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Il y a  1  amoureu(x) de la musique  sur ce blog

REVERIE MUSICALE EN LIVE: tu cliques, tu cliques, tu cliques ... 

 


Das Kapital / Dave Douglas & Roy Campbell - Banlieues Bleues 2008 

 Roy Nathanson & the Jazz Passengers withMagik Malik - Banlieues Bleues 2008

Esperanza Fernandez & Renaud Garcia Fons - Banlieues Bleues 2008

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Roy Hargrove Quintet - New Morning (05/03/08)

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Le Cabaret des Musiques à Ouïr - Sons d'Hiver 2008

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Steve Coleman and Five Elements - Opus Akoben - Sons d'Hiver 2008

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Sylvain Kassap & Jacques Bonnaffe / Bernard Lubat, François Corneloup, Fabrice Vieira, Mederic Collignon - Sons d'Hiver 2008

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Chuck D & Archie Shepp - Sons d'hiver 2008

christian_scott.jpg
Christian Scott - Sunset (02/02/08)

Kool-Gang-005-REDUITE.JPG
Kool & the Gang - Zenith Paris (16/10/07)


Daniel Humair "Baby Boom" / Wynton Marsalis Quintet - Parc Floral 2007

Stanley Jordan au New Morning - Juillet 2007

Roy Hargrove Quintet au New Morning - Juillet 2007

Robin McKelle / Randy Crawford & Joe Sample Trio - Parc Floral 2007

Kurt Rosenwilk / Conrad Herwig & Brian Lynch Band - Parc Floral 2007

Maceo Parker / Beat Assaillant - La Défense Jazz Festival 2007

Rabih Abou Khalil / Tigran Hamasyan - Parc Floral 2007

Richard Bona / Faya Dub - Parc Floral 2007

Erik Truffaz à la Salle Pleyel - Avril 2007

Abdullah Ibrahim à la Cité de la Musique Paris -Avril 2007

Public Enemy au Zenith Paris - Mars 2007

Festival Banlieues Bleues 2007

Manouche Factory

Festival Sons d'hiver 2007

 

BB King au Zénith -Sept.06

Roy Hargrove au New Morning - Sept.06

Buddy Guy au Parc Floral - Juil.06

 

Marcus Miller au Bataclan - Juin 2006

DOSSIER: à lire et à relire ...

Si le jazz m'était conté:

  Les racines du jazz

La Nouvelle Orléans

  Le jazz hot

Louis Armstrong

  Le temps du swing: Art Tatum et Fats Waller

  Duke Ellington

Le swing de Count Basie

  Bird, Dizzy et le Be bop

 Mainstream et Revival

Jazz cool et Jazz Wesr Coast


Le jazz hexagonal


MORE TO COME VERY SOON !!!

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Akcentuate the positive

 " Don't play what's there, play what's not there " (Miles Davis) 

akcentuatethepositive@hotmail.fr

Dimanche 24 février 2008
Pour clore le Festival Sons d'Hiver 2008, j'ai donc choisi de me rendre au Théatre Antoine Vitez d'Ivry sur Seine pour écouter "Le Cabaret des Musiques à Ouïr".

Souvenez-vous je vous en avez déjà parlé
ICI

trio_finlande.jpg


De nombreux invités autour du  trio habituel composé de
Denis Charolles (batterie, chant , clairon, et nombreux autres instruments tous aussi loufoques les uns que les autres, comme l'arrosoir), Frederic Gastard (saxophones, synthétiseur) et Alexandre Authelain (clarinette basse et saxophone).


Etaient ainsi présents:
François Pierron (contrebasse), René Lacaille (accordéon), Julien Eil (clarinette basse, flûte traversière), Loïc Antoine, Eric Lareine, Maggie Nicols (chant) et Rouda (slam).

Encore plus d'invités que l'année dernière, tous participant à ce doux projet de démolition joyeuse des formes musicales établies, au service d'une musique résolument vivante, tournée vers le public: une musique free qui accumule et accueille avec allégresse tous les genres (du free jazz, au bal musette, de la chanson populaire au rock et à la soul) pour en faire une musique nouvelle, parfois cabossée, bordélique mais joyeuse et virtuose.


Etaient ainsi fièrement représentés: la chanson française avec Loïc Antoine et Eric Lareine - tous les deux étant des écorchés vifs qui assènent un rock-blues vif et avec humour - Rouda et son slam fluide, poétique et engagé; René Lacaille et son accordéon reprenant des chants réunionnais chatoyant; Maggie Nicols et sa voix soul.


Une nouvelle fois, je vous invite à aller les écouter


Stay tuned !
par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Dimanche 17 février 2008
Et voici le programme du Bose Blue Note Festival qui se tiendra à Paris du 26 Mars au 7 Avril 2008.

bose-blue.jpg

Les Grands Rendez-vous

À LA CIGALE :

 

- Mercredi 26 Mars : Stacey Kent
- Jeudi 27 Mars : Stacey Kent
- Mercredi 02 Avril : Eliane Elias : Hommage à Bill Evans
- Jeudi 03 Avril : The Puppini Sisters + Caravan Palace
- Vendredi 04 Avril : Moutin Reunion + Invités : Martial Solal, Elisabeth Kontomanou & Joe Locke
- Samedi 05 Avril : Spleen + Baloji + Alice Russell

AU GRAND REX :

- Lundi 07 Avril : Musica Nuda + Dianne Reeves

À LA MAROQUINERIE (JAZZLAB) :

- Mercredi 26 Mars : Krystel Warren + Soulive
- Jeudi 27 Mars : Don Cavalli + Son of Dave
- Samedi 29 Mars : Susi Arioli + Ghislain Poirier : Montréal à Paris !
- Mercredi 02 Avril : Aronas + Hollie Smith
- Vendredi 04 Avril : Dinner at the Thompson + Van Hunt
- Samedi 05 Avril : Jay May + The Bird & The Bee + Soul Jazz Records

À L’EUROPEEN :

- Mardi 01 Avril : Bugge Wesseltoft
- Jeudi 03 Avril : Erik Truffaz

Le temps d’un festival, la rue des Lombards se transforme en rue de la Note Bleue !

AU DUC DES LOMBARDS :

- Mercredi 26 Mars : Three For Chet : Stéphane Belmondo, Riccardo Del Fra, Bruno Ruder plays Chet Baker
- Jeudi 27 Mars : China Moses plays Dinah Washington
- Vendredi 28 Mars : Lee Konitz Trio & Enrico Pieranunzi + Riccardo Del Fra
- Samedi 29 Mars : Lee Konitz Trio & François Théberge Five
- Dimanche 30 Mars : Hommage à Blue Note Records (avec le CNSMDP)
- Lundi 31 Mars : Benny Green Trio
- Mardi 01 Avril : Benny Green Trio
- Mercredi 02 Avril : Tom Harrell Quintet
- Jeudi 03 Avril : Tom Harrell Quintet
- Vendredi 04 Avril : The Volunteered Slaves
- Samedi 05 Avril : The Volunteered Slaves

AU BAISER SALÉ :

- Mercredi 26 Mars : Médéric Collignon plays Chet Baker
- Jeudi 27 Mars : Mario Canonge plays Thelonious Monk
- Vendredi 28 Mars : Desktops plays Dr John
- Samedi 29 Mars : Pierre de Bethmann Trio plays Herbie Hancock
- Dimanche 30 Mars : Hommage à Blue Note Records (avec le Big Band du CNR 9e Arr.)
- Lundi 31 Mars : Jam Session autour de Sarah Vaughan
- Mardi 01 Avril : David Reinhardt plays Django Reinhardt
- Mercredi 02 Avril : Thierry Elliez plays Jimmy Smith
- Jeudi 03 Avril : Thierry Elliez plays Jimmy Smith
- Vendredi 04 Avril : Yvinek’s Birthday Party
- Samedi 05 Avril : Yvinek Electric « Sonic Escapade »

AU SUNSIDE JAZZ CLUB :

- Mercredi 26 Mars : René Urtreger & Jean Louis Chautemps play Chet Baker
- Jeudi 27 Mars : Kenny Werner Solo
- Vendredi 28 Mars : Kenny Werner Trio
- Samedi 29 Mars : Kenny Werner Trio
- Dimanche 30 Mars : Robert Glasper Trio
- lundi 31 Mars : Robert Glasper Trio
- Mardi 01 Avril : Fabien Mary Octet plays Blue Mitchell & Duke Pearson
- Mercredi 02 Avril : Samy Thielbault Sextet plays Wayne Shorter (feat. Lionel et Stéphane Belmondo)
- Jeudi 03 Avril : Géraldine Laurent Trio plays Jackie McLean (featuring Pierre Christophe)
- Vendredi 04 Avril : Jérome Sabbagh Quartet plays Joe Henderson (featuring Ben Monder)
- Samedi 05 Avril : Guillaume de Chassy Trio plays Thelonious Monk
- Dimanche 06 Avril : Donny McCaslin Trio

Pendant le Bose Blue Note Festival, le New Morning fait son Festival…

AU NEW MORNING :

- Mercredi 26 Mars : Yaron Herman Trio
- Jeudi 27 Mars : Trio Sud
- Vendredi 28 Mars : Ji Mob + Brooklyn Funk Essentials
- Lundi 31 Mars : Jaguar Wright + Bahamadia + Ezechia
- Mardi 01 Avril : Hamilton de Holanda invite Lokua Kanza
- Mercredi 02 Avril : Olivier Ker Ourio Group + Rosario Giuliani Quintet
- Jeudi 03 Avril : Mina Agossi
- Vendredi 04 Avril : Lionel Loueke
- Samedi 05 Avril : Dhafer Youssef

par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Mardi 12 février 2008
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Steve Coleman and Five Elements -
Steve Coleman: saxophone alto / Jonathan Finlayson: trompette / Tim Albright: trombone / Jen Shyu: voix /  Thomas Morgan: basse / Tyshawn Sorey: batterie.

Opus Akoben - Kokayi: voix / Sub-Z: voix / Ezra Greer: basse / Jay Nichols: batterie / Ayce International: DJ


Décidement, après le concert d’Archie Shepp et Chuck D, le concert de samedi soir dernier à Fontenay sous Bois était du même acabit. Deux heures d’un live non stop dont on ne sort pas indemne.

Steve Coleman and Five Elements
On ne le présente plus. Ni même son travail, celui-ci demandant à chaque musicien de jouer dans une métrique différente. Une musique funk, avec une liberté mélodique, harmonique et rythmique. Lui-même utilise le terme de « composition spontanée ». Le concept de Changement est le point central de sa théorie. Notamment le changement entre les différentes structures musicales. Selon Steve Coleman, « c’est le mouvement qui est important » et c’est à travers la composition spontanée que ces idées semblent être le mieux exprimées.

A partir de là, on comprend mieux pourquoi ce concert réunissait Steve Coleman and Five Elements, and un groupe de hip hop résolument créateur, en mouvement … Force est de constater que la griffe M’base de Steve Coleman se marie à merveille avec le flow du collectif de rappeurs de Washington, Opus Akoben. A la section rythmique et funky menée de main de maître par Tyshawn Sorey (impressionnant!), mais également par le batteur Jay Nichols de Opus Akoben et aux improvisations libres de Steve Coleman, les deux virtuoses du flow free-style, que sont Koyaki et Sub-Z, ont trouvé un terrain groove propice à leurs techniques vocales. Un horizon musical hybrides entre jazz et hip hop.

Je vous vois perplexe … Laissez moi vous raconter un peu la rencontre de ces deux groupes.

Opus Akoben a été découvert en 1995, aux côtés de Steve Coleman, sous l’appellation « Metrics », « Kokayi », « Black Indian » et « Sub-Zero ». Impregnés de la formation de Steve Coleman, aguerris à toutes sorties de formules rythmiques, ces trois là ont laissé mûrir leur musique jusqu’à former leur propre groupe : Opus Akoben. Un mélange de soul music et de hip hop. Un groupe de Washington DC forgé dans une vaste culture musicale et une revendication identitaire forte. Mais surtout ils appartiennent à la "Freestyle Union", une sorte de workshop permanent dédié à « l’élévation de la rime ». Juste une règle où l’inventivité, la liberté, la performance et l’émulation sont les principes fondateurs. Chaque participant rebondit sur les mots prononcés par son prédécesseur.

Et samedi soir dernier, c’était une claque que de les entendre jouer avec les mots, avec le batteur Tyshawn Sorey et le saxophoniste Steve Coleman. L’anecdote à la fin du concert : Sub-Z qui prend des objets au public (dont un parapluie!)  et les tend à Koyaki qui illico les reprend dans son flow improvisé.

Croyez –moi, un son qui sonne vrai … cela se reconnaît. Je vous laisse sur ces impressions musicales ...

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par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Lundi 11 février 2008
Autre musique, autre ambiance, autre concert, celui-ci à Choisy le Roi.

Sylvain Kassap / Jacques Bonnaffe Duo

Un duo sans filet mélant, selon l'humeur, des textes poétiques contés par Jacques Bonnaffe et la musique tout en improvisation de Sylvain Kassap. Un jeu entre la clarinette qui tour à tour clame, déclame, chuchote, chante gaiement, et des textes jonglant entre poésie et humour. Une belle conversation musicale !

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Bernard Lubat "L'art du duo"

J'ai évoqué il ya peu ce touche à touche qu'est Bernard Lubat: batteur, pianiste, accordéoniste, vibraphoniste, chanteur, compositeur et parolier. J'ai eu droit au piano et à la batterie où il excèle. Pour l'occasion, Bernard Lubat invitait à venir partager pour un instant son univers musical, un univers qui marie le plus souvent humour et revendication politique. Le premier duetiste était le saxophoniste baryton François Corneloup: un "grand" du jazz hexagonal improvisant avec une facilité déconcertante et d'une rare musicalité. Le deuxième duetiste en la personne de Mederic Collignon: un musicien un peu fou, survolté, imprévisible, volontairement irrespectueux qui passe de sa table de mixage électronique à son bugle ... Mon seul regret: qu'il n'est pas joué un peu plus de son instrument à cuivre. Pourtant, le son du bugle mériterait un peu plus de temps de parole... Le dernier duetiste, le guitariste Fabrice Vieira, complice de la Compagnie Lubat.

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par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Vendredi 8 février 2008
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Je m’étais dis que je ne dévoilerai un résumé des concerts "Sons d’hiver" qu'à la toute fin du festival… mais finalement je ne résiste pas à la tentation de raconter la rencontre de deux monstres profanes, hier soir, au théatre Jean Vilar de Vitry sur Seine, Archie Shepp et Chuck D, la rencontre du free et du jazz.

 

 

Coexistence musicale joyeuse, total respect de part et d’autre. L’équipe d’Archie avec le bassiste Brian Hardgroove, le chanteur Kyle Jason, le batteur Steve McCraven, et l’énergie déferlante de Chuck D et DJ Lord, tous deux membres de Public Enemy.


Les festivals ont parfois tendance à multiplier les rencontres, les tandems pour doubler leur public … Ce n’est pas le cas en l’espèce, tant ces deux là puisent leur inspiration musicale dans la même veine :

-   
- Archie Shepp, figure de proue de l’avant-garde révolutionnaire du Black Power, a longtemps incarné la jeunesse et l’élan du free jazz militant. Une musique puisant aux sources du blues, revisitant la tradition et brassant tous les styles.

 


- Chuck D, figure historique du hip hop au sein du groupe Public Enemy et activiste infatigable de la cause noire. Un flow âpre de textes engagés politiquement, sombres, insurrectionnels.


Une rencontre qui avait commencé au concert de Public Enemy au Zenith l’année dernière, avec Archie Shepp en invité surprise,  si vous vous en souvenez bien.  (Pour retrouver le compte rendu de ce concert, cliquer ICI !).

Rencontre qui s’est poursuivi sur le label de Shepp avec son dernier album "Gemini" où l’on retrouve le flow de Chuck D sur le titre « Reverse ».

 
 Chuck D a fait plusieurs fois référence à la répétition de six heures de la veille, où ils ont pris tout simplement du plaisir. Plaisir de jouer, plaisir du travail en scène, plaisir de recherche de sons et de mots engagés. « You should have been there » comme le rappelle Chuck D. Pour sûr ... mais on est déjà fort heureux d’assister à cette rencontre. Un blues improvisé au tenor sax ou chanté par Archie et repris par Chuck D. La sonorité rauque et tourmentée du saxophone versus la puissance incantatoire et rythmée de Chuck D.

 

 

Au rappel, treize musiciens sur scène, dont les invités du tour de chauffe (parmi lesquels Rocé et Napoléon Maddox - un rappeur de Minneapolis).

 

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Chuck D et Archie Shepp ne lâchent rien, ni à leur musique, ni à leur conviction.

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Un festival qui démarre donc à merveille et qui se veut un laboratoire acoustique de ce que la musique peut être : belle, universelle et créatrice. Une pierre à l’édifice de la musique noire engagée. Le sax de Shepp et le micro de Chuck D. La Great Black Music toujours en lutte…

Cliquer sur le ticket du concert pour écouter le titre "Fight the power" de Public Enemy revisité par Chuck D et Archie Shepp !

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Et lisez l’interview d’Archie Shepp donné à l'occasion du Festival Sons d’hiver :

 

N’en déplaise aux puristes, le jazz et le rap peuvent-ils faire bon ménage ?

 

Jazz n’est pas un mot de mon vocabulaire. Cela limite les connexions entre des formes qui, si elles semblent différentes ou éloignées, ont un ancrage commun. La musique noire est toujours noire, même jouée par un musicien blanc. De même Gounod reste la musique de Gounod, même interprétée par un Noir. Le rap vient de notre tradition orale. Quelque chose d’organique. Le jazz, le rap, c’est de la musique noire. Cela vient de l’Afrique. C’est l’histoire de l’esclavage : ce sont les mêmes tribus qui sont devenues esclaves en Amérique, en Jamaïque, en Martinique ou en Guadeloupe. Sur scène, je suis un Africain, pouvant engager comme les griots ma propre expérience. Ma musique parle d’aujourd’hui en restant liée à hier.

 

Liée à Coltrane, par exemple ?

 

Trane est pour nous un héros, un homme exceptionnel, posé, pas très bavard. Sauf quand il parlait musique. Il me traitait comme un jeune frêre. Il était ainsi avec tout le monde : Pharoah Sanders, Wayne Shorter. Tous, nous nous tenions autour de lui comme avec un gourou, mais il était très humble quant à son jeu, soucieux d’affirmer quand on était tous au même niveau. Il était attentif. Les gens comme cela sont rares. C’était passionnant, car il était en quête permanente de possibilités de la musique, sans cesse à élargir ses horizons, poussant à un autre niveau l’improvisation.


Stay  tuned !

(merci aux internautes qui ont pris  ces photos lors du concert)

par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Mardi 5 février 2008

Souvenez-vous, j’avais évoqué le premier album de Christian Scott, ce jeune trompettiste de 24 ans originaire de la Nouvelle-Orléans et dont l’oncle n’est rien d’autre que Donald Harrison Jr.

Le premier album m’avait énormément plu : le son voilé du trompettiste, le jeu musclé du batteur, et le rôle primordial du guitariste Matt Stevens dans les compositions de Christian Scott.

Pour retrouver l’article du 26 juin 2007, cliquer ICI !


Retour sur le mois de janvier 2008… un bref passage à la fnac bastille  … au rayon jazz … une oreille qui capte des sonorités fort plaisantes … et à la sortie le deuxième album de Christian Scott en poche : Anthem.

A l’instar de « Rewind That », le nouvel album ne respecte pas les règles du jazz classique …


Je vous invite à cliquer sur le ticket du concert pour découvrir la petite vidéo tournée par Concord Jazz pour la promotion de son nouvel album.

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J’ai eu l’occasion de le vérifier en live au Sunset le samedi 2 février pour sa première scène en France. Trois sets de 50 minutes, pour finir la soirée à deux heures du matin, après un concert musclé et d’une rare intensité. J’ai toujours eu un faible pour le jazz outre-atlantique à vrai dire …

On retrouve le groove neo-soul du batteur Marcus Gilmore, tandis que le pianiste Aaron Parks (également au Fender Rhodes) et le guitariste Matt Stevens apportent une tonalité sombre, troublante comme sur la mélodie phare du titre eponyme « Anthem », émouvante également comme sur « Litany against fear ».

J’aimerai pointer l'unité remarquable dans cet album, comme s’il s’agissait d’un opus composé de 12 morceaux tous liés les uns aux autres … Les morceaux s’inspirent en partie de sa vie à la Nouvelle-Orléans et du désastre provoqué par l’ouragan Katrina, comme le titre « the 9 » - rapport à la neuvième circonscription où il a grandi et qui n’existe plus désormais …

Outre le fait que la politique soit sous-jacente à ce nouvel album, ce dernier reflète également les nombreux changements dans sa vie. Le long et sensuel morceau “Cease Fire” évoque une relation qui se meurt ... Le titre « Katrina’s eyes » évoque un rêve où il s’est vu dans les yeux de sa fille, bercée par une douce musique … A son réveil, point d’enfant, mais la musique est restée  … (nota bene: il s’est empressé de préciser à la gente féminine qui s’agissait d’un rêve et qu’il était célibataire).

 

Le titre « Remains distant » serait un hommage à Miles Davis … tout en faisant référence à un poème de Saul Williams, « When The Storm Remains Distant ».

 

POCHETTE-SCOTT.jpg

http://www.christianscott.net/


La photo de l’album a été prise par son frère jumeau Kiel. L’image se veut résolument forte : lui en premier plan devant une scène de crime où joue une petit fille, "insensibilisée au maux de la société qui nous entourent".

Notons également sur l’album le dernier morceau, le funky « Anthem (Post Diluvial Adaptation) » - un subtil mélange du flot du rappeur Brother J, des X Clan, et la trompette rageuse et révoltée de Christian Scott. Tandis que le premier titre de l’album « Anthem » évoquait la Nouvelle-Orléans avant l’ouragan et les inondations (son jeu y est minimaliste, tandis que le jeu de ses comparses est intense et soutenu), le dernier titre reflète la rage des habitants après l’ouragan et les manquements du gouvernement depuis...


Pour découvrir les quelques photos prises lors du concert au Sunset, cliquer sur la photo ci-dessous (désolé pour la qualité, les photos ont été prises via un téléphone portable).

SP_A0069.jpg


Je vous donne RDV après le festival
Sons d'Hiver, qui débute pour ma part demain avec Archie Shepp et Chuck D à Vitry sur Seine ...

Stay tuned !
par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Dimanche 3 février 2008
Le programme du Festival  Banlieues Bleues 2008, qui se tiendra en Seine St Denis, du 14 mars au 28 avril,  est désormais connu ! 

14 mars 2008
Jacques Coursil, Wanada Leo Smith's Organic Resonance
Saint Ouen (93)

15 et 16 mars 2008
'Toi-même' cabaret de Noel Akchote avec Kevin Blechdom, Laetitia Sheriff, Jean-Louis Costes, Red, John Giorno, Fritz Ostermayer, Han Bennink, Otto Lechner, Brad Jones
La Dynamo, Pantin (93)

20 mars 2008
Jorge Drexler, Melingo
Bondy (93)

21 mars 2008
Abram Wilson & London Community Gospel Choir 'Roll Jordan Roll'
Sevran (93)

22 mars 2008
Mamar Kassey (sous réserve), Salif Keita
Bagnolet (93)

26 mars 2008
Santi Debriano, Jean-Jacques Avenel, Darrell Hall (sous réserve)
Ciné-concert : Jack Dejohnnette & Jack Johnson 'Sountrack to a legend'
Le Blanc-Mesnil (93)

27 mars 2008
Tippetts, Moholo-Moholo & Minafric Orchestra
Le Blanc-Mesnil (93)

28 mars 2008
Anthony Joseph and the Spam Band invitent Joseph Bowie
La Courneuve (93)

Soirée Flamenco : Renaud Garcia-Fons, Esperanza Fernandez
Pierrefitte-sur-Seine (93)

29 mars 2008
Ciné-concert : Ambitronix (Delbecq + Argüelles) 'Le Fantôme qui ne revient pas'
Saint-Denis (93)

29 et 30 mars 2008
Roy Nathanson & Jazz Passengers, Magic Malik
Saint-Ouen (93)

2 avril 2008
Das Kapital Poulsen, Perraud, Erdmann, Dave Douglas & Roy Campbell
Montreuil-sous-bois (93)

4 avril 2008
Iva Bittova, Don Byron, Hamid Drake, Henry Threadgill
Bobigny (93)

5 avril 2008
Bourne, Davis, Kane, Medeski, Martin & Wood
Stains (93)

7 avril 2008
Mike Ladd, Matthew Shipp Trio
Pantin (93)

8 avril 2008
L'Instrument à pression : David Lescot, Jacques Bonnaffe, Mederic Collignon, Aânet
Tremblay-en-France (93)

9 avril 2008
Mavis Staples
Clichy-sous-Bois (93)

10 avril 2008
Benoît Delbecq, Marcelline delbecq, Fred Frith Quartet
Pantin (93)

11 avril 2008
The Last Poets Reunion
Aubervilliers (93)

12 avril 2008
Rigolus Big Bang, Maceo Parker
Epinay-sur-Seine (93)

13 avril 2008
Jacques Rebotier, 'Pasaje' : concert-performance avec Louis Sclavis, Paul Brousseau
Saint-Denis (93)

15 avril 2008
Lionel & Stephane Belmondo, Doctor L, John Scofield Trio, Horns
Gonesse (93)

16 avril 2008
Mike Reed's Loose Assembly, Reijseger, Groeneveld, Van de Laar
Tremblay-en-France (93)

17 avril 2008
Abdullah Ibrahim Trio
Les Pavillons-sous-Bois (93)

18 avril 2008
Hynotic Brass Ensemble (sous réserve), Jason Moran Big Bandwagon
Bobigny (93).


Pour accéder au site internet de Banlieues Bleues, cliquer sur la photo ci-dessous !
 

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par yannis publié dans : Festivals, Concerts communauté : Tomorrow is the question !
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Lundi 21 janvier 2008

 

Pour mémoire, les épisodes précédents.

 

1/ Les Racines du Jazz.

2/ La Nouvelle Orléans.

3/ Le jazz Hot.

4/ Louis Armstrong.

5/ Le temps du swing (1930-45) : Art Tatum et Fats Waller.

6/ Duke Ellington.

7/ le swing de Count Basie.

8/ Bird, Dizzy et le Be bop.

9/ Mainstream et Revival.  
10/ Jazz cool et West Coast.



La France a toujours été une terre d’accueil pour le jazz et une pépinière d’excellents musiciens. Les embryons de cette musique sont arrivés très tôt dans la capitale française puisque les parisiens ont pu entendre John Philip Sousa interpréter Maple Leaf Rag lors de l’Exposition Universelle de 1900. Mais c’est à partir de 1918 en pleine guerre avec l’arrivée des soldats américains et des fanfares noires que les français découvriront de plein fouet la musique syncopée.

Les années 20 : Paris à l’heure du jazz band.
Montmartre est le centre jazzistique de la capitale avec ses nombreux cabarets. S’y produisent quelques musiciens américains, malheureusement diséminés dans des orchestres jouant peu de jazz authentique.

1925 voit le triomphe de la Revue Nègre et de Josephine Baker qui devient un mythe. Sidney Bechet est dans l’orchestre. Les premières grandes formations françaises de jazz font leur apparition, malgré le nombre restreint de bons solistes : Grégor monte ses Grégoriens et fonde en 1929 la Revue du Jazz, le premier journal du genre en France. Ray Ventura forme ses Collégiens. Enregistrant dès 1928, ils seront l’orchestre vedette des années 1930.

Le jazz s’organise (1930-1945).
Au moment où l’engouement du grand public semble s’émousser, une poignée d’amateurs passionnés va en découvrir les aspects artistiques. Sous la houlette de Hugues Panassié, ils fondent le Hot Club de France et organisent des concerts. Ils peuvent enfin entendre en live Duke Ellington en 1933 et Louis Armstrong en 1934. Cette année-là marque aussi la naissance du légendaire Quintette du Hot Club de France co-dirigé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. Charles Delaunay lance la revue Jazz Hot avec Panassié en 1935, publie en 1936 la première discographie de jazz, puis en 1937 crée le label Swing, première compagnie de disques au monde à se consacrer exclusivement au jazz.

A part les membres du Quintette du Hot Club de France, les autres musiciens d’importance sont le violoniste Michel Warlop, les saxophonistes Alix Combelle et André Ekyan, et le trompettiste Aimé Barelli.

Les accordéonistes musette s’adjoignent souvent les services de guitaristes maouches comme Django Reinhardt lui-même.

Pendant l’Occupation, les allemands n’interdisent pas le jazz. De nombreux concerts et enregistrements en témoignent.

L’après-guerre et Saint Germain des Près (1945-1960).
La fin de la Deuxième Guerre mondiale en amène une autre, moins sanglante … et d’une nature tout à fait différente. Certains jazzfans et musiciens découvrent la nouvelle musique de jazz, le bebop, tandis que d’autres se passionnent pour le jazz des origines. C’est à la suite de la scission de 1947 entre Delaunay et Panassié, que ce dernier déclare en 1949 que "le bebop n’est pas du jazz". La guerre des jazz est lancée.

Le revival du jazz classique a en France un représentant en la personne de Claude Luter qui officie au Club des Lorientais (1946), puis au Vieux Colombier (1948) où se produira Sidney Bechet. Ce dernier deviendra une grande vedette en France de 1949 à sa mort en 1959.

Le nouveau jazz tient ses quartiers au Tabou (1947) puis au Club Saint Germain (1948) et au Blue Note (1958). C’est la vogue de Saint Germain des Près, de l’existentialisme, de Sartre, Gréco et Boris Vian, grands amateurs de jazz.

Deux nouvelles maisons de disques enregistrent du jazz : Blue Star, créée en 1945 par Eddie Barclay, et Vogue en 1948 dont Delaunay est le directeur artistique. 1948 voit de nombreuses manifestations de jazz en France, dont le concert du big band de Dizzy Gillespie à la salle Pleyel et le premier festival d’importance international qui se tient à Nice. En 1949 se tient le premier Festival International du Jazz à Paris avec en invité prestigieux : Charlie Parker, Miles Davis, Sidney Bechet …

En 1954, l’Académie du jazz est fondée, ainsi que le mensuel Jazz Magazine qui vient concurrencer Jazz Hot. La même année, André Hodeir, initiateur de la musicologie jazzistique, publie « Hommes et problèmes du jazz » et Hugues Panassié, le « Dictionnaire du jazz ».

Depuis la fin de la guerre, de nombreux jazzmens américains, dont Bill Coleman, Sidney Bechet, Kenny Clarke, Bud Powell, s’installent à Paris. Ils s’associeront à des musiciens français qui s’amélioreront à leur contact, certains acquérant une classe internationale comme Martial Solal, René Urtreger, Pierre Michelot.

Jazz et cinéma français 
La réussite de la bande originale du film de Louis Malle va servir de modèle à de nombreux cinéastes français. De Marcel Carné à Jean-Luc Godard en passant par Roger Vadim, la musique de l’" Ascenseur pour l’échafaud " fera des émules. Le jazz incarne alors l’idée de modernité au cinéma, voire de musique à la mode. En 1956, un an avant Ascenseur pour l’échafaud, Roger Vadim a confié la composition de la musique de son film "Sait-on jamais" à John Lewis : le charme mélancolique de Venise en automne revisité par les interprétations du Modern Jazz Quartet. En 1958, Marcel Carné utilisera pour son film "les Tricheurs" des enregistrements de Dizzy, Roy, Oscar et autres, alors en tournée à Paris. En 1959, Edouard Molinaro saupoudre de jazz (Art Blakey and the jazz Messengers, Kenny Dorham, Duke Jordan) quelques séquences de ces deux films "Des femmes disparaisent" et "Un témoin dans la ville". De même, Thelonius Monk interprète  le thème du générique des "Liaisons dangereuses" de Vadim (1959), alors que Barney Wilen, Bobby Timmons et Art Blakey y font quelques apparitions sonores. On retrouve également Martial Solal dans "A bout de souffle". Il faudra attendre les décennies suivantes pour que retrouver quelques bandes sons jazz : Le Souffle au cœur, Milou en Mai (Louis Malle), Le Menace, Le choix des armes, le Nouveau Monde (Alain Corneau), Autour de minuit (Bertrand Tavernier).

Les années 1960-80
Le centre de gravité des clubs de jazz se déplace vers Saint-Michel avec le Chat qui pêche, le Jazzland… Le free jazz apparaît en France ; Albert Ayler, après avoir fait une partie de son service militaire en France, reste en Europe, jusqu’en 1963. En 1965 est enregistré le premier disque de free jazz français : Albert Ayler y est entouré de Bernard Vitet, François Jeanneau, Michel Portal, Barney Vilen. En 1967 a lieu le premier festival français du genre à Bobino où on y rencontre Aldo Romano et d’autres musiciens cités plus haut. Le festival Jazz à Chateauvallon en 1971 sera le premier grand fief de l’avant-garde.

A partir de 1980. La carte géographique des clubs de la capitale est moins concentrée qu’auparavant. Ayant traversé la Seine la seine en 1977 avec le Petit Opportun, le Dreher en 1979, et le plus prestigieux de tous, le New Morning en 1981, un nouveau pôle d’attraction se forme dans les années 1980 rue des Lombards avec trois clubs, le Duc des Lombards, le Sunset/Sunside et le Baisé Salé. Un festival décentralisé original, Banlieues Bleues, est inauguré en 1984. En 1981, le festival du Val de Marne, Sons d’Hiver.

Après Jean-Luc Ponty dans les années 1970, deux autres musiciens entament une belle carrière aux Etats-Unis dans les années 1980 : le percussionniste Mino Cinelu et le pianiste Michel Petrucciani. Le ton est donné avec à parti des années 199à de nombreux jeunes français parmi lesquels beaucoup de pianistes, comme Jean-Michel Pilc à New York.

Le jazz prend une tournure officielle en 1986, avec la création de l’Orchestre National de Jazz (ONJ) dont le premier chef est François Jeanneau. L’enseignement du jazz s’officialise également en 1987 avec la création du Certificat d’Etude (CA). De plus en plus de conservatoires se dotent d’une ou plusieurs classes de jazz et en 1991, d’un département jazz au CNSM.

Deux grandes marques de disques sont fondées : Label Bleu en 986 et Dreyfus en 1991. En 1989, se crée à Paris le Concours International de piano jazz Martial Solal, ainsi que la première maison d’édition uniquement consacrée aux ouvrages traitant du jazz : Outre Mesure.

En 1993, le battage médiatique autour du quarantième anniversaire de la disparition de Django Reinhardt relance le jazz manouche, avec comme point de ralliement le Festival de Samois sur Seine annuel depuis 1981.

Pour conclure, le nombre de musiciens français, jeunes comme moins jeunes, est impressionnant : pour n’en citer que quelque uns (au risque d’en oublier beaucoup …) : Frank Amsallem, Laurent de Wilde, Jacky Terrason, Laurent Coq, les frères Moutin, l’Association à la Rerche d’un Folklore Imaginaire (l’ARFI), Laurent Bardainne, Fred Pallem, les frères Belmondo, André Ceccarelli ... Une relève définitivement assurée … tant que tout soit mis en œuvre pour une diffusion large …

Bernard Lubat et Michel Portal : ouverts à toutes les expériences.

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Batteur, pianiste, accordéoniste, vibraphoniste, chanteur, compositeur, parolier, Bernard Lubat est un touche-à-tout extravagant et extraverti. Parallèlement à une belle carrière de percussionniste contemporain, il joue du jazz avec tout ceux qui comptent en France. Il se replie à Uzeste, sa ville natale, et y fondeun festival annuel et un groupe la Compagnie Lubat. Mariant humour et revendication politique, il a réussi à faire cohabiter le bal champêtre avec l’ensemble des musiques actuelles.





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Le clarinettiste, saxophoniste, bandéoniste et compositeur Michel Portal porte lui aussi les deux casquettes classique et musique contemporaine improvisée. Il a joué et enregistré avec le trio de John Surman dans les années 1970, entre 1976 et 1982, il a travaillé avec Albert Mangelsdorff en quartet et quintette. Il a également travaillé avec Sunny Murray, Joachim Kuhn, Jack DeJohnette et Dave Liebman. Ses influences incluent entre autres Mingus, Dolphy et Stockhausen.

 





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Alain Jean Marie

Le pianiste guadeloupéen s’installe à Paris dans les années 1970 et devient progressivement l’accompagnateur le plus demandé. On le retrouve avec Bill Coleman mais aussi Archie Shepp. Doué pour l’empathie, sa capacité d’écoute et son swing dégagent une grande authenticité et sincérité. Il a fondé par la suite un trio, Biguine Reflections, avec lequel il revisite la musique de son pays.







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Barney Wilen
(1937-1996) né à Nice d’une mère française et d’un père américain, est une sorte de légende : en 1954, il joue à l’âge de 17 ans à Paris au Tabou et enregistre avec Roy Haynes. Il participe à de célèbres bandes son, dont la plus mythique est celle du film « Ascenseur pour l’échafaud » dirigée en 1957 par Miles Davis. On le voit dans les années 1960, à la pointe du free jazz européen. Il part quelques temps s’imprégner de la vie africaine à partir de 1969 et fait un comeback remarqué dans les années 1980.

 

par yannis publié dans :