebop ne franchisse à son tour l'océan. Les Jazz Epistles ( sa première formation, fondée en 1959, avec Kippie Moeketsi) s'inspire largement de ce nouveau courant, sans trop s'éloigner non plus de ses racines sud-africaines: culture musicale de son enfance, musique de l'église protestante et la musique du Cap, le ghoema beat. 

La décennie des années 1950 est une période relativement épanouie et féconde. En revanche, la décennie suivante est marquée par le durcissement du régime et aboutit à l'inhibition de la création musicale non-blanche. De nombreux musiciens choisissent l'exil, dont Abdullah Ibrahim et sa future épouse la chanteuse Sathima Bea Benjamin. C'est à Zurich, que son destin prend une autre tournure, en 1962, quand Duke Ellington le prend sous sa protection, après l'avoir remarqué lors d'un concert. Le début de sa carrière internationale !

En 1974, son album " Mannenberg - Is where it's happening " lui apporte la consécration et en fait le jazzman le plus populaire d' Afrique du Sud. En 1978, son Autobiography, est un " modèle " d'album soliste: " comme le titre du disque l'indique, c'est bien toute l'histoire, la culture, les rencontres et les interrogations du musicien qui défilent dans cet extraordinaire voyage ... musiques et chants populaires sud-africains, récréatifs (danse, fête), comme fonctionnels (hymnes, marches) qui rythment la vie " (Jean Buzelin).

Une forte sensibilité en quête d'un idéal brisé par l'apartheid. Une soif intense d'approfondir son oeuvre et de poursuivre la lutte. Une envie d'apprendre inasouvie (flûte, saxophone soprano...). Monter des projets ambitieux comme son Kalahari Liberation Opera, monté en 1962 contre l' Apartheid. Rencontres (Max Roach, Archie Shepp) et voyages ... jusqu'au retour dans son pays libéré de l'Apartheid. Et en 2004, il réalise un rêve ancien: fonder une école de musique au Cap, où l'on y apprend aussi bien la musique sud-africaine, la danse, les arts martiaux ou même la médidation. 

Alors, ce concert, me direz-vous ! Un magnifique concert de pianiste solo, où Abdullah Ibrahim  saute d'un thème, d'un air, d'une mélodie à l'autre ... de nombreuses pièces colorées aux accents sud-africains, au swing léger et à la musique inspirée d'un son ellingtonnien. Ces pièces se suivent : on pourrait avoir l'impression parfois d'une juxtaposition, d'un collage. Mais sans une seule fois qu'un morceau ne soit escamoté pour passer au suivant, tous ont leur place, leur rôle, leur fonction dans l'architecture de cette grande fresque musicale.

J'ai ainsi retrouvé lors de ce concert une atmosphère très proche de son album de 1978, Autobiography, que je considère comme l'un des meilleurs albums solo au piano: mélodies tendres et profondes, méditations nostalgiques, des rêves d'espoir et des chants inlassablement répétés.

Voici l'album en question !

Je vous propose désormais de découvrir Abdullah Ibrahim au festival de jazz de Montreux 2006 en cliquant ICI (cliquer sur concerts et c'est le 6 du mois).

par yannis publié dans : Festivals, Concerts
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Lundi 23 avril 2007

Pour rebondir sur l'article de Gaston sur Stax et l'album Sam & Dave qu'il évoque, petit documentaire diffusé jeudi dernier sur Arté (pour les 10 ans de Tracks) consacré à un dieu vivant de la soul, Isaac Hayes. Mis à part, sa dégringolade dans la Scientologie en 1995, je préfère retenir son militantisme pour les droits civiques, ses habits de chaînes et la mise en scène lors de ses concerts, et bien évidemment sa voix chaude et soul. 

Je vous laisse découvrir la vidéo ! Et pour le coup je vais me réécouter les titres "Walk on by" et " I stand accused", bien que certains se souviendront sans doute plus de la BO de Shaft. 

par y. publié dans : Let the music play
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Lundi 23 avril 2007

Quel est l'identité de ce jazzman ?

 

Au fur à mesure des mauvaises réponses, je donnerai des indices. Une réponse par personne pour chaque indice donné.Cette fois-ci, je pense que vous aurez un peu plus de mal à trouver la réponse, ce qui me laissera le temps de vous donner des indices.

1er indice: Lorsqu'il quitte son pays au milieu des années 70s, Duke Ellington en personne, qui l'a remarqué lors d'un concert, le prend sous son aile.

Correction : une erreur s'est glissée. Son exil date du milieu des années 60s.

Classement actualisé: Gaston 3 pts (+1), Milady 2 pts (+1).

Prochain article consacré à son concert du mardi 17 avril à la Cité de la Musique de Paris.

par yannis publié dans : Concours communauté : Quiz musical: Whozewho
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Samedi 21 avril 2007

Erik Truffaz était donc hier à la Salle Pleyel, entouré de ses musiciens ( Patrick Muller au piano et claviers - Marcello Giuliani à la basse et contrebasse - Marc Erbetta à la batterie), ainsi que deux invités: le rappeur Nya et le chanteur de pop britannique Ed Harcourt. Le seul absent - Christophe - qui aurait du interprété le titre "L'un dans l'autre".

Une musique en live toujours aussi planante et obsédante, car me renvoyant des images de mes 18 mois passés à New York ... une atmosphère, et une musique mélange entre jazz, hip hop et rock qui me correspond assez. 

L'occasion également de redécouvrir la salle Pleyel. Mon baptème musical à la salle Pleyel revient à mon professeur de musique de collège qui nous emmenait au concert de l'orchestre Colonne le dimanche matin ... De très bons souvenirs également d'un professeur - ancien chef d' orchestre et maître d'école "à l'ancienne" - qui - à raison - préférait nous faire découvrir la musique plutôt que nous apprendre béatement à utiliser une flûte. Je me souviens toujours de son récit sur l'Oiseau de Feu d' Igor Stravinski, ainsi que d'un cours où il avait pris son violon et avait joué soliste par dessus la bande son du cd ...

Très belle acoustique et une salle toujours aussi belle ( dans ma mémoire, elle me semblait plus grande ... peut être qu'également  à cette époque, en étant assis, ma tête ne dépassait pas la hauteur des sièges ...). Et aussi tout au long du concert, un jeu de lumières qui correspondait parfaitement à la musique jouée: parfois toute en légèreté, inspirée, parfois inquiètante ... et mélant jazz, hip hop et rock.

A l' ocassion de ce live, il a bien évidemment présenté les nouveaux morceaux de son album Arkhangelk, avec la participation du chanteur Ed Harcourt ( belle voix pop, notamment sur "Red Cloud" et "Nobody puts baby in the corner") et de Nya (tout en décontraction sur " Bending New Corners" et Trippin' the lovelight fantastic"). Et également repris des morceaux de ses précédents albums, notamment de l'album "Bending New Corners" et "The walk of the giant turtle".

A ce propos, je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer le double cd live d'erik truffaz " Face à face " - qui ne coûte que 9 euros à la Fnac actuellement ... Sur ce live de nombreux invités: Mounir Troudi & Nya, Manu Codjia, Michel Benita et Philippe Garcia.

Voici la pochette du live " Face à face"

Ici, le livret en pdf distribué avant le concert. Une petite bio musicale d'Erik Truffaz. D'ailleurs, je ne suis pas étonné de son engouement pour l' "étrange bleu" sonore de Miles Davis ... Allez, je vous laisse le lire et visionner le making of ... On en reparle bientôt !

 

Mais avant, le making of de Arkhangelsk.

 

Erik Truffaz : Snake Charmer Man feat. Ed Harcourt (Part. 1/6)

Erik Truffaz : L'un dans l'autre feat. Christophe (Part. 2/6)

Erik Truffaz : Trippin' the lovelight fantastic feat.  Nya (Part. 3/6)

Erik Truffaz : Nobody puts baby in the corner feat. Ed Harcourt (Part. 4/6)

Erik Truffaz : Red Cloud feat. Ed Harcourt (Part. 5/6)

Erik Truffaz : Anonymous feat. Ed Harcourt (Part. 6/6)

par yannis publié dans : Festivals, Concerts
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Jeudi 19 avril 2007

Petite anecdote tirée du livre de Jean-Pierre Jackson intitulé "Charlie Parker" où il évoque un concert au Pershing Ballroom de Chicago, avec Bird, Dizzy et son grand orchestre. Un livre que je vous conseille de lire.

Elmont Wright, l'un des trompettistes de l'orchestre, raconte cette soirée: " On jouait dans les salons d'un hôtel; notre invité d'honneur était Charlie Parker (...) Une nuit delirante, croyez-moi. Diz et Bird, ensemble !Bird, c'est le maître, ça ne fait aucun doute. Et Dizzy a dû se dire ce soir-là, dans sa tête: " Je ne vais pas me laisser écraser, mais alors pas du tout!". Et les voilà partis, avec le grand orchestre derrière eux. Dingue ! Un gus avait tout enregistré sur magnétophone à fil et nous l'a fait écouter après. J'en ai eu des frissons dans le dos".

De même, le guitariste Jimmy Gourley, présent dans la salle, s'en souvient: " James Moody manquait de défaillir à chaque instant tant les interventions de Parker étaient fortes. Il ne s'arrêtait jamais de jouer, sauf durant les solos de Dizzy, eux aussi formidables. Mon Dieu ! Nous avons tellement crié que nous en sommes restés aphones".

De même, le saxophoniste baryton du big band de Dizzy (rapporté par Dizzy dans son autobiographie To be or not to Bop) précise les choses: " Diz et Bird prenaient six, sept chorus, tous différents, des notes, des idées, une couleur différentes. Voyez-vous, Bird et Diz étaient arrivés à un niveau où ils pouvaient jouer tout ce qu'ils voulaient. Du free jazz, si l'on veut ".

par y. publié dans : Anecdotes & Citations
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Mercredi 18 avril 2007

Mainstream : Chaque nouveau style de jazz ne chasse pas forcément les autres, qui continuent à être joués parallèlement. Le Mainstream (littéralement :courant principal) peut se concevoir comme la continuation du jazz de la swing era après 1944, avec parfois quelques be bop.

La plupart des musiciens de la période swing continuent de dispenser copieusement leur musique et même de subir une certaine évolution (Duke Ellington, Count Basie, Lionel Hampton …). Certains jeunes musiciens, qui se font connaître au début des années 1940, ont un jeu plus proche de l’esprit du jazz classique, car ils ont été peu influencés par le bebop, développant néanmoins des esthétiques nouvelles, comme les pianistes Nat King Cole ou Erroll Garner.

On distingue aussi une catégorie de saxophonistes portés sur le blues, s’aventurant à la limite du rhythm and blues, tels que Stanley Turrentine ou David Newman.

Les anciens comme Ben Webster, Roy Eldridge, Coleman Hawkins peuvent souvent se mêler aux courants plus modernes grâce à leur musicalité, leur technique et leur esprit d’ouverture.

A partir des années 1970 apparaissent d’autres musiciens que l’on dénomme en France middle jazz : le saxophoniste Scott Hamilton, le tromboniste Dan Barret …Le trompettiste Wynton Marsalis est un cas à part que l’on peut inclure dans tous les revivals : Mainstream, New-Orléans.

 

New Orléans Revival: Le jazz de la Nouvelle-Orléans et de Chicago va resurgir en force vers la fin de la guerre, au moment où le bebop apparaît. Parfois, en réaction contre cette nouvelle musique qu’ils trouvent compliquée - et pour certains, anti-jazz -, des amateurs et producteurs vont aller à la recherche de musiciens de jazz traditionnel louisianais qui ont souvent quitté le métier, à l’instar de Kid Ory. Le grand Louis Armstrong lui-même va revenir en 1947 au petit orchestre de format et de style traditionnel. A San Francisco, dès 1941, des orchestres blancs se constituent, exhumant tout un répertoire de thèmes oubliés. Le guitariste-banoïste Eddie Condon, chef de file des dixielanders, a aussi de l’importance comme organisateur de concerts.

Cette folklorique renaissance (revival) du style Nouvelle-Orléans (New Orléans revival ou Dixieland revival) va s’étendre comme une traînée de poudre, et des milliers d’orchestres de jeunes gens vont fleurir – compensant parfois leur carence technique par leur enthousiasme.

Ce n’est qu’en 1952 seulement que sera enregistrée pour la première fois une véritable fanfare néo-orléanaise, l’Eureka Brass Band. A New Orléans, cependant, cette tradition se perpétue encore, parfois renouvelés par de jeunes orchestres comme le Dirty Dozen Brass Band, qui mélange les deux styles New Orleans : celui des débuts et celui du rhythm and blues des années 1950.

Les styles New Orelans des origines, de Chicago des années 1920 et le New Orleans-dixieland revival sont souvent réunis de nos jours sous le vocable de jazz traditionnel ou vieux style.

 

Hank Jones (1918) - pour l’anecdote, c’est d’abord le frère aîné d’une sacrée famille de jazzmen : Thad Jones à la trompette, Elvin Jones à la batterie. La particularité de ce pianiste, Hank Jones ? D’avoir parcouru l’histoire du jazz, du ragtime au jazz modal, d’Armstrong à Coltrane, en passant par Hawkins, Parker, Miles Davis. Délicatesse de toucher, sens de l’harmonie héritée d’Art Tatum et sa disponibilité d’écoute sont les raisons de ses nombreuses contributions et accompagnements. Vous ai-je dit qu’il joue toujours à presque 90 ans ?

                                                      

Ahmad Jamal : Arrivant au début des années 1950, Ahmad Jamal est un pianiste difficile à classer, car peu influencé par le bebop, mais plutôt par Art Tatum et Erroll Garner. C’est un inconditionnel du trio. La particularité du trio ? son style parsemé de longues plages de silence, destinées à mettre en valeur la perfection rythmique de ses deux autres partenaires. Miles Davis était sous le charme de sa manière de "s’accompagner" par des ponctuations en syncopes à la main gauche ... à tel point qu’il demande à l’époque à son pianiste Red Garland d’utiliser le même procédé. Keith Jarret le tient également en haute estime et déclare vouloir s’inspirer de l’esprit de son trio.

Pour une photo d'Ahmad Jamal au Festival du Parc Floral de Paris 2006, c'est ICI. 

 

George Lewis et Bunk Johnson: La particularité de ce clarinettiste néo-orléanais est qu’il travaillait le jour comme docker sur le quai du café, tout en jouant le soir dans des dancings et parfois même le matin dans des parades. Ses premiers enregistrements datent de 1942 avec Bunk Johnson, qui lui aussi travaillait le jour comme ouvrier agricole. Nombreux furent les clarinettistes à s’inspirer de lui, sauf en France où l’ascendant de Sidney Bechet fut conséquent. 

 

                                      

Sidney Bechet (1897-1959):  Il avait déjà enregistré de nombreux chef d’œuvre au début des années 1940. Doté d' un caractère plutôt trempé, il est emprisonné puis extradé pour une querelle avec un banjosite qui s’est finit à coups de revolver, lors de son premier passage en France …Il revient par la grande porte en 1949 et s’y installe définitivement. Puissant et dynamique en tempo rapide, charmeur et mélodique en tempo lent, il sait captiver son audience, et son influence s’exercera durablement auprès des jazzmen français notamment. 

par y. publié dans : Let the music play
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Lundi 16 avril 2007

Quel trompettiste de jazz interprète ce titre " Someone to watch over me" ?

 

L' identité de cet artiste de jazz ne devrait pas rester secrète bien longtemps. Néanmoins, au fur à mesure des mauvaises réponses, je donnerai des indices. Une réponse pour chaque indice donné.

 

 

1er indice: La première minute de "Someone to watch over me".

 

 

 

Classement actualisé: Gaston 2 pt, Lady Domi 1 pt.

par y. publié dans : Concours communauté : Quiz musical: Whozewho
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Dimanche 15 avril 2007

Le sport, c'est aussi (et surtout) le handi-sport : près d' 1h30 pour faire 42,2km à la force des bras.

 

par y. publié dans : akcentuatethepositive
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Vendredi 13 avril 2007

Le programme du Festival du jazz du parc floral - du 9 juin au 29 juillet 2007 - est désormais connu.

Avec les thématiques suivantes:

Big Band Mania:

- 9 juin: Tony Chasseur / François Laudet

- 10 juin: l'ONJ (Orchestre National de Jazz)

Swing Manouche:

- 16 juin: Hurlak / Thomas Dutronc

- 17 juin: Christian Escoudé 'Nouveau Trio Gitan"

World Fusion:

- 23 juin: Faya Dub / Richard Bona

- 24 juin: Tigran Hamasyan / Rabih Abou Khalil

Jeunes Pousses:

- 30 juin: Brice Martin / Torsten Goods / Stephane Guillaume

- 1er juillet: Toku / Sophie Alour / Frank Amsallem

Pianissimo:

- 7 juillet: Jeff Neve / Pierre de Bethman "illium"

- 8 juillet: Giovanni Mirabassi solo / Geri Allen Quartet

All that jazz:

- 14 juillet: Ricky Ford / Dave Holland Quartet

- 15 juillet: Kurt Rosenwinkel / Conrad Herwig & Brian Lynch.

Jazz Vocal:

- 21 juillet: Denis Colin trio presents Gwen Matthews / Anne Ducros

- 22 juillet: Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample

Etoiles du jazz:

- 28 juillet: Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis

- 29 juillet: Chuco Valdes Quintet / EST.

Et pour la seconde année consécutive, l'historien du jazz Philippe Baudouin, continuera son "arbre du jazz" sous le thème des partitions musicales en déclinant un patchwork de magnifiques partitions d'époque, ou comment la musique se transmet par aussi par l'écrit. L'année dernière, le thème était consacré à l'histoire du jazz dont je me suis assez inspiré pour ma rubrique "Si le jazz m'était conté". A priori, encore une belle expo à voir au Pavillon 12, juste derrière la scène !  

par y. publié dans : Festivals, Concerts
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A lot cooler ...

 

 

 

 

A VENIR

Festival du Parc Floral du 7 juin au 27 juillet 2008

La Défense Jazz Festival du 14 juin au 29 Juin 2008


LA VIDEO DU MOIS:
  Un univers sonore,
un univers visuel, c'est la vidéo du mois.

Cliquer sur le point d'interrogation !


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